Collapsus

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Nombre de grandes marques dans l’univers des médias sont à la dérive, quand ils ne sont pas au bord du collapsus. Fauchées par la crise, dévorées par Internet, en panne de modèle économique ou en fin de cycle, c’est selon, une multitude d’enseignes prestigieuses connaissent depuis plusieurs mois des revers de fortune tels qu’il est à craindre une sérieuse hécatombe.

 

 
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Dans la sphère d’Internet, nombre de ceux qui occupent le devant de la scène vont connaître ainsi des lendemains très difficiles, prédisent les analystes. Victimes de leurs succès et étranglés par des coûts de structure et transmission devenus astronomiques, Youtube et Daylimotion ne parviennent pas à décoller sur le plan commercial, au point que la question de leur survie à terme est clairement posée. Pour le seul Youtube, indique la presse américaine, le prix à payer pour acheminer chaque année des centaines de milliers de vidéos à travers le globe se chiffre à 200 millions de dollars, quand les recettes publicitaires dépassent juste la moitié. Et l’endettement s’accroît.

L’économie de sites musicaux comme My Space ou Deezer semble aussi on ne peut plus fragile: Etranglés par les majors, elles-mêmes en panne de croissance, qui exigent des droits d’auteurs de plus en plus lourds, (My Space reverse quelques 2 millions de dollars par semaine aux principales maisons disques), ces plate-formes tiendront-elles longtemps? Rien n’est moins sûre et beaucoup tablent sur leurs disparitions, à terme.

Dans le domaine des médias plus classiques, cette-fois-ci, l’effondrement de la presse quotidienne Américaine relève du Tsunami : pas un jour sans qu’un grand journal n’affaisse les voiles. Plus d’une vingtaine de grands quotidiens américains ont jeté l’éponge depuis le début de l’hivers et les perspectives sont moroses. De ce coté-ci de l’Atlantique, rien de très vaillant non plus. Difficultés croissantes de la presse gratuite en Europe et en France, où il y aura de nombreux morts, ( cela a démarré en Espagne), crise de la presse quotidienne avec des carambolages en vue, à l’horizon, (Libération, France Soir, L’Humanité, voire Le Monde…) et fin de cycle pour certains médias qui n’ont pas su trouver de relais de croissance.

 

 
 
 
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Ainsi de NRJ : dévoré par le Net et affaiblie par le fléau du téléchargement inégal, la radio leader des années 80 propose depuis peu aux annonceurs des spots de pub gratuits sur son antenne ! Tout un symbole. Cette station, qui a vu sa valeur diviser par trois en moins de dix ans, a raté tous les coches, quand un groupe comme MTV engrange les bénéfices après avoir lourdement investi dans tous les nouveaux supports (Internet, téléphonie mobile, consoles de jeux et production de programmes)

Quant à TF1, ballotté depuis plus de huit mois, sans relais de croissance et en panne de modèle, elle aussi peine à recouvrer un équilibre : On a même vu la chaîne proposer des spots de pub gratuit pour deux achetés, le week-end aux alentours du journal de 20 heures de Claire Chazal…On ne brade pas une grande marque, plaidait récemment, sur M6, le patron de LVMH, Bernard Arnault, à qui l’on demandait si Vuitton allait casser ses prix….Décidée à rebondir, (mais comment ?), TF1 devrait mettre prochainement la main sur le groupe AB, propriétaire de TMC, et devenir ainsi le premier acteur de la TNT. De quoi panser les plaies d’une entreprise qui n’est pas à l’abri d’un choc lourd, pour autant: 2009, annus horribilis, TF1, en effet, pourrait afficher des pertes, cette année et pour la première fois de son histoire.    

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8 Comments
  • Maître Capello s'y colle
    avril 7, 2009

    1) « Nombre de grandes marques dans l’univers des médias sont à la dérive, quand ils ne sont pas au bord du collapsus. » = quand ELLES

    2) « Daylimotion » = DaIlYmotion.

    3) « Pour le seul Youtube, indique la presse américaine, le prix à payer pour acheminer chaque année des centaines de milliers de vidéos à travers le globe se chiffre à 200 millions de dollars, quand les recettes publicitaires dépassent juste la moitié. » = des chiffres à mettre en perspective avec les 4,2 milliards de dollars de bénéfice net de sa maison mère Google !!! Youtube n’est pas une startup indépendante étranglée par ses coûts…

    3) « Rien n’est moins sûre » = ça c’est sûr !

    4) « cette-fois-ci » = fais des économies, enlève un tiret…

    5) « l’hivers » = eh oui mais maintenant c’est le printemp…

    6) « Ainsi de NRJ : dévoré par le Net et affaiblie par le fléau du téléchargement inégal, la radio » = 1 accord sur 2, on y est presque… dévoréE !

    7) « qui a vu sa valeur diviser par trois » = arghhhhhhhhh… je HAIS cette faute ! c’est la valeur qui a divisé ? Non ! C’est la station qui a vu sa valeur divisée…

    8) « Quant à TF1, ballotté (…)elle » = du relâchement sur les accords…

    9) « des spots de pub gratuit » = et les « s », c’est payant?

    P.S. : pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai fort apprécié France Inter ce matin vers 9h45. Ne pourrait-on pas demander au futur directeur de maintenir symboliquement le programme musical de grève tous les jours à cette heure-là ?

  • Jean Meyran
    avril 7, 2009

    Parlant de « grandes marques », comparer Vuitton et TF1, fallait oser…

    Quelques notions de maketing ont l’air de vous être étrangères. Qui a-t-il de « grand » dans TF1 ?
    Des variétés sans imagination
    De la trash tv au kilomètre
    Des infos aux ordres du pouvoir ET du batiment
    Bref du nivellemnt vers le bas à tous les niveaux et toutes les heures… du hard discount, quoi !

    Bonjour chez vous

  • Antoine
    avril 7, 2009

    Les correcteurs de site web par commentaires interposés commencent à me péter sympathiquement les couilles.

    Si vous êtes gênés par les fautes, ne venez pas, ne lisez pas: écoutez la radio ! (et téléphonez aux standards pour vous plaindre des fautes de Français)

    Désolé mais il fallait que cela sorte!
    Que 70% des premiers commentaires d’une news sur ce site soient pour corriger les fautes c’est puéril, chiant, répétitif et masochiste.

    Et sinon vous en pensez quoi du contenu ?
    (Le Web 2.0, le Web ou les lecteurs font office de correcteur orthographique)

  • Maître Capello, la revanche
    avril 7, 2009

    Si je puis me permettre, cher Antoine, mon commentaire comportait également des remarques de fond – sur Youtube par exemple.

    On ne peut pas en dire autant du vôtre.

    Et je compléterai donc sur le fond, là encore, en disant que quand Renaud Revel essaie de parler de marketing, on est plus proche du café du commerce que de l’école de commerce : comparer Vuitton à TF1, et le secteur du luxe à celui de la vente d’espace publicitaire où le yield management est la règle depuis des années, est nul et non avenu. Il y a une erreur ou une approximation par paragraphe : NRJ a perdu les deux tiers de sa valeur en trois ans, pas en dix, pour ne citer que cet exemple.

  • Antoine
    avril 7, 2009

    Comme quoi vous pouvez, au deuxième essai, faire un commentaire tout à fait lisible et qui potentiellement fait avancer la news dans son ensemble.

    Sen ocune rencune gesper.

  • Transistor
    avril 8, 2009

    Je ne travaille pas pour NRJ, je ne suis pas journaliste…mais un peu de bon sens, de mémoire et de « culture médias » suffisent pour identifier des approximations importantes dans le paragraphe consacré à cette marque :
    – la station NRJ n’est pas affaiblie « par le téléchargement inégal » mais par le téléchargement illégal.
    – « la radio leader des années 80 » a surtout affirmé son leadership au début des années 2000, en devenant première radio de France, devant RTL (à partir de l’automne 2002).
    – « propose depuis peu aux annonceurs des spots de pub gratuits sur son antenne ». Affirmation très surprenante ! Je pense que vous vous mélangez les pinceaux. La régie NRJ Global communique simplement en ce moment sur une offre « Ripost NRJ » proposant des espaces publicitaires moins chers payables en 12 mois.
    – « Cette station, qui a vu sa valeur divisée par trois en moins de dix ans ». Je suppose que vous confondez ici la station premium NRJ et le Groupe NRJ(radios en France et à l’étranger, chaines de télévision, téléphonie mobile, régie publicitaire, production, télécommunications et diffusion numérique, etc.). Une simple recherche indique bien que c’est la valeur de NRJ Group qui diminue, et non celle de la simple radio NRJ.
    – « a raté tous les coches, quand un groupe comme MTV engrange les bénéfices après avoir lourdement investi dans tous les nouveaux supports (Internet, téléphonie mobile, consoles de jeux et production de programmes) ». Le groupe NRJ n’a également cessé de se diversifier depuis une dizaine d’années ; notamment dans la téléphonie mobile (ce qui ne lui a pas tellement réussi), ou la télévision (qui coûte très cher)…

    En oubliant la forme et en ne s’intéressant qu’au fond de l’article, on note donc cinq erreurs d’analyse sur neuf lignes. Doit-on en déduire que les paragraphes consacrés à l’Internet, la presse et la télévision sont à l’avenant ?

  • john
    avril 9, 2009

    analyse très intéressante et très juste, vision globale, monde et france, différents médias, etc. bravo

  • Asa Qualle
    décembre 7, 2010

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