Carolis, combien de divisions?

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Méfions-nous des propos de salon, de tel ou tel membre de gouvernement ou de cabinet, destinés à calmer le jeu. Méfions nous des déclarations de façade et des écrans de fumée d’une Christine Albanel, quant à la pérennité du mandat du PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis.
 
A la veille même de la remise du rapport Copé, personne ne savait, même à Matignon, laissé dans l’ignorance, que Nicolas Sarkozy, fidèle à sa méthode, annoncerait, sans crier gare, sa décision de nommer désormais le patron de la télévision publique. Le président bulldozer a pris tout son monde à contre-pied, jetant un vent glacial à l’étage de la présidence de France Télévisions où chacun compte désormais ses abatis.
 
Car la question du moment est la suivante : une fois votée, lors de la prochaine session parlementaire, à l’automne prochain, la loi modifiant la nomination du PDG de France Télévisions devra t-elle s’appliquer sur le champs à Patrick de Carolis ? Ou bien, pris d’une soudaine mansuétude, Nicolas Sarkozy laissera à ce dernier le soin d’achever en toute tranquillité  son mandat ? La plupart de ceux que j’ai pu interroger, depuis quelques jours, dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, sourient à l’idée même d’un tel scénario digne d’un comte de fée. Ils laissent clairement entendre que le chef de l’Etat n’a pas sauté ce pas pour laisser le soufflet retomber. Décidé à aller, à bride rabattue, au bout de la réforme de France Télévisions, Nicolas Sarkozy aurait à cœur d’installer au plus vite une nouvelle équipe chargée de la conduire.

Il faudra, à l’évidence, beaucoup de sang-froid et d’estomac à l’ancien producteur et présentateur des Racines et des Ailes pour résister à l’offensive qui s’annonce. 

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