un Bénamou apaisé, un Demorand de droite et le député Frédéric Lefebvre qui défend la méthode musclée de Sarkozy et son projet pour France Télévisions.

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Nicolas ne m’a pas tué. Alors, qui?
 
Déjeuner avec Georges-Marc Bénamou. La blessure consécutive à son exfiltration de l’Elysée, au terme d’une jolie cabale, semble s’être cautérisée. L’ancien conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy écrit (livre et scénario). Et envisage de créer une société de production multimédias. Mais s’il a tourné une page, en conservant de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, le banni de l’Elysée est décidé à mettre un nom sur chacun de ceux qui l’ont allègrement flingué au Château et en dehors, provoquant sa chute. Il semble que d’Henri Guaino à quelques « cultureux » dans Paris, en passant par Christine Albanel, la liste soit longue, en effet.
 
 
 
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Lu dans le Parisien une interview du journaliste d’Inter, Nicolas Demorand, s’insurgeant que l’on puisse dire que son arrivée sur une chaîne de télévision serait liée aux bonnes relations qu’il entretiendrait avec l’entourage de Nicolas Sarkozy. Je comprend d’autant plus la colère de ce garçon qu’à l’Elysée, en vérité, Demorand est regardé comme un fieffé gauchiste. Au point qu’à l’étage de la présidence de Radio-France, on s’agace, de temps à autre, du ton et de la couleur de certains de ses commentaires.
 
 
 
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Rencontre avec l’un des centurions de Nicolas Sarkozy, le député Frédéric Lefebvre. Ce fidèle du chef de l’Etat, qui anime un club parlementaire particulièrement prolixe sur l’avenir de l’audiovisuel, voit juste. Sa vision du paysage télé et ses propositions, pour sortir France Télévisions de l’ornière, sont à la fois originales et ambitieuses.
 
Il propose la création d’un important fond d’aide pour la création audiovisuelle, (à l’instar du CNC pour le cinéma), qui verrait la participation de l’ensemble des acteurs du paysage télé : chaînes privées, acteurs de la TNT, professionnels de l’électronique grand public, monde de l’internet…Ce fond ainsi constitué permettrait d’alimenter France Télévisions à hauteur de ses besoins de financement, aux alentours de 450 millions d’euros. Le surplus de recettes allant aux chaînes de la TNT.
 
L’originalité du système proposé réside dans la stratégie du donnant-donnant souhaitée par Lefebvre pour l’ensemble des acteurs de ce grand mécano. Les chaînes privées, appelées, à abonder ce fond, se verraient concéder, en échange, certaines avantages, (dont l’introduction d’une seconde coupure de pub dans les films et téléfilms ) et allégements de règles divers. Même chose pour les industriels de l’électronique ou des acteurs de l’internet, qui obtiendraient, en échange de cet effort, des mesures destinées à améliorer la rentabilité de leurs activités. C’est habile. Et l’on dit que Nicolas Sarkozy aurait trouvé l’idée intelligente et à retenir…
 
En ce qui concerne la redevance, Frédéric Lefebvre propose de la réformer profondément. Il suggère un système à l’Allemande, pays où cet impôt télé est fixé pour plusieurs années, selon les besoins du secteur. Il propose de mettre à contribution les entreprises qui ont, il est vrai, fâcheusement tendance à s’exonérer de cette taxe, en trichant notamment sur le nombre de postes qu’elles possèdent. Il estime, également, qu’il faudrait instaurer un paiement de cette redevance par adresses et avec un tarif dégressif, selon qu’on a un, deux, trois, voire quatre postes de télévision, dans différentes habitations, (résidence principale, secondaire et autres annexes, selon, les cas). Il juge, enfin, nécessaire de créer un tarif social pour les plus démunis.
 
 
« Nicolas Sarkozy a raison de cogner » 
 
Quant à la méthode, plutôt musclée, de Nicolas Sarkozy qui ces temps-ci administre des volées de bois vert aux dirigeants de France Télévisions sans grand discernement, Frédéric Lefebvre la défend : « il a raison de dire les choses, et de cogner, parfois, même brutalement. Car il est urgent que les dirigeants de cette entreprise comprennent l’urgence de la réforme. Nicolas Sarkozy a le mérite de dire en face ce qu’il pense. C’est sa manière à lui d’acculer Patrick de Carolis et les cadres de ce groupe à une réforme  sans laquelle France Télévisions est condamné à aller droit dans le mur».
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3 Comments
  • belka
    juin 24, 2008

    Centurion ; il faut cogner..; pitbull, etc.
    M. Lefevbre s’est taillé une réputation telle que s’il un jour il est désavoué, ses semblables voudrons tous marcher sur lui du pied gauche.
    Je n’aimerais pas avoir cette réputation.

  • GED
    juin 24, 2008

    Il est intéressant d’écouter Lefebvre sur différents médias. En particulier sur France Culture il adopte un ton et une réflexion totalement différents. Il adapte sa parole en fonction des auditeurs, car son côté pitbull serait ridicule sur une radio de réflexion.
    Ce n’est pas une critique, mais une constatation.

  • showshoes
    juin 24, 2008

    je crains que Mr Lefevre ne se trompe légèrement sur les chiffres. Ce n’est pas 450 millions d’Euros dont France Télévisions a besoin. Mais 1,2 milliard d’Euros !