PPDA: retour sur une éviction. Et maintenant?

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On en sait un peu plus sur les conditions, cavalières et détestables, qui ont conduit à l’éviction de Patrick Poivre d’Arvor de TF1 et des procédures actuellement en cours.
 
 
 
Contrairement à ce qui a d’abord été écrit, au lendemain de l’annonce de son départ du 20 heures, PPDA n’a pas appris la nouvelle par un SMS. C’est en tombant sur un entrefilet, publié dans la presse, qu’il a découvert que la sentence venait d’être prononcée.
Le journaliste, qui ne s’y attendait absolument pas et qui est tombé véritablement des nues, a immédiatement appellé Martin Bouygues afin, de vérifier la rumeur. Il semble qu’à la grande surprise de « Poivre », l’industriel ait fait mine de ne pas être au courant. Et qu’il ait répondu au journaliste sur un ton évasif…
 
Le lundi matin, lendemain de l’annonce, PPDA rencontre le PDG de TF1, Nonce Paolini. L’entretien, au cours duquel Patrick Poivre d’Arvor se voit signifier son départ du 20 heures, sera bref et polaire.
 
Dès lors, les choses s’emballent. Patrick Poivre d’Arvor décide dans la journée de s’entourer des conseils d’un avocat. Et il fait appel à une figure du barreau, Francis Teitgen : cet ancien patron du groupe Ouest-France, par ailleurs conseil de l’industriel et propriétaire de l’OM, Robert-Louis Dreyfus, avait vu son nom cité pour la présidence du Conseil de Surveillance du Monde, avant qu’Alain Minc ne le barre. Un avocat d’affaires solide, habitué des causes difficiles: il a notamment ferraillé dans les maquis du football..  
 
A peine contacté, Teitgen adresse, illico, à TF1 une première lettre dans laquelle il conteste l’éviction du journaliste, procédure qu’il assimile à un licenciement. Embarrassés, les dirigeants de TF1 tentent alors de biaiser, en faisant assaut de propositions : maintien de son magazine littéraire Vol de nuit, ( un os à ronger), nomination à la direction générale adjointe de l’information (titre qu’il a déjà !), propositions de magazines, le tout dans un flou artistique suspect. Pour Patrick Poivre d’Arvor et son entourage, les choses sont claires : il ne s’agit, ni plus ni moins, d’un « licenciement vexatoire » pour reprendre le terme juridique utilisé. Et c’est sur cette base juridique là, qu’il entend plaider.
 
 
 
 
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Dans l’hypothèse où les revendications financières du journaliste ne seraient pas entendues, son avocat saisira alors les Prud’hommes.
 
Cela fait 21 ans, exactement, que Poivre d’Arvor collabore à TF1. Durant les toutes premières années de sa carrière à TF1, il a disposé de trois contrats distincts, à durées déterminées. L’un d’animateur, (pour ses émissions littéraires), l’autre de présentateur du journal de 20 heures. Et un troisième, dit d’ « exclusivité », qui l’empêchait de collaborer à toute autre chaîne que TF1. En 1989, ces trois contrats n’ont fait qu’un. Et le CDD de « Poivre » s’est transformé en CDI.
 
C’est tout cela que l’avocat du journaliste devrait faire valoir, en chiffrant, par ailleurs, le préjudice moral subit par son client. Fort des bonnes audiences de son journal et de récents sondages, qui ont montré qu’il demeurait l’homme de télévision le plus populaire de ce pays, PPDA est en position de force, au moment d’aborder sa négociation.
 

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3 Comments
  • GED
    juin 30, 2008

    PPDA s’aperçoit, à ses dépends, qu’il n’était comme tout salarié qu’un subalterne.
    C’est la vie.

  • Tac
    juillet 1, 2008

    Oui c’est ça, c’est la vie, acceptons servilement les caprices de dirigeants indignes.

  • Bèche-bonus de Basacon
    juillet 8, 2008

    C’est aux plus grands hommes que l’on fait le plus d’injustices.