Rendez-nous Bénamou!

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Dans la cacophonie générale qui touche depuis quelques semaines le monde de l’audiovisuel, nombre de professionnels de ce secteur en viennent, aujourd’hui, à regretter l’éviction du journaliste et scénariste, Georges-Marc Bénamou.
L’ex conseiller de Nicolas Sarkozy avait, en effet, le mérite d’être là. Son bureau, ouvert à tous les vents, était devenu un lieu de passage obligé pour qui avait un projet à défendre, une idée à développer, un message à faire passer: avec cet homme, installé non loin du bureau du chef de l’Etat, le PAF avait trouvé à la fois un interlocuteur attentif, un messager et un pied-à-terre en fin d’après midi pour aller boire un verre et refaire « l’accès prime time » de France 2 …  
 
 
 
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Au point que l’Elysée était devenu l’endroit le plus couru du paysage télé français. Une première dans les annales de cette maison. Or, depuis le départ du très virevoltant et sympathique « Georges-Marc », (ainsi familièrement appelé), les herses du Château se sont refermés. Circulez, il n’y a rien à voire: l’Elysée est aux abonnés absents. C’est désormais dans le secret du seul bureau de Nicolas Sarkozy que s’arbitrent les questions du moment, une pièce dont ne franchissent le seuil que quelques très rares patrons amis du chef de l’Etat, tels Martin Bouygues ou Vincent Bolloré, des affidés de longue date venus négocier ces dernières semaines l’obtention d’une seconde coupure publicitaire, sans que ni Matignon, ni le ministère de la Culture et de la Communication, n’aient été le moins du monde informés.
 
 Pour le reste, ce sont d’obscurs membres de cabinets, à Matignon ou à Bercy, qui expédient les affaires. Là où Bénamou avait introduit un peu de transparence et d’air frais, et de folie aussi, dans les rouages de la République audiovisuelle, ce n’est plus que le secret qui domine. Ce qui fait dire à beaucoup, depuis quelques semaines, que rarement le dossier de l’avenir de l’audiovisuel privé et public de ce pays aura été à ce point confisqué, pour être géré en direct par le président de la République, seul. Un patron omnipotent, adepte des grands Monopoly médiatiques et de grands Mécanos audiovisuels, qui s’est entouré pour cela des conseils de quelques rares intimes, mis dans la confidence: au premier rang, l’incontournable et influent propriétaire de TF1, Martin Bouygues.    
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