La traque de l’homme qui valait 500 millions de dollars….

par 0 No tags 0


 
 
KR03CA0F1CCDCAKRJ7TMCA6KIKF0CALQB50SCARH20WVCAUDJ3FSCAW4SV3DCAXDE1EQCA36QLBICAAJEQMCCANSLEL4CALXM8TWCALNYG8ECA1WTLPVCA49O9JECAFJ3ADICA1M0AUHCAD3NBYWCA8LJ3RC.jpg

Le 9 juin dernier, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers annonçait une perte historique de 2,774 milliards de dollars (soit, 1,76 milliard d’euros) pour son le seul second trimestre 2008. Des pertes qui l’obligent à lever quelques 6 milliards de dollars, (3,8 milliards d’euros), afin de sauver les meubles et consolider ce qu’il reste de son assise financière. L’an dernier à la même période, l’institution, fleuron de Wall Street, affichait un bénéfice de 1,273 milliard de dollars, (810 millions d’euros), une montagne de billets verts partie en poussière…Des rumeurs alarmistes circulaient pourtant depuis plusieurs mois sur la banque en question. Qui vacille alors et entraîne dans sa chute tous les marchés mondiaux.
 
Ce cataclysme a un nom : Richard Fuld, PDG honni de Lehman Brothers, qui a touché 480 millions de dollars en huit ans d’activité à la tête de cet établissement. L’homme, mis au ban de la société, se disait, face aux caméras "déçu par ces résultats", soulignant penaud, qu’il s’agissait de la première perte de la banque depuis son entrée en Bourse, en 1994.
Le 15 septembre, elle était déclarée en faillite, faute de repreneurs. C’est le début d’un crack mondial. Dans le sillage de ce carambolage planétaire, les bourses du monde entier s’effondrent, provoquant un « Lundi noir ».
NEFRCA2FS5DLCAIS4HRGCAIQSBCZCAE8OINLCAV37TRUCA9IBZPKCAGK0AR4CA4DGWLYCA4QTSS5CAF2W60QCAHXC2KZCALWAYDSCA50CD1UCAVE96OECAGBILRECAABSXGICAS766MCCA6JADNECA2NX6RY.jpgRichard  Fuld, visé depuis par la justice américaine, de même que onze autres dirigeants de la banque en faillite, s’est rendu ce même lundi, « comme à son habitude », racontera t-il à la presse américaine, dans la salle de gym de sa banque, pour travailler sa foulée sur un tapis roulant…Une façon de décompresser, se défendra t-il, plus tard, dos au mur et acculé à la démission. Une mauvaise idée, en tout les cas: le patron s’est pris, ce matin là, une belle droite par un inconnu qui traînait là. Fuld, qui trottinait sur un tapis roulant, équipé d’un cardiomètre, n’a pas vu le gaillard qui soulevait de la fonte dans son dos. L’homme, un petit porteur ruiné, s’est approché et sans un mot l’a frappé, le laissant KO…
 
Et c’est ce même ancien, tycoon de la finance que traquent depuis plusieurs semaines des équipes de journalistes et de paparazzi du monde entier. Tony Comiti, (pour TF1 ou M6) et quelques autres limiers, travaillant pour Match et d’autres magazines, sillonnent les Etats-Unis à sa recherche. Location d’hélicoptères, visites des nombreuses propriétés du milliardaire en cavale, filatures de ses proches…jamais banquier d’affaires n’avait fait l’objet d’une telle traque. Qui n’est pas sans rappeler celle dont Alfred Sirven, l’ancienne figure d’Elf, fit l’objet en 2000.
 
Fuld, véritable figure de Wall Street et carnassier de la finance, à l’instar d’un Donal Trump, a tout il est vrai d’un héros de cinéma. Et celui qui débusquera en ces temps de disette de scoops, l’homme qui a fait chuter Wall Street et vaciller la planète, ramassera un beau jack pot.            

Ci-dessus l’un des reportages que la télévision américaine a consacré au banquier déchu.

0
0 Comments