Où est la relève?

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L’enquête réalisée par l’institut OMG, que vient de publier le magazine Stratégies, sur l’image qu’ont les téléspectateurs des animateurs télés, est non seulement riche d’enseignements, mais risque d’avoir, à court terme, des conséquences ravageuses sur les carrières de toute une génération. 
 
L’on apprend, et ce n’est pas tout à fait une surprise, que Jean-Luc Reichmann (TF1) et Valérie Damidot (M6) sont les deux animateurs préférés des français. « Consensuels », « sympathiques », « dynamiques », l’une et l’autre recueillent une majorité de suffrages. C’est l’effet Tchti : Reichmann et Damido incarnent une génération d’animateurs plus « vrais » que la moyenne, plus proches des gens, à l’authenticité qui rassure, aussi. Le contraire du cosmétique et de la distance, l’empathie, plutôt que l’arrogance.
 
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Le premier, pourtant à la tête d’une PME qui en fait l’un des animateurs les plus solides et les plus riches du métier, cultive une image d’artisan discret du PAF, qui lui semble lui réussir. Quant à la seconde, sa joie de vivre, sa faconde naturelle, comme sa silhouette décontractée, semblent plaire à des téléspectateurs qui peuvent sans doute s’identifier à cette petite française si peu « bêcheuse » et à l’énergie revigorante en ces temps de sinistrose.
 
Du coup, les maréchaux du Paf en prennent pour leurs grades. Arthur, Laurent Ruquier, Cauet, Michel Drucker, ou Patrick Sébastien, apparaissent, à l’inverse « démodés », pour les uns, « antipathiques » pour les autres et globalement, d’une année sur l’autre, « moins  innovants », moins drôles », « moins dynamiques », et surtout, disent-ils,  « moins dans l’air du temps ».
 
Ce dernier reproche est sans doute le plus significatif d’un changement profond dans les comportements des téléspectateurs. Et le plus gênant, aussi pour les intéressés. L’irruption de la TNT et la multiplication des chaînes ont, non seulement, ébranlé les vestales du Paf (TF1, M6, France 2), mais filé, au passage, un sérieux coup de vieux à ceux qui détenaient, jusqu’ici, les clés de l’audience. Si dans le domaine de l’information, on a vu émerger, depuis quelques années, une nouvelle génération montée en graine, à l’ombre de LCI ou de I Télévision, (de Marie Drucker à Laurence Ferrari, en passant par Harry Rozelmack), dans le domaine des programmes, la relève se fait encore attendre. Les oligarques du PAF ont affermé le marché, via leurs sociétés de production. Résultat, un système, cadenassé de l’intérieur, qui risque fort de voler en éclat, avec la baisse préoccupante des audiences de TF1, France 2, France 3 ou M6.
 
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Sauf à se renouveler profondément les « tolliers » du PAF vont être condamnés à passer la main plus vite peut-être qu’ils ne le pensent. Et quand on interroge les français sur la personnalité qui leur semble la plus « innovante » aujourd’hui, à la télévision, ils citent spontanément le chroniqueur, décapant et caustique, du Grand Journal de Canal+, Yann Barthes, (photo, ci-desous) dont le « journal people » est plébiscité.
 
 
 
 
 
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1 Comment
  • S.
    mai 16, 2008

    Je relève seulement les « tolliers » mais de manière plus générale, il faudrait peut-être faire gaffe à l’orthographe.