Marathon woman

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 Mireille Dumas

Mireille Dumas consacre ce soir son émission aux relations qu’entretiennent les « peoples » avec la presse du même nom et pas seulement. L’enregistrement de cette émission, à laquelle j’ai participé, s’est tenu voilà plus d’un mois. Et j’avoue en garder plutôt un bon souvenir, tant son animatrice (qui va célébrer d’ici à l’été ses 30 ans de métier) la mène avec exigence et professionnalisme.

 

Ce goût du travail bien fait prend du coup chez elle une allure extrême. Convoqué pour l’enregistrement à 12h30, j’ai quitté les studios de la Plaine Saint-Denis à 20h20, c’est à dire forcément hagard et somnambulique: plus de sept heures de tournage pour une émission d’une heure quarante, c’est, je pense, le record absolu !

Il est vrai que Mireille Dumas, a pour habitude de passer à la moulinette ses invités, labourant son sujet avec opiniâtreté, allant et revenant sur ses questions, sans jamais rien lâcher. Sept heures, tout de même…

 

 

Figure, parmi les nombreux invités de ce soir, Jean-François Copé. Interrogé sur sa relation avec la presse people, le député de l’UMP s’est livré, durant toute l’émission, à un exercice d’équilibrisme difficile, dénonçant les excès d’une presse qu’il excommunie volontiers, mais à laquelle il lui est arrivé de succomber, en acceptant de poser en famille (version Chicorée), pour VSD ou Gala. De l’art du grand écart. Mais Copé s’en est finalement plutôt bien sorti, en appelant les uns et les autres (journalistes et politiques) à réfléchir quant à leurs responsabilités respectives. Ce qui ne mange pas de pain. 

 

Yvan Le Bolloch’

Je ne sais pas ce qui restera de cet enregistrement, une fois monté, mais l’un des moments les plus hilarants de l’émission a pour nom Yvan Le Bolloch’. Cet animateur et comédien est non seulement un garçon délicieusement drôle, mais il se trouve être doté, par ailleurs, d’un franc-parler rafraîchissant. Son face à face avec le maire d’une petite commune bretonne, qui a transformé sa ville, truffée de caméras, en un mini Alcatraz, vaut vraiment le détour.

 

Sa présence était d’autant plus agréable qu’il régnait aux abords du plateau un climat un peu tendu. On ne peut pas dire, en effet, qu’il règne une atmosphère de franche camaraderie entre Mireille Dumas et une équipe qui ne s’en laisse pas compter. Là où sur d’autres plateaux de télés, on sent souvent, venant des techniciens et à l’égard de l’animateur, comme  une sorte de dévotion, disons-le, une fidélité toute canine, aux abords du fauteuil de Mireille Dumas, c’était l’inverse: nous percevions, les uns et les autres, de nos sièges, ce jour là, comme un climat polaire. Et l’envie, chez certains des caméramen ou preneurs de son, d’aller planter leurs crocs dans les mollets de la dame.      

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3 Comments
  • cécile
    avril 2, 2008

    j’ai bien apprécié cette émission, surtout vos interventions; d’ailleurs cela m’a permis de « vous connaitre »
    puis-je savoir votre jour et mois de naissance et êtes-vous marié?
    merci d’avance.

  • Philip Mielsch
    janvier 10, 2011

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  • Julia
    février 14, 2011

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