Nicolas, Michelle, Barack et Elisabeth: irrévérence…La chronique de Philippe Gavi

par 3commentaires No tags 0

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Rien n’échappe aux yeux des caméras. Tel est notre siècle : l’actualité se livre sur la scène d’un théâtre, in (les images retenues par les JT) et off (les chutes). Je pense au G20 à Londres, et à Nicolas Sarkozy passant derrière Barack Obama alors que le nouveau maître de la Maison Blanche répond aux questions des journalistes. On voit au premier plan, sous les feux des flashes, un homme jeune, noir, décontracté (presque trop), très expressif, et à l’arrière plan, en contre bas (vu la différence de taille) un petit homme qui rase le mur en regardant le dos de l’autre d’un air pincé. Criante est sa ressemblance avec la marionnette, jalouse d’Obama, des Guignols de l’Info.  Sarkozy s’arrête un instant, et fait la moue, expirant un « pfitt », pareil aux gamins qui font les clowns quand on tire une photo de groupe.
 
Sarkozy ne peut ignorer que toutes les caméras du monde sont braquées sur Obama  et qu’il sera dans leur champ; avec l’éventualité de se retrouver épinglé dans une de ces émissions malicieuses dont Canal + a le secret. Logiquement, la mimique de Sarkozy a été calculée pour être vue. Façon de signifier par un clin d’œil au grand public que les Français sont des frondeurs, on ne la leur fait pas ?
 
Autre fausse note dont on peut se demander si elle ne porte pas un message, le bras de Michelle Obama prenant par l’épaule la reine Elisabeth, d’un geste ferme, protecteur, complice, de jeune première des Etats Unis à vieille dame. Le visage fermé, et d’un mouvement  souverain, à peine brusque, policé par des siècles d’empire monarchique, la Reine se dégage.
L’improvisation est à exclure. Le couple Obama sait que sa rencontre à Buckingham Palace avec LA Reine est un moment hyper médiatique. Ce rituel initiatique est une épreuve classique pour les chefs d’Etat roturiers et leurs épouses  Celles-ci arriveront-elles, sans faire de faute,  à tirer leur révérence ? La symbolique du momentum est d’autant plus forte que le jeune couple présidentiel incarne le Nouveau Monde et une Amérique en train de se régénérer,  première puissance du monde ; la vieille Reine formaliste fait partie des restes les plus kitchs du plus vieil empire du Vieux Continent., devenu puissance déclinante
 
Tout le monde sait qu’Elisabeth II déteste les familiarités ; elle a horreur qu’on la touche. Comment interpréter le geste de Michelle Obama, et son refus de se plier aux usages et de faire la révérence, même un semblant ? Pourquoi ce shake hand à l’américaine, aussi impoli qu’un touriste dans une mosquée qui ne s’est pas déchaussé ? Le cadeau du couple procède d’une égale irrévérence : un vulgaire I Phone. La richissime reine d’Angleterre n’est pas une mémé demeurée. Si elle avait désiré un I Phone, elle en aurait un. .
Les Obama ont-ils voulu signifier que malgré tout le respect dû à la reine, le glorieux passé britannique qu’elle représente inclue la traite négrière et des colonies menées à la baïonnette, ce qui n’incite pas à se mettre à genoux ?  PG
 
 
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3 Comments
  • Jay
    avril 7, 2009

    On ne dit pas un shake hand mais un handshake.
    Ce n’etait pas un Iphone mais un Ipod avec de la musique de broadway et des videos de la visite de la reine aux Etats Unis en 2007…

    You should do your homework, Sir!

  • sitelle
    avril 8, 2009

    « Les Obama ont-ils voulu signifier que malgré tout le respect dû à la reine, le glorieux passé britannique qu’elle représente inclue la traite négrière et des colonies menées à la baïonnette, ce qui n’incite pas à se mettre à genoux ? »

    Bien vu, ils ont bien raison

  • gaelle
    avril 9, 2009

    ce ne sont que des mensonges en réalité michelle répond au geste de la reine qui lui met le bras dans le dos en premier lieu si la reine ne voulait pas que michelle la touche elle ne l’aurait pas touchée