De Matignon à l'Elysée, ça balance sur France Télés.

par 4commentaires No tags 0

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Il en est des rapports de la Cour des comptes comme des bombes à retardement… Celui consacré à France Télévisions, au cœur duquel l’on trouve un délicieux chapitre sur les émoluments des animateurs-producteurs, est en cours de rédaction, dans sa version finale, rue Cambon. Et chacun de s’interroger pour savoir ce qu’il en ressortira, la première mouture, dont le site du Point a publié quelques extraits, n’ayant rien révélé de vraiment fracassant.

Mais que Patrick de Carolis se méfie. Car si le PDG de France Télévisions semble avoir, en apparence, pacifié ses relations avec Nicolas Sarkozy, (lequel a changé son fusil d’épaule en braquant désormais son viseur sur le grand manitou des programmes de France 2 et de France 3, Patrice Duhamel, accusé aujourd’hui de ne pas avoir l’échine assez souple), ce calme n’est qu’illusion et la partie de ball-trap se poursuit. Car c’est du gouvernement et non de la Cour du compte que sont parties les fuites de ce pré-rapport. Tout cela dans le but d’asticoter des responsables de chaîne, dont le quotidien n’est pas simple.

C’est ainsi qu’on m’indiquait ce matin dans les allées du pouvoir que la suite des hostilités dépendra de l’attitude du tandem dirigeant de France Télés: qu’il se braque, d’ici la fin de l’été, sur tel ou tel dossier, qu’il rechigne à exercer un souhait et l’on verra les pouvoirs publics se raidir et faire la publicité d’un rapport qui sera alors vendu comme explosif. On a toujours en mémoire l’affaire Elkabbach. A l’époque déjà, le levier avait été le même: sur la sellette, les Dumas, Delarue, Sébastien et consorts, ces  «bouffeurs de patates » sur lesquels la Cour des Comptes avait braqué ses projecteurs avant de les pulvériser, un à un, voués aux gémonies avec leur employeur, «JPE».

L’affaire qui démarra doucement se transforma au fil de semaines en volcan et Elkabbach, fut balayé tel un fétu de paille. C’était il y a plus de quinze ans et rien n’a changé, depuis. Si ce n‘est les sommes en jeu, plus faibles, et l‘appétit de l’opinion et des médias pour ces questions, moins fort. Reste une toile de fond: ce bras de fer feutré qui continue d’opposer l’exécutif à des patrons de chaînes vilipendés en privé, l’Elysée et Matignon continuant à distiller petites phrases et vacheries à l’encontre d’un duo qui rentre dans sa dernière année d’exercice.

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4 Comments
  • Pulitzer
    avril 29, 2009

    Renaud Revel, une fois de plus, ce billet révèle votre incompétence. Comment un imposteur pareil peut-il sévir dans autant de médias en s’y proclamant spécialiste, alors qu’il n’a même pas le niveau d’un journaliste stagiaire ? La première chose que l’on apprend dans les écoles de journalisme : les faits, rien que les faits, vérifiés et recoupés.

    Or votre article contient deux erreurs factuelles.

    La première est anecdotique, vous parlez des « bouffeurs de patates » alors que l’expression inventée par les Guignols de Canal+ à l’époque était les « voleurs de patates ».

    La seconde est plus grave : vous n’avez même pas pris la peine de vérifier les noms des animateurs producteurs concernés par le rapport de la Cour des comptes (et non « du compte » comme vous l’écrivez) qui a coûté son poste à Elkabbach en 1996. Six d’entre eux étaient concernés, Dumas et Delarue que vous citez, mais aussi Drucker, Nagui, Martin et Arthur. Quant à Sébastien, il était à l’époque sur TF1.

    Si je peux me permettre un conseil, au lieu de traîner dans les « allées du pouvoir », commencez par faire votre boulot de journaliste.

  • Tetu29
    avril 29, 2009

    Cher Pulitzer, « on » m’a dit que votre commentaire était excellent. C’est un fait !

    En attendant, le bal des faux-culs se poursuit et Renaud Revel y brille par la médiocrité de ses billets…

  • Oli
    mai 3, 2009

    Je ne comprends pas ces deux réactions négatives… Renaud Revel s’exprime comme il l’entend sur son blog. C’est un exercice différent que celui d’écrire un article.

  • Pulitzer
    mai 5, 2009

    Cher Oli, je conçois que l’exercice du blog soit différent de celui d’un article de presse écrite. Je serais même prêt à pardonner des erreurs de frappe, des étourderies, voire des fautes d’usage. En revanche deux choses sont pour moi rédhibitoires et fréquentes sur le blog de Renaud R. :
    – les fautes de syntaxe graves et les expressions employées à contre-sens
    – les lourdes erreurs sur le fond : approximations, sujets mal maîtrisés, erreurs factuelles assénées comme des vérités sans l’ombre d’une petite vérification.

    Oui, le blog est une forme plus « légère » d’expression qu’un média traditionnel, mais ce n’est pas une raison pour prendre autant de libertés avec les règles de base du journalisme quand on est par ailleurs l’heureux titulaire d’une carte de presse.