Foot et télévision : l’exception française

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Le cabinet d’audit Deloitte vient de publier son étude annuelle sur le marché du football en Europe. Une étude qui continue de montrer que le Réal Madrid et Manchester United, suivis du FC Barcelone, continuent de tenir ce marché, avec des budgets respectifs de 356,8, 324,8 et 295,3 millions d’euros, en 2008.
En France, seuls deux clubs français figurent dans le top 20 : L’Olympique lyonnais avec ses 155,7 millions d’euros de budget ( 12e européen). Et l’Olympique de Marseille et ses 126,8 millions d’euros, ( 16e européen).
 
Mais c’est dans la répartition du chiffre d’affaires et dans l’importance que prennent les droits télés dans ces budgets, que l’on note une vraie différence. Si le petit écran ne rentre que pour 37%, 36% ou 38% des recettes du Réal, de Manchester et du FC Barcelone, il pèse pour 55% des recettes de l’Olympique Lyonnais et pour 55%, également, de celles de l’OM. La télévision reste ainsi l’un des principaux bailleurs de fond du foot français, contrairement à la plupart de nos voisins où la billetterie et les produits de marketing assurent l’essentiel des recettes des clubs.
 
Petit hic: crise oblige, les chaînes françaises, dont M6, ont fait savoir, qu’elles ne souhaitaient plus payer les droits sportifs, et ceux du foot en particulier, au prix fort. Un discours qui risque d’inquiéter les clubs dont les équilibres économiques dépendent de la manne audiovisuelle.  
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