ça craint…La chronique de Philipe Gazvi.

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Scène 1. Un terrorisme à visage souriant On a beau dire la droite et la gauche semblables, à chaque os, les réactions sont symétriques. Prenons l’affaire des sabotages SNCF, ou plutôt l’affaire 2 du terrorisme présumé des membres de la communauté de Tarnac. La droite diabolise l’ultra gauche ; la police a attrapé de gros poissons qui, s’ils n’ont pas encore fait des morts, s’y préparaient. La gauche contre en faveur des anarcho-autonomes, petits enfants des utopies de 68 ; il n »’y a pas de preuve, c’est un montage. Libé titre en Une : « interview exclusive « Nous ne sommes pas des terroristes » ». Comme si Benjamin Rosoux, « épicier à Tarnac », allait se déclarer coupable ! L’édito de Laurent Joffrin débute par un tir à blanc onctueux: « On se gardera de se prononcer sur le fond du dossier qui reste entre les mains de la justice ». Sur quoi se prononce alors « Libé » ? Outre qu’on ne voit pas pourquoi un journaliste aurait à se  « prononcer », tout ce qui suit est à décharge du « militant alter, vivant au grand jour dans une communauté sympathique et altruiste ». Pas une question ne sera posée sur le vrai fond, politique: s’ils ne sont pas mêlés au sabotage des caténaires (je ne les accuse pas, bien sûr), que pensent Benjamin Rosoux et ses amis de ce genre d’action ?
 
J’aurais aimé lire que pourrir la vie, pour une cause venteuse, des « usagers », c’est con, méchant, absurde. Cela mesure le mépris que leurs auteurs, quels qu’ils soient, léninistes, anarchistes, fachos, simples voyous, éprouvent pour les gens ordinaires, réduits à des masses abstraites, victimes collatérales désignées d’une guerre pour leur bien, la fin justifiant tous les moyens. J’entends la même musique de machine froide quand le sympathique et altruiste Besancenot sèche la veuve de Georges Besse, meurtrie qu’il accueille dans son parti l’assassin de son mari : « elle n’a qu’à régler ses comptes elle-même avec Action Directe »  Ou quand un patron, pour maximaliser la rentabilité, envoie à la casse ses ouvriers.
 
diapo-1.jpgScène 2. J’accuse les publicitaires de lacheté. Ils sont insultés jusqu’aux plus hautes instances de la République, accusés de faire faire du bas de gamme, de crétiniser le spectateur et le consommateur, de tirer la société dans un trou. Or pas un ténor n’a pris la défense de sa profession. Tous sourds ! J’aurais imaginé que Jacques Séguéla ouvrirait sa grande gueule. Non, proche maintenant de Sarkozy, le patriarche a perdu son panache, il se laisse cracher à la gueule sans réagir, mauvais fils.
 
Les publicitaires font le dos rond pour ne pas se mettre à dos Sarkozy , ce n’est pas le moment en temps de cure purgative: trop de budgets sont en jeu. Ceux de gauche sont doublement coincés. Ce n’est quand même pas à Nathalie Rastoin, proche de Ségolène Royale, de devenir la Jeanne d’Arc de la pub télé.
Et pourtant, rien n’est simple. Si on fait un peu d’histoire, sous quelle présidence les publicitaires ont-ils eu leur âge d’or ? Sous celle de François Mitterrand. Qui fut alors le champion d’une pub divinisée ? Séguéla.
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