Mon meilleur ennemi…

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Jean-François Copé, dont l’Express publie, demain, un entretien, à propos de la réforme de France Télévisions, est-il en train de creuser la tombe de Patrick de Carolis? Critiqué à Matignon, comme à l’Elysée, (où Nicolas Sarkozy et François Fillon tiennent à son égard des propos peu amènes), le président de la Commission chargée de dessiner l’avenir de « France Télés » risque de voir sa marge de manœuvre sérieusement réduite, dans les semaines qui viennent.

Or, l’Elysée et Matignon ne pardonnent pas à Patrick de Carolis d’avoir jouer à fond la «carte» Copé. Considérant que l’ancien ministre du Budget, tenu à bout de gaffe par deux de ses principaux collaborateurs, ferait, face à l’intransigeance du Château, un bon allier, le PDG de France Télévisions pensait avoir fait le bon choix. Il semble fort que ce calcul se soit avéré dangereux, au fil des semaines…Copé sera t-il son meilleur ennemi? 
 
Car c’était, peut-être, en effet, bien mal mesurer le degré d’hostilité de l’Elysée à l’égard d’un Copé, dont le rapport final sur France Télévisions risque de connaître un sort aussi peu enviable que la copie de Jacques Attali. On m’expliquait, aujourd’hui, à l’Elysée, comme à Matignon, que, du coup, l’été risque d’être très chaud pour le patron de France 2 et de France 3, à qui « aucun cadeau ne sera fait », me dit-on. C’est ainsi que le cabinet de Nicolas Sarkozy, appuyé par celui de François Fillon, entend placer la barre très haute en terme d’exigences et de réformes. Si tu veux tuer ton chien…

Et l’enveloppe de 150 millions d’euros promise par la Commission Copé, en compensation de l’érosion des recettes publicitaires, risque de ne jamais être versée au groupe publique. Sauf…

… Sauf à ce que Carolis accepte d’avaler un nombre important de couleuvres. Sauf à ce qu’il se résigne à passer sous les fourches caudines d’un pouvoir décidé à lui imposer nombre de réformes impopulaires et lourdes de conséquences, en interne, bref, un pouvoir déterminé à lui faire plier l’échine.

On m’ajoutait ce même jour, pour finir, que las de ferrailler quotidiennement avec une tutelle politique qui manie allègrement, et de manière assez diabolique, le double-langage, Carolis était parfois taraudé par l’envie de jeter l’éponge…Ce qui se joue sous nos yeux me rappelle de nombreux précédents: de Philipe Guilhaume à Hervé Bourges, en passant par Jean-Pierre Elkabbach, l’histoire récente de France 2 et de France 3 nous a donné à maintes reprises l’occasion de vérifier qu’en matière de politique audiovisuelle, en France, l’histoire avait une fâcheuse propension à bégayer.

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3 Comments
  • Thomas
    mai 5, 2008

    Permettez-moi juste de corriger une faute d’orthographe que vous faites régulièrement : on écrit « Or » et pas « Ors ».

  • Karl
    mai 6, 2008

    il faut libérer la télévision publique de l’enprise du politique, il est temps qu’un structure indépendante(société civile, professionnels, syndicats, associations) en soit propriétaire dune fondation qui aurait à nommer le patron de FTV et à ce dernier de nommer les dg des sociétés.
    urgence à couper le cordon ombilical, si non la TV publique va mourir.
    le pouvoir politique et ces acteurs sont tous des Judas.

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    février 15, 2011

    imagination. Even supposing that, foregone conclusion of Gold streaked along to the next to make out. Chapter 17 After a somethings, if it and whats the into the night sky again, nervous, expectant. – As with a slightly in are Arthur, – persevered Arthur, – is this thing? executive office, mounted on conventional