Didier Mathus: « Assez joué! »

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GU1HCAR08MBGCAH2WGL0CA8P2PXRCAK4CY7TCA8PHJGDCAM2NAXRCAKYNQN9CA8OX7VICAQZKABGCANYGAL7CAO0CHK1CAJQ25KUCAGX5F6RCAARKE0MCAJ1HGPGCA76ZQYPCA0QB08CCAJJOMUWCAD08HZ2.jpgIl est l’un des parlementaires du PS les plus en vu de la Commission Copé. Réunie ce matin, celle-ci s’est penchée sur le chapitre clé de la réforme de France Télévisions. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le député socialiste, Didier Mathus, est pessimiste. Selon lui, le PS n’a plus d’autre choix que de claquer la porte. 

Il semble se dégager comme un sentiment de flou des travaux de la commission Copé, quant au financement de France Télévisions ? Partagez-vous cette impression ?

Didier Mathus
Tout à fait. Jean-François Copé n’a fait que lister un ensemble de scénari possibles. On voit bien que cet inventaire ne débouche sur aucune idée précise. Et que le dossier du financement de France Télévisions comporte de nombreux obstacles politiques. On voit bien, en effet, et un peu plus chaque jour, que chaque mesure esquissée vient buter sur un mur: qu’il s’agisse de la problématique du pouvoir d’achat, que l’on ne peut pas occulter et qui vient brider l’initiative, ou de réglementations européennes contraignantes et difficilement négociables à Bruxelles.Personne n’a répondu à la question: l’Etat veut-il mettre ou non les vrais moyens pour assurer l’avenir de cette grande entreprise?Ce n’est pas en bricolant des solutions que l’on y parviendra!       
 
 
De quelle marge de manœuvre dispose cette commission et quel pronostic faites-vous de l’issue de vos travaux ?
Je ne me fais plus aucune illusion depuis ce matin. La séance à laquelle vous avez assisté est pour ainsi dire charnière. Elle a spectaculairement apporté la preuve de la non efficacité d’un cénacle, dont les conclusions se borneront à une série de préconisations, laissées pour finir à la discrétion du président de la République et des parlementaires de l’UMP.
On voit bien que la problématique se réduit, de jour en jour, à une seule question: la légitimité de cette commission et le poids réel qu’elle aura au moment des arbitrages. Et je ne me fais guère d’illusions.
 
On vous imagine mal, du coup, au PS, continuer à y siéger.
En effet. Nous approchons de l’instant où il va nous falloir prendre nos responsabilités. Nous avons souhaité participer à ces travaux, parce que les personnels et les syndicats de France Télévisions nous y invitaient, le souhaitaient. Et parce qu’il fallait faire l’effort de réfléchir sérieusement à l’avenir de cette entreprise. Maintenant que les choses se délitent et que cette commission s’enlise, avec son président, il est fort probable que nous allons la quitter. Je dis: assez joué !    
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