Harcèlement?

par 0 No tags 0

L’un des cadres dirigeants historique de France 3 va attaquer France Télévisions au pénal, pour harcèlement et discrimination. Créateur du 19/20, en 1986,  et maître d’œuvre des décrochages locaux de France 3, (44 au total), Christian Dauriac est en conflit ouvert avec la directrice générale de la chaîne, Geneviève Giard et Patrick de Carolis, le PDG  de France Télévisions, que l’affaire embarrasse.

 

Dans le collimateur de ses dirigeants, en raison, notamment, d’un franc-parler légendaire qui agace, Christian Dauriac fait l’objet, depuis quelques semaines, d’une procédure de licenciement qu’il conteste. L’intéressé, que j’avais au téléphone ce matin, m’expliquait que l’acharnement dont il se dit victime relève du « délit de sale gueule ». Une affaire examinée déjà en interne par une commission paritaire ( composée, notamment de journalistes et de directeurs régionaux de France 3), qui a soutenu le journaliste face à la direction de France Télévisions.    

 

 

Détaché de France 3, avec la promesse de retrouver un poste une fois sa mission achevée à la tête de Canal France Internationale, ce journaliste de 55 ans s’est retrouvé le bec dans l’eau: sans poste, ni affectation. Après s’être porté, en vain, candidat à la succession de Christine Ockrent et à différents postes de rédacteurs en chef, en province, l’homme a décidé de se retourner vers la justice. Après que Patrick de Carolis l’ait incité vivement à négocier son départ à l’amiable. Ce qu’il refuse tout net.

 

Dauriac est d’autant plus en position de force dans ce conflit qu’à l’évidence France 3 s’est conduit de manière idiote avec ce salarié, s’exposant, du coup,  à une condamnation quasi inévitable.

En effet, l’homme n’avait pas reçu sa lettre de licenciement que déjà, début janvier, son badge d’accès à France Télévisions avait été désactivé. Qu’il était sans bureau. Que son ancienne adresse  mail, comme sa messagerie téléphonique lui avaient été supprimés. Des méthodes  pour le moins contestables, dont les avocats du journaliste comptent faire un bon usage devant les tribunaux.  

0
0 Comments