L'Elysée à la manoeuvre

par 25commentaires No tags 0

Michel Boyon nommé par Jacques Chirac à la présidence du CSA, c’était attendu. Ce qui n’est pas le cas de Rachid Arhab. Ce journaliste de France 2  déboule de manière plutôt inattendue au sein du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, dont il devient l‘un  des membres. Nommé par le président de l’Assemblée Nationale, Rachid Arhab bénéficie quelque part du syndrome Harry Roselmack, du nom de journaliste d’origine antillaise installé aux commandes du journal de 20 heures de TF1, où il joue les doublures de PPDA. Voilà des semaines que consigne avait été donnée, par l’Elysée, aux présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, de dénicher une personnalité symbolisant le pluralisme de la société française, un homme qui plus est, de gauche, histoire de gommer l’image droitière  d’une institution promise à la démolition par la gauche. Ce qui est désormais chose faite. Rachid Arhab s’inscrit ainsi dans la lignée de celles ou de ceux que l’on voit apparaître à la télévision où au sein des états-majors de parti au nom d’une discrimination positive qui ne dit pas son nom. Le beur de service? La remarque serait insultante, compte tenu des qualités du journaliste en question, que l’on a vu prendre des positions souvent courageuses par le passé à France 2. Mais il n’empêche, les calculs d’apothicaire de l’Elysée en la matière ont quelque chose de quelque peu dérangeant.    

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