Le juge Muriel Josié et la poupée vaudou: la chronique de Philippe Gavi.

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 De la relativité de la dignité humaine…

 Il y a une personne dont je tordrais volontiers le bec pour lui faire cracher son pus. Ce n’est qu’une image, bien sûr, je veille à surveiller mon langage, vu que Muriel Josié est juge d’instruction, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris (TGI), et que pour un mot de trop, elle pourrait faire subir à mes amis Renaud Revel et Christophe Barbier, hébergeurs de ma chronique, le même sort qu’a vécu Vittorio de Filippis.

 
Vendredi dernier, le journaliste de « Libé » a été interpellé à son domicile à l’aube (6H40), embarqué menottes au poings, devant les enfants, par trois gendarmes, mis à poil et palpé au commissariat du Raincy (où il réside), puis remis à poil et repalpé dans les sous sol du TGI à Paris, puis emmené menotté au bureau de madame Josié, qui lui a dit gentiment que s’il faisait le difficile, ça pourrait être pire. A 11H30, le journaliste a été libéré. C’était juste une convocation.
 
images.jpgExplication : le fondateur de Free, monsieur Niel, qui a perdu tous ses procès contre « Libé », a intenté une nouvelle action en diffamation mettant en cause le commentaire d’un internaute sur le site de « Libé », et attaquant Vittorio de Filippis, (photo) directeur de publication à l’époque des faits. Ce dernier n’ayant pas répondu illico à une convocation, la juge Josié requit la force publique pour interpeller le récalcitrant chez lui, et le lui amener.
Je l’imagine maugréant «  ce n’est pas parce que le monsieur est journaliste que je vais lui tirer un tapis rouge. Ces journalistes se croient tout permis, je vais leur donner une leçon ». Vittorio De Filippis a donc été traité à la française, en présumé coupable. 
 
Je n’accuse pas le système. Non, c’est madame Josié qui me met en colère. J’ai toujours détesté les petits chefs, les bureaucrates, les pète sec qui abusent de leur petit pouvoir. L’impunité m’insupporte. La juge Josié n’encourt aucune sanction..
 
Je n’irai pas jusqu’à commercialiser une poupée vaudou à l’effigie de la juge. Encore qu’on ne risquerait rien à y planter des aiguilles. A propos de la poupée vaudou représentant Nicolas Sarkozy, la cour d’appel, rejetant l’argument de première instance selon lequel « la caricature et la satire, même délibérément provocantes ou grossières, participent de la liberté d’expression », a jugé que « le fait d’inciter le lecteur à avoir un rôle actif en agissant sur une poupée dont le visage est celui de l’intéressé (…) outrepasse les limites admises et constitue une atteinte à la dignité de cette personne ». L’éditeur du coffret est condamné à payer la somme d’un euro pour réparation du préjudice. Ce qui franchement ne cote pas cher la dignité d’une personne, à peine le prix d’une baguette ou d’un timbre poste. Outrepasser les limites admises quant à la dignité d’une personne est moins répréhensible que dépasser les limitations de vitesse ou la ligne jaune !
 
D’ailleurs, l’éditeur est autorisé à poursuivre la vente du coffret, à la condition d’apposer dessus un bandeau « sur fond rouge en lettres noires de 3mm de hauteur » faisant mention de la condamnation. Passons sur l’esthétique grand guignol d’épouvante de l’inscription ; en gros, la justice de ton pays dit au plaisantin qui achète le coffret, qu’il est autorisé à porter atteinte à la dignité d’une personne, du moment qu’il le fait consciemment. En toute logique, le jugement aurait pu demander qu’il paie aussi un euro de péage.

Philippe Gavi

 

Commentaire: Ce qu’écrit Philippe Gavi est frappé au coin du bon sens. Dans quelle République sommes nous? Ces méthodes de basse police sont nauséeuses. Et l’attitude de ce petit juge ne grandit pas sa fonction. Et c’est d’autant plus inquiétant que l’on découvre ces dérapages en raison du simple fait que Vittorio De Filipis est d’abord journaliste. Et qu’à ce titre, il a pu intervenir dans les colonnes de son journal pour y dénoncer la bétise crasse d’un magistrat. 

D’autres, plus anonymes, et qui endurent, chaque jour, ce type de pratiques et d’humiliations, dans les oubliettes des Palais de justice, n’ont pas ce luxe. Espérons que son témoignage incitera la magistrature à faire le ménage dans ses rangs. RR  

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21 Comments
  • Bernard
    décembre 1, 2008

    Si ce Monsieur s’était rendu à la convocation de la juge il n’y aurai pas tout ce cirque médiatique. Personne n’est au dessus des lois même pas les journalistes. Arrêter de nous gaver avec votre soi-disante liberté de la presse qui vous arrange bien.
    Pauvre chochotte !!

  • jean -luc
    décembre 1, 2008

    Encore une fois vous utilisez votre notoriété pour faire passer votre vision des évenements ou,on comprend bien que les méthodes employées ne sont jamais les bonnes sauf les votres ou votre point de vue qui est toujours le bon ..Il n’avait qu’à se rendre à la convocation

  • LoneCat
    décembre 1, 2008

    Etonnant comme Bernard et Jean-Luc utilisent un ton péremptoire: « il n’avait qu’à », « si ce Monsieur », alors que manifestement ils ignorent le sujet.

    Je les invite cordialement à lire le témoignage de Vittorio de Filippis:
    http://www.liberation.fr/medias/0101269634-un-ex-pdg-de-liberation-brutalement-interpelle-a-son-domicile

    Enfin, en espérant qu’ils soient capables de le faire en gardant un oeil critique et objectif, ce dont je doute.

    Ciao,
    LoneCat

  • Pierre
    décembre 1, 2008

    @LONECAT : vous vous permettez de donner des conseils aux autres qui n’ont pas le même avis que vous ? Vous, ce que vous savez de l’hisroire est ce qu’en a raconté Filippis ! C’est surement autrement plus objectif…
    Etonnant que ce Monsieur, interrogé sur E1 par PL BASSE n’ai jamais évoqué ces non présentations aux convocations du Juge… ?!
    Alors, oui, il est dans son tort, et s’il ne s’était pas cru au-dessus des lois, comme tout « bon » journaliste, rien de tout cela ne serait arrivé pour une banale histoire de diffamation. Certes ce n’est pas un criminel et les méthodes utilisées sont un peu excessives, mais STOP au corporatisme d’une profession indigne qui ne fait pas son job et qui, comme d’autres, ne pensent qu’à profiter d’un système sur le dos des autres.
    « J’ai toujours détesté les petits chefs, les bureaucrates, les pète sec qui abusent de leur petit pouvoir. L’impunité m’insupporte. » Je trouve que cette phrase du chroniqueur s’applique parfaitement aux journalistes…

  • SAUNIER
    décembre 1, 2008

    Désolé, mais la loi, en principe, est la même pour tous qu’ils soient journalistes, politiques ou juges. Non ?
    Comment expliquer cette levée de bouclier sinon la tribune offerte par la presse. Pour le simple citoyen on fait beaucoup moins de tapage.

  • Pierro
    décembre 1, 2008

    Bonjour

    effectivement si le journaliste ne s etait pas rendu aux convocations il est normal que la juge agisse

    mais je pense qu il y a un juste milieu entre la convocation où le journaliste ( s il a été réellement convoqué ) n ‘est pas allé et l’intervention musclée chez un père de famille

    d autre part je me permets de vous indiquer que personne d entre nous n est à l abri d une intervention de ce type un jour

    mais peut etre que le plaignant le patron de FREE s est plaint des lenteurs de la procedure

    pensez y mes chers amis

    donc en résumé si la juge l a demandé normal que les policiers obeissent par contre la maniere laisse à désirer ils devraient prendre modele chez nos amis anglo saxons où l ‘on respecte certainement plus l individu

  • afleurdepeau
    décembre 1, 2008

    Nier une diminution de la liberté d’expression depuis 2 ans est impossible. Les nombreux commentaires lus ici, justifiant par l’égalité des citoyens ce qui s’est passé est inquiétant pour notre pays. Une arrestation de ce type, pour le motif invoqué, n’est pas digne de la France, quelque soit le citoyen. J’éprouve un sentiment de honte et de mal-être comme jamais je n’en ai éprouvés depuis 55 ans.

  • ABCD
    décembre 1, 2008

    Bonjour,

    Bon, je un peu de mal à savoir si tous les détails des circumstances sont vrai. Mais si c’est la cas, ça resemble fort à des méthodes utilisés dans mon pays d’origine il y a plus de 60 ans… Et moi, je ne voudrais pas revoir ça ni en Europe ni dans un autre pays du monde! Ce journaliste n’a quand même pas commis un meutre, attentat ou autre chose de cette gravité justifiant une telle action…

    Mais j’ai déjà remarqué que certains infos se trouvent plustôt dans la presse étrangère que la presse française et que certains blogs (français) pratique de l’autocensure…

    Concernant le traitement d’égalité, il parait qu’il y a ou avait des quartiers des personalités dans certains prisons…

  • Ben
    décembre 1, 2008

    « Outrepasser les limites admises quant à la dignité d’une personne est moins répréhensible que dépasser les limitations de vitesse ou la ligne jaune ! »

    Heureusement que la justice fait une différence lorsqu’il y a mort d’homme et lorsqu’il n’y a pas mort d’homme.

    Mais je trouve inexplicablement compliqué que la loi s’embarrasse d’un troisième type de délit d’expression qui n’est ni l’injure ni la diffamation et qui n’est pas inscrit dans la loi sur la presse.

    La loi sur la presse ne traite que d’une seule atteinte à la dignité qui est la dignité des victimes. Le président Sarkozy n’est pas une victime, tout de même.

    L’utilisation de l’article 9 du code civil pour réprimer un délit de presse non inscrit dans la loi sur la presse est une dérive que le législateur doit corriger.

  • Pem
    décembre 1, 2008

    @Bernard & @Jean-Luc et autres => Si effectivement, M. De Filippis aurait pu se rendre dès la première convocation, pensez-vous réellement qu’au vu de la plainte à son encontre, le cinéma effectué par les force de l’ordre est justifié ?

    De plus, avez-vous seulement une petite idée de ce que signifie une fouille au corps…

    Je ne crois pas qu’ici il soit question de corporatisme, ni d’abus de quelconque position mais bien question de l’Etat de droit.
    Mais cela semble pour le coup vous dépasser !

  • PEL
    décembre 1, 2008

    Mais comment des « journalistes », ô combien influent sur l’opinion publique et, par voie de conséquences, sur les politiques, peuvent-ils se permettre de commenter à l’envie sur une affaire dont ils n’ont pas la moindre connaissance exacte ?

    Doit-on rappeler que l’affaire pour laquelle M. de Filippis a fait l’objet d’un mandat d’amener est courverte par le secret de l’instruction ?

    Comment se fait-il que la plupart des journalistes osent ne s’en tenir qu’à la seule version de M. de Filippis sur les conditions de son interpellation ?
    Comment peuvent-ils être objectifs ???!!

    N’est-ce pas le B.A.-BA du métier de journaliste que de multiplier ses sources avant de publier une « information » ?

    Peut-ont admettre de M. Gavi, auteur du présent article, qu’il se permette de juger les raisons pour lesquelles un mandat d’amener a été délivré à l’encontre de M. de Filippis alors qu’il n’a, à AUCUN MOMENT, eu connaissance du dossier d’instruction ?
    Qu’il ne se donne même pas la peine d’indiquer, comme un très grand nombre de ses confrères d’autres quotidiens ou hebdomadaires, que M. de Filippis a fait l’objet d’un tel mandat parce qu’il n’avait pas répondu à une précédente convocation du juge d’instruction ?

    Comment les journalistes peuvent-ils oser donner des leçons à tort et à travers, sans prendre la peine d’être objectif ni multiplier leurs sources ?
    Est-ce là le noble métier de journaliste que de relayer, de manière bête et méchante, les propos d’une personne ?

    Comment se fait-il que la ministre de l’Intérieur ait donné une version différente des conditions dans lesquelles M. de Filippis a été prié de suivre les policiers pour être conduit devant le juge d’instruction ?

    J’abonde entièrement dans le sens des remarques de PIERRE : Que M. Revel et M.Gavi se regardent un peu dans la glace en affirmant : « J’ai toujours détesté les petits chefs, les bureaucrates, les pète sec qui abusent de leur petit pouvoir. L’impunité m’insupporte. »

    Que la presse soit un peu plus responsable dans ce pays, qu’elle assume ses erreurs et se montre un peu plus humble, avant de vilipender tout un tas de professionnels dont on ne montre la plupart du temps qu’une partie très infime et tronquée de leur quotidien, la France y gagnerait grandement…

  • Pierre
    décembre 1, 2008

    @ PEM et d’autres…
    Trouvez-vous normal qu’une personne ne réponde pas aux convocations d’un Juge d’Instruction ? C’est incroyable quand même ?! Vive le laissez-faire ? A bas la Justice et la Police ? C’est cela que vous défendez ???
    Quant aux évocations d’un temps passé et d’un sentiment de privation de liberté depuis l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, vous êtes vraiment ridicule, stupide. Quelles lois anti-démocratiques ont-elles été prises ? Et les journalistes qui depuis 2 jours disent et écrivent n’importe quoi, tronquant la vérité (en ne parlant pas des convocations non honorées de Fillipis), sont-ils si contrôlés que ça ? Vous plaisantez j’espère… ?
    Il serait grand temps que les journalistes cessent leur corporatisme, que le droit de réponse leur soit opposé systématiquement, et qu’ils soient responsables de leurs désinformations quotidiennes devant les Tribunaux.
    Objectivité, vérification des sources et enquêtes devraient être à nouveau les principes des journlalistes plutôt que d ereprendre aveuglément n’importe quelle déclaration à partir du moment qu’elle est polémique et peut faire du buzz, surtout quand elle vient d’un confrère…

  • sos
    décembre 1, 2008

    Je soutiens de tout coeur un homme qui a subi un traitement ignoble, inacceptable. Journaliste ou pas. Qu’il soit magasinier, informaticien, enseignant, cadre ou artisan… Je m’inquiète profondément des dérives d’un état qui se dit « de droits », alors qu’il devient la Figure de la Honte et abrite des gens qui ont perdu la capacité de se scandaliser face au nom respect de la personne humaine. Aujourd’hui, c’est vrai, cet événement choquant défraie la chronique. Préfériez-vous qu’il soit passé sous silence, comme c’est le cas pour de nombreux quidam, comme vous, qui n’ont aucun recours quand ils sont pris dans une telle injustice? Un jour peut-être c’est chez vous qu’on viendra sonner à 6h40 du matin. (cf « Matin brun » de F Pavloff)

  • Pem
    décembre 1, 2008

    @Pierre et autres => Il est étonnant que vous focalisiez, fantasmiez serait plus exact, d’une part sur une profession et d’autre part que vous ne lisiez pas ce qui est écrit…

    Par ailleurs, si c’est cela que vous appelez Justice, j’ai peur de mieux comprendre votre propos.

  • chris
    décembre 1, 2008

    Je rêve de voir des journalistes tenir ce genre de propos (bec,pus et revel qui abonde derrière) sur un homme politique suite à un mauvais comportement. C’est si simple de cogner sur quelqu’un qui est à terre. Tout le monde est d’accord donc c’est à celui qui va faire le plus dur. C’est ridicule.

  • JohnnyJohn
    décembre 1, 2008

    Je crois que BERNARD n’a pas tout suivi de l’affaire. « pauvre chochotte » dit-il. De la facon dont s’est déroulée l’affaire, je pense pas que Bernard ose encore utiliser le terme de « chochotte ».

    Et quand bien meme ce journaliste, et c’est son tort, ne s’est pas présenté devant le juge, la facon dont il a été traité est inadmissible dans un pays qui prone, parait-il, la démocratie. Somme toute de plus en plus difficile à croire en ce moment avec le gouvernement actuel.

  • ElChti
    décembre 1, 2008

    La façon dont il DIT AVOIR ETE traité.
    Les gens qui commentent devraient se souvenir que M. DE FILIPIS est « très légèrement » de parti pris lorsqu’il relate sa mésaventure.
    Toujours est il qu’il n’y a dans cette histoire aucune atteinte à la liberté de la presse et tout ce battage n’a lieu qu’à la suite d’une MAUVAISE FOI CORPORATISTE hallucinante.
    Il serait plus intéressant que les collègues de l’intéressé fasse leur travail et nous dise à combien de convocations celui ci a cru bon ne pas devoir répondre, puisqu’il reste lui même particulièrement vague sur ce point, et pour cause.
    Le fait que la peine encourue ne soit pas une peine de prison est également un argument débile, comme si le mandat d’amener était réservé aux infractions passibles de prison.
    Cela n’excuse nullement les EVENTUELS dérapages des policiers lors de l’exécution dudit mandat, mais pour connaitre un peu la question, cela peut se passer bien plus mal lorsqu’il s’agit de Mohamed ou Mamadou.
    Là encore ce n’est pas une excuse bien sûr.
    Mais il est évident qu’un mandat d’amener, quoiqu’il en soit, ça n’est jamais agréable à vivre.
    Raison de plus pour déférer aux convocations.
    Gageons que M. DE FILIPIS s’en souviendra.

    Quant au ton ordurier de l’article, il ne révèle rien d’autre que la « stupidité crasse » de son auteur.

  • Phil
    décembre 2, 2008

    La chronique de Philippe GAVI est tout simplement révulsante, et je dirais même indigne de la profession de journaliste.
    Le ton « ordurier » et les mots employés dans cet article (ce « torchon » devrais-je dire) ne font qu’illustrer le corporatisme outrancier dont certains médias peuvent faire preuve.
    Quant à la méconnaissance de la procédure pénale de la part de l’auteur de cette chronique… elle laisse songeur. Je trouve indécent et même incroyable qu’un tel individu puisse, de façon aussi infamante, méprisante et insultante, donner des leçons de déontologie à un magistrat qui n’a fait qu’appliquer la loi…
    Allez, M. GAVI, un petit effort, prenez-donc la peine d’ouvrir un code de procédure pénale, et d’y constater qu’un juge est tenu, sous peine de déni de justice, d’appliquer la loi et d’instruire avec célérité, sous peine d’être lui-même poursuivi disciplinairement ! Vous vous rendrez-compte que la prescription en matière d’infraction de presse et de trois mois, et que la juge, en l’état des carences répétées de Filipis, n’a eu d’autre choix que de délivrer ce mandat d’amener.
    D’ailleurs, on ne doute pas que si ce magistrat avait laissé prescrire l’affaire, vous auriez été prompt à lui faire un procès du même acabit…
    Honte à vous…

  • Tonya Karls
    octobre 19, 2011

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  • Knock Down in Jefferson City
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