L’os France 3 et un Figaro plus svelte.

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L’os France 3
 
L’un des grands chantiers, (bien casse gueule), qu’attend Patrick de Carolis, s’appelle France 3. Et cela concerne les conventions collectives et les effectifs de cette chaîne. Remise à plat pour les uns et baisse conséquente des autres.
Force est de constater, sans tomber dans la caricature, que l’entreprise en question demeure un vaisseau encalminé, à bien des égards. Un haut fonctionnaire, qui suit ces questions, au sein du gouvernement, me faisait remarquer qu’en dix ans, cette chaîne, sous la poussée de ses développements régionaux, avait vu ses effectifs passer de 3700 personnes à près de 6000 personnes. Pas moins. 
Et que dans les conventions collectives de France 3, sommeillaient des avantages ubuesques. C’est ainsi qu’il est notamment stipulé que ses salariés, (à l’instar de ceux de France 2), doivent, en tout et pour tout, 190 jours de travail par an à leur employeur. Des acquis sociaux arrachés de très longue date et sur lesquels il sera sans doute bien difficile de revenir.
 
 
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Information France-Inter, ce matin, au micro de Colombe Schneck: Le Figaro, changerait de format, en janvier. Pour passer dans une version tabloïd. Plus petite et donc plus maniable.  Une réforme menée tambour battant par Etienne Mougeotte et Francis Morel.
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5 Comments
  • Didier Trotereau
    octobre 30, 2008

    « C’est ainsi qu’il est notamment stipulé que ses salariés, (à l’instar de ceux de France 2), doivent, en tout et pour tout, 190 jours de travail par an à leur employeur. »
    Je suis personnellement salarié technicien à France 3 en région, et je serais bien curieux de connaître le ou les articles plutôt (car il existe une convention collective pour les techniciens, et une pour les journalistes) où une telle assertion est écrite.
    Et on ne la trouvera pas ! Le fait de colporter de telles erreurs participe à un véritable exercice de sape de l’audio-visuel public.
    Il en va de même pour l’effectif de France 3 : on est passé en 20 ans dans les régions d’un JT soir du lundi au samedi de 15 min, à une situation aujourd’hui avec un JT Midi de 20 min, un 19/20 qui s’étend de 18h40 à 19h20, une diffusion à 19h57, et le tout en y incluant le dimanche. L’effectif est à mettre en regard de l’expansion de la diffusion.
    Il en va également de même avec les fameuses équipes à 4 : elles ont disparu des régions depuis plus de 15 ans. Les quelques unes qui soi-disant perdurent ne peuvent être montrées comme un cas général.

  • randale
    octobre 31, 2008

    Le propre de tout journaliste est de verifier ses sources. en aucun cas, les salaries de france 3 ne disposent de tels avantages. Une fois encore sur ce blog, certaines infos tiennent plus de la rumeur parisienne que du vrai travail de terrain. Pitoyable…

  • mary
    octobre 31, 2008

    allez M. REVEL, retrouvez-nous vos « 190 jours » dans la convention collective de la communication et de la production audiovisuelle. chiche ! (j’ai de sérieux doute quand même)
    http://www.snrt-cgt-f3.org/ccpa/ccpa1.pdf

  • alfred
    novembre 2, 2008

    C’est devenu l’exercice à la mode que de flinguer à vue sur les salariés de France 3 et leurs soi disant avantages exorbitants.
    Au fait, combien c’est payé un journaliste de l’express quand il fait ce genre de papier? Combien de jours il travaille par an? Qu’est-ce qu’elle dit sa convention collective?

  • map
    novembre 2, 2008

    Le haut fonctionnaire en question a dû passer par l’ENA version assimil et le journaliste auteur de ce blog se serait très certainement fait tirer les oreilles à france 3 pour avoir colporter des rumeurs sans les vérifier. « Diffamez, diffamez, il en restera toujours quelques choses ».
    On est peut être pas des stars à France 3,avec des coupes bobo et des chemises de kéké, mais on n’hésite pas a sauter dans notre voiture de reportage pour vérifier nos infos, plutôt que d’écrire des « âneries » proféré par un fonctionnaire, fut il « haut ».
    Il faut certes reformer l’audiovisuel public, le débarrasser des ses travers hérités des années mitterrand et chirac, mais ce n’est pas en tirant sur l’ambulance que l’on sauvera le blessé. Aujourd’hui, je reste sceptique quant à la méthode Sarko. Il est heureux que le président de France Télévisions se soit réveillé.En interne, les choses bougent comme jamais depuis vingt ans. Les syndicats, omnipotent, ne sont plus dans la course et regardent effrayé leur bébé sans aller.Le bipartisme avait du bon, mais après avoir trop profité du système, les syndicats, CGT en tête, ne sont plus crédible. C’est dommage , car il eut été intéressant de partager les idées pour faire avancer la cause de la télé publique.A l’heure de la HD qui envahit nos foyers, la chance de redonner à la télévision ses lettres de noblesses semble s’éloigner. Aujourd’hui, sous prétexte économique, la tentation est grande de faire tout faire aux journalistes de France Télévisions de la TV HD en passant par le Web les Podcast ou Tv sur Téléphone sans comprendre le fait que chaque médias nécessite un savoir faire particulier.Il faut être sur ses nouveaux médias, et le volume de personnel de France Télévisions le permet( 11000 salariés!!), mais il ne faut pas créé une autre low cost Tv sous prétexte que l’info est devenue consommable. Au contraire, il faut construire une télé ou le caméraman est un professionnel de l’image qui produit autre chose que les « m…. »de certain concurrents, le journaliste reconnu pour sa plume,sa verve et son intégrité , et les techniciens, ses hommes de l’ombre sans qui il n’y a pas de télé, apprécié à leurs juste valeur.La télé publique de demain n’est pas une question d’argent mais de volonté et de reconnaissance. Depuis des années , les gens de France Télévisions sont abandonnés par une hiérarchie contrainte par un salaire à part variable, aigries devant la fonctionnarisation d’un travail qu’ils adorent. La télé est un travail d’équipe,savant mélange de saltimbanques et de métiers très précis. Sans augmenter le nombre de salariés, en laissant partir les plus de 60 ans qui le souhaite il est aujourd’hui possible de construire une télévision publique de qualité en associant les salariés aux projets, sans couteux producteurs externes. Simplement en leurs redonnant l’envie.