Un homme libéré

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Rencontre à Libération avec son nouveau patron, Laurent Joffrin. L’homme, d’un abord sympathique, s’est calé au fond d’un fauteuil, les pieds sur la table. Le garçon dégage de la solidité et de l’assurance. Et il en faut pour tenir un tel journal, dont on connaît les difficultés. Il n’est pas mécontent de son début d’année. Car à l’entendre, « Libé » va mieux : en témoignent les chiffres qu’il me livre et dont L’Express se fera l’écho dans le numéro prochain. Il est vrai que la campagne des présidentielles porte l’essentiel de l’augmentation des ventes, même si le recentrage de la ligne éditoriale de Libération – « moins sectaire et plus ouverte » – participe, selon lui, au redressement sensible du quotidien de la rue Béranger, dont une  nouvelle formule est à l’étude. Je n’avais pas franchi depuis des années le seuil de ce journal et j’y ai pris du plaisir. Il y règne toujours un climat du foutoir et de désordre sympathique. On l’y croise invariablement un personnel bigarré : moitié bobo, moitié babas-cool. Le tout dans une atmosphère de nonchalance un peu rétro. Aussi calme en apparence qu’une aire de repos sur une autoroute. Joffrin, en tous les cas, semble relativement confiant. Car à l’écouter, 2007 devrait être l’année de la résurrection de sa nouvelle maison.  En tous les cas, on lui souhaite.     

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