Viol au dessus d'un nid de coucous: la chronique de Philippe Gavi

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Chaque lundi Philippe Gavi nous  livre son regard sur un sujet de son choix.
 
 
Le parler médiatique et politique se contente de raccourcis. Mai 68 a tendance à se réduire au slogan « il est interdire d’interdire », au laxisme absolu, et, pêché ultime dans une société obsédée par l’enfance et l’innocence,  à un hymne à la pédophilie. Le témoignage de Franck Demules (Editions du Moment) peut conforter cette vision sommaire. Son « petit tour en enfer » est passé par le Libé des années 70, véritable cour des miracles, où se côtoyaient, dans des locaux brinquebalants, journalistes, taulards, prostituées, grands fous et grandes folles, philosophes, immigrés, petits juges et juges rouges. Franck raconte qu’à l’âge où il était encore un enfant, un ami de sa mère, devenu père de substitution, se glissa une nuit dans son lit pour le masturber, puis en fit son amant. Son « tuteur » s’appelait Christian Hennion, et les chroniques qu’il fit des audiences de la 17 e chambre correctionnelle de Paris restent un monument de journalisme et de l’esprit Libé.
Franck a 14 ans quand il fait le tour de Libé, livreur, standardiste, maquettiste. Je me souviens de lui. Un garçon timide dominé par Christian. Ni moi, chef de file de ceux que les Maos appelaient les « désirants », ni la plupart des habitants de la rue de Lorraine n’avaient la moindre idée de son histoire.
Je le dis sans ambages : ce qu’a fait Hennion était crado, immonde ; ceux qui, au courant, ne sont pas intervenus, étaient des lâches. La lâcheté est, hélas, chose courante.
 
journal-liberation.jpgJe dis aussi que Libé était le journal de ceux qui subissent la violence, pas de ceux qui abusent de leur autorité. Nous étions du côté des prostituées contre les proxénètes, et du côté des taulards contre les quartiers de haute sécurité. Nous étions solidaire des ouvriers contre les patrons voyous, des immigrés contre les racistes, des homosexuels contre une société bien pensante qui les traitait comme des malades, des femmes contre le machisme, de l’antipsychiatrie contre les asiles. Sous la pression des femmes du journal, le moindre viol qui a pu se commettre alors en France ou dans le monde a été stigmatisé dans nos colonnes, comme un crime. .
Certes, on a pu lire dans le flot de paroles des pages chéri je t’aime et culture, et dans le supplément Sandwich des hommages à la perversion, jusqu’à  l’inceste et la pédophilie. Oh bien sûr, il n’y avait pas violence, mais amour, tendresse, libre sexualité de l’enfant. Du moment que l’enfant était consentant !. Cet alibi est  grossier, hypocrite. La vie de « Francky » a été brisée : drogue, trottoir, taule. Il doit son salut aux sœurs Bruni-Tedeschi, Valérie et Carla., admirables d’humanité. Il devint le chauffeur de Carla.
Franck Demules est formidable. Lui a su prendre ses distances vis-à-vis de l’effet mai 68. « J’’ai fait partie des essais et même des excès d’une époque », dit-il. De son trajet, il veut retenir aussi les gens formidables rencontrés à Libé, et leur diversité..
Ce n’est pas l’esprit Libé qui l’a violé, c’est Christian Hennion. La pression du milieu ambiant n’est pas une circonstance atténuante, pas plus qu’elle ne l’est pour un nazi, ou un khmer rouge. Rien, et encore moins le désir, n’atténue le crime du « tuteur » qui prend son pied avec l’enfant, ni celui du psychanalyste qui fait l’amour avec ses patientes (je pense à mon ami Félix Guattari qui a laissé derrière lui une œuvre géniale et quelques suicides), ni celui de l’ancienne victime qui se fait tortionnaire. L’esprit 1968, c’est d’abord cela. PG
 
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16 Comments
  • Ben
    mai 11, 2009

    Bonjour,

    Je viens d’écouter votre billet sur France Inter sur l’avenir quelque peu incertain de Laurence Ferrari sur TF1.
    Ce qui vous venez de dire est un peu en contradiction avec ce que vous avez écrit sur votre blog; Vous dites que LF n’apparaît même pas dans les campagnes de pub internes de TF1 alors qu’il y a quelques semaines de cela, vous indiquiez ici que la photo de LF figurait sur la page de garde d’un document distribué interne à TF1.

    Bonne journée,

    Ben

  • DEON
    juin 7, 2009

    Je ne connais pas monsieur Franck DEMULES si ce n’est pour l’avoir croisé une fois rue des 2 gares – le personnage comme son livre ne m’intéressent pas. Je me moque bien de ses états d’âme ; mais je n’accepte pas que la médiocrité l’emporte aujourd’hui sur ce qui fut et ce qui est encore l’intelligence et le génie d’une époque qui, malgré quelques errances, était bien plus riche que la nôtre en aventures intellectuelles, charnelles et politiques.

    Qu’on y réfléchisse bien : Mai 68, que notre petit Napoléon en herbe voudrait tant liquider, fut une aventure passionnante. Les vieux salauds qui nous gouvernaient alors puaient leurs églises, leur Vichy. Mai 68, révolte contre l’ordre, Mai 68 à qui nous devons tant « où donc es-tu parti » ?

    A présent, hélas, nos philosophes, nos « intellos » jargonnent, ruminent ou se taisent. De nos jours, ces princes du langage que furent Gide, Montherlant, Peyrefitte, Duvert , Schérer, ….. ne pourraient plus se faire éditer (pas plus d’ailleurs que Sade ou Voltaire), ils seraient immédiatement mis en examen pour apologie du « crime ».

    Est-ce cela le progrès ? Quant à Monsieur HENNION, on le crédite d’un étrange pouvoir à titre posthume : pour avoir suçoté le crayon de M. Demules, ce dernier aurait été précipité dans l’alcool, la drogue et la prison….. Rien que cela ! Mais c’est trop facile ! on n’entend d’ailleurs plus que ça dans les prétoires lors de certaines affaires de mœurs. Mieux encore : logiquement, ce M. Demules aurait dû à son tour devenir pédéraste. C’est donc que M. Demules était déjà, à l’époque de son adolescence, un hétéro bon teint et qu’il l’est resté malgré les suçotages de Monsieur HENNION. OUF ! la morale est sauvée ! Mais le ridicule de cette saga, lui, demeure intact.

    Monsieur HENNION, que nous avons connu, a laissé partout le souvenir d’un homme sensible, généreux et passionné pour différentes causes, y compris celle qui préoccupe tant nos médias. Vouloir dé-culpabiliser- le sexe sous toutes ses formes, y compris sa forme Grecque, vouloir en un mot, mettre l’Amour au service des relations humaines, tout cela passe maintenant pour une monstruosité. Or, que voyons-nous ? L’ordre hétérocrate dominant engendre l’homophobie, l’exclusion, la peur de « l’autre », du « pervers » en le précipitant dans le malheur du refoulement, de l’enfer judiciaire, fabriquant ainsi de vrais criminels, de vrais monstres ou des fous dangereux.

    -Oui, nous savons que la valeur d’un individu ne dépend nullement de son orientation sexuelle.

    -Oui, nous doutons de l’équilibre sexuel d’une société où les enfants fétiches deviennent des jeunes abrutis par le désir de consommation qui se livrent de plus en plus tôt aux excès de l’alcool de la drogue et de la violence.

    Oui, nous aimons et nous approuvons ceux qui, comme Monsieur Christian HENNION, furent les apôtres puis les martyrs de cette révolte contre l’Ordre dont nous avons tant besoin aujourd’hui.

    La bombe est prête, Monsieur Le Président, il ne nous reste plus qu’à trouver la bonne mèche.

  • denis l.
    juin 7, 2009

    Christian Hennion « apôtre », c’est déjà dur à admettre. Christian Hennion « martyr », c’est simplement inadmissible.

    « deon » ne semble pas avoir lu le livre de Monsieur Demules. Il y a eu bien plus que des « suçotages », et lesdits « suçotages » sont d’ailleurs des viols caractérisés.

    Le sieur Hennion s’était fait nommer tuteur, il terrorisait le jeune Franck (non, la terreur, ça ne vient pas que de bombes) qui avait par exemple droit à une scène de jalousie (!) à chaque fois qu’il avait cinq minutes de retard, et il l’achetait aussi à coups de cadeaux (pour un idéaliste ennemi de la société de consommation, pas mal tout de même, non ?) ce qui était ni plus ni moins que l’apprentissage de la prostitution (d’ailleurs Franck Demules se prostituera, plus tard).

    Hennion était « l’ordre », il était « l’oppression », pour reprendre le vocabulaire des malades (contagieux) comme lui-même ou « deon ».

    Le seul martyr ici, c’est Franck Demules.

    S’il y a un enfer, qu’Hennion y pourrisse. Avec ses « idéaux » et ceux de « deon ». Et les haines et obsessions de ce dernier, aussi.

  • DEON
    juin 9, 2009

    Réponse à la chronique de Philippe GAVI – Libération 11 mars 2009-06-05

    Bardé de certitudes, Monsieur GAVI crachote sur les cendres de Monsieur Christian HENNION, autrefois son collègue ou ami. Pour être bien placé dans la course à la vertu, il égratigne tous ceux qui jadis faisaient Florès dans son canard : Taulard, violeurs, prostitué(e)s, incestueux, pédos, psychos….. Au passage, il rend hommage au sublime dévouement des sœurs Bruni-Tadeschi, grandes artistes, grande humanistes « i tutti quanti ».
    Mais enfin, Monsieur GAVI, comment peut-on admirer le talent, l’intelligence d’une personne et en même temps la couvrir d’opprobre en l’accusant du péché – contre nature – sans rédemption ? Dommage, Mr GAVI, que Christian ne puisse vous répondre. Ses cendres, heureusement, sont à l’abri de vos crachats. Mais votre chronique en dit long sur ce qu’est devenu votre canard : Autrefois, « cour des miracles », il fleure bon à présent la lessive, vous savez, « celle qui lave plus blanc ». Ce n’est plus « libération », c’est « consternation » ! Aussi, Mr GAVI , ne hurlez pas trop avec les loups : c’est trivial et cela pourrait bien réveiller d’autres fantômes qui dorment sans doute dans les vieux frigos du vrai « Libé ». Ils vous tourmenteraient et mettraient à mal vos certitudes.

    B.B.R

  • DEON
    août 1, 2009

    « L’homme est-il le maître de ses goûts ? Il faut plaindre ceux qui en ont de singuliers mais ne les persécuter jamais : Leur tort est celui de la nature » SADE

    Voici revenir les temps jolis où l’on dénonçait, pêle-mêle la conspiration des juifs, des nègres, des Arabes, des pourris, des dégénérés, des pédérastes… Oui, ces discours poujado-lepénistes d’après guerre sont plus que jamais de mode.

    Voici que se dresse le spectre du sinistre Jean Nocher, agitant sa clochette de bazar. Et voilà le triste Serge de Beketch qui fait encore mieux avec sa « coalition des ordures » : Avorteuses, Dutroux, Chenal, Fourniret, Dugué,… Tout y est dans ce pot-pourri infernal. Mais la coalition a changé de face : C’est que l’homophobie, le racisme, l’antisémitisme ne font plus mouche : le crime sexuel est à présent au hit-parade de la réprobation.

    Mr. De Betech, laissez-moi au passage vous en remercier. Nous n’en attendions pas autant. Vous avez, pour la circonstance, utilisé le vocable PEDO-MANE (littéralement « fou d’enfant »). quel trait de génie ! En effet, pédo-phile est déjà usé, il sent trop la pharmacie et le grand public qui n’aime pas se creuser la cervelle y trouvera cette fois son compte : pédo = pédé – mane = man. Oui, enfin, voici l’homme pédé, celui qui branle, suce, encule, celui qu’au fond de soi on aimerait bien être après tant d’années de dressage hétéro – ducon – bobonne – lardons – famille – patrie… Vade retro ! On veut vivre nos vices, on devient enfin pédo-mane et soyez sûr, sûr, Mr de Beketch que la coalition vous remercie du fond du cœur.

    Malgré tout, ce Mr de Beketch a oublié quelque chose : il se doit d’ajouter dans son ragoût sa méphitique personne.

    Ce stercoraire éjaculant de son cloaque venimeux sa fiente nauséabonde n’a rien compris et surtout pas que ceux qu’il stigmatise sont en fait une aubaine pour les tenants de l’Ordre moral et du populisme pénal.

    Chaque nouvelle « affaire » (vraie ou fausse) est désormais montée en épingle à grand renfort de tambours et de trompettes.

    L’épouvantail sécuritaire s’agite : vite, de nouveaux dispositifs policiers, loi, décrets… Bien entendu, ces lois sont impuissantes à empêcher quoi que ce soit mais elles sont les garanties les plus sûres de l’atrocité des crimes : on tue pour ne pas être dénoncé et parce qu’un meurtre coûte moins cher qu’une caresse, ce qui, au départ, n’était qu’une banale affaire de touche-zizi devient un crime abominable.

    Alors, que faut-il faire, M de Beketch ? Ecouter ? Soigner ? Prévenir pour éviter le pire ? Mais non, Mr de Beketch vous savez bien que votre société déteste que les gens se parlent et se comprennent. Oui, chacun pour soi dans sa petite cage…

    Que vous faut-il donc encore ? des carcans ? des chaînes ? des roues ? des potences ? des bûchers ? Mais non, Mr de Beketch nous avons des puces, des ADN, des caméras, des vidéos, des bracelets électroniques. C’est propre et cela permet au moins de recommencer après. Mais attention, Mr de Beketch l’Incorruptible finit par monter sur l’échafaud par lui-même dressé. Le vent tourne, la charrette rebrousse chemin… Alors, Mr de Beketch rejoignez donc la coalition. Il est encore temps et de toute façon vous y faites déjà bonne figure.

    B.B.R.

    Nous venons d’apprendre le décès de Mr. Serge de Betech. Paix à sa mémoire ! On doit bien sûr laisser les morts en repos. Mais, entre temps, Mr. De Beketch a fait des petis : on a par exemple odieusement attaqué post-mortem notre camarade Christian Hennoin dans un livre immonde et un journaliste de son ancienne équipe s’est permis de le conspuer avec les mêmes arguments. Je maintiens donc mon réquisitoire qui s’applique si bien à tous ces personnages.

    B.B.R.

  • pierre anthony
    décembre 7, 2009

    un homme formidable christian hennion!le frére de ma mére donc c’est mon oncle!

  • DEON
    décembre 16, 2009

    Monsieur Frédéric MITTERRAND et à quelques autres

    Cher Frédéric, mais qu’est-ce qui t’a pris ? Qu’es-tu venu faire dans cette galère ? Es-tu venu chercher pouvoir, argent, légion d’honneur ? Non, je n’en crois rien. Bah ! me diras-tu, « Paris vaut bien une messe ». Mais ; au su de tes déclarations, c’est une messe noire qu’on te fait dire. On voit que tu n’as pas les mains libres. Défendre la « Cause » ? Mais n’est pas Gide qui veut. Alors, qu’es-tu venu faire ici ? Dans ce pays voué à la médiocrité, aux ragots de comptoir, dans ce monde de fric et de flics, livré à l’hétéro-cratie la plus stupide et qui n’est qu’une machine à fabriquer en série ce qu’on appelle maintenant des « délinquants sexuels », tu es maintenant toi aussi épié, fiché, contrôlé. Alors, qu’es-tu venu faire ici ? N’étais tu pas plus à l’aise dans ta « villa » feutrée, fêtes galantes et Dolce Vita ? Tu y illustrais aussi bien qu’ici ta culture. Tu voyageais à ton gré, en toute discrétion et tu pouvais, suivant ton désir, rencontrer pour une obole les beaux éphèbes doux et charmants après lesquels ton cœur soupire. Car, quoi qu’on en die, l’amour des garçons ou pédérastie est, avec le cheval, la plus belle conquête de l’homme libre. Que le grand Jupiter, les dieux de la Grèce et du Japon me poursuivent de leur colère si je mens !

    Et toi, La Le Pen, pauvre ilote qui croyais avoir levé ce beau lièvre qui de fait n’est qu’une baudruche dégonflée, que cherches-tu ? As-tu perdu ta mémoire ? Te souviens-tu encore des exploits de ton noble géniteur, de l’ascension de ton parti de la haine, sur fond de Poujade, Marquis de Cuevas et captation d’héritage ? Mais chut ! Tout ceci n’est qu’un « détail de l’histoire ». Alors, je passe.

    Et toi, Aubry – la – gaffe, avais-tu besoin de faire chorus avec les loups ? Toi et tes valets, les deux petits morpions de service, le Hamon et le Montebourg qui puent autant l’un que l’autre l’hétéro-connerie, l’hétéro-cratie (l’hétéro-crasse, faudrait-il dire). Avez-vous oublié que votre parti, il n’y a pas si longtemps, parlait un tout autre langage ? Avez-vous oublié les vestes que le Père François endossa l’une après l’autre pour régner ? Avez-vous oublié vos dérapages ? Cette affaire Doucé, par exemple, ce crime odieux commis par les barbouzes de cette sale gueule de Joxe….

    S’il est en effet louable de dénoncer l’exploitation de la misère des peuples via le tourisme sexuel, il faut pour être crédible, dénoncer aussi toutes ces formes d’exploitation qui sont bien plus révoltantes parce que tout à fait légales. C’est pourquoi j’ai composé à votre intention….

    Ce

    DISCOURS ADRESSE AUX PAYS PAUVRES EXPLOITES PAR LES PAYS RICHES

    « Pauvres peuples qui pliez sous le joug de la misère et des tyrannies, ne prostituez pas vos fils et vos filles.
    plus de masturbation
    de fellation
    de sodomisation
    plus de capotes, plus de pilules;
    Le Pape, le prédicateur, le rabbin, le bramin, le gourou (*), le mufti l’ont interdit car, disent-ils, Dieu le défend.
    Ce sont là d’énormes péchés.
    Lapinez, lapinez donc !
    Alors, nous démantèlerons nos usines.
    Qui, ici, ne nous rapportent plus rien.
    Nous vendrons des armes à vos tyrans
    Pour vous tuer en cas de révoltes.
    Alors, nous vous enverrons nos cols-blancs.
    Vous travaillerez pour nous
    Avec les profits ainsi réalisés,
    Nous engraisserons nos banques
    Si voraces,
    Car, notre Dieu à nous, c’est l’argent.
    Mais vous, pauvres hères, vous n’en récolterez
    Que quelques miettes.
    Bien sûr, on ne vous promet pas la lune !
    Vous aurez toujours le cul sale,
    Mais votre âme restera propre,
    Et quand vous crèverez,
    Vous irez tous en Paradis – Amen !

    (*) Note de l’auteur :

    Il est curieux de voir toutes ces sectes religieuses, si promptes d’habitudes à s’étriper, se donner la main pour pousser au lapinisme des populations crétinisées ou analphabètes.

  • DEON
    décembre 21, 2009

    Témoignage impressionnant !

    Comme quoi , chacun voit et perçoit les expériences de la vie différemment , selon de quel côté on se situe !
    C’est une leçon de vie pour chacun d’entre nous, et une invitation à la prudence dans nos relations.
    Trop souvent on a tendance à dire :  » … ce n’est pas grave ! »  Malheureusement, on ne le sait jamais, ou rarement.
    Christian serait bien surpris aujourd’hui d’entendre ces propos et cette condamnation !
    De la part de Franck, on pourrait à la limite, le comprendre et l’accepter.
    C’est également aussi facile aujourd’hui, pour lui de condamner !
    Mais, pour le journaliste, qui selon toute apparence était parmi les témoins du temps, je me pose des questions pour sa condamnation !
    La lecture du texte m’a bouleversé; laissons les morts avec les morts et honorons la mémoire de ceux qui ne sont plus.
    Christian n’a certainement pas fait seulement du mal  à Libé; même Frank a dû profiter grandement des largesses de Christian et de son aide, plus souvent qu’à son tour.
    Mais, personne ne va se lever pour donner la réplique ; il est parti. Les morts n’ont jamais raison et ils peuvent supporter le poids des calomnies, ou même celui des mensonges … loin du monde des vivants. Il est si facile de faire porter aux autres, le poids de sa misère et de ses faiblesses aux autres.
    J’aimerais bien connaître quel genre de vie ce Frank peut mener aujourd’hui.
    Ces réflexions me troublent. La condamnation de quelqu’un qui n’est plus, d’un absent, me trouble davantage.
    La bassesse des détracteurs est souvent aussi condamnables, sinon, plus, que les faits reprochés.
     
    Cher ami, mon ami Christian, où que tu sois, mon amitié, ma considération ! Repose en paix !

    Le Gamin du Quebec
     

  • BBR
    mai 13, 2010

    « On tient ces choses-là en grande honte parmi le peuple, mais, entre personnes de qualité, on en parle comme de gentillesses….. » (Princesse Palatine, Correspondance).

    La haute bourgeoisie sut toujours protéger ses pairs. Ni l’homme – au – billet – bleu ni Mgr Maillet, par exemple, ne furent inquiétés pour leurs frasques amoureuses. Dans les salons, ballets bleus et ballets roses s’enchaînaient galamment. Montherland (Henry De) et Peyrefitte (Roger) n’allèrent jamais au désert. Ils draguaient tout simplement leurs petits princes dans le Métro puis les enfilaient dans des chambres de bonne louées pour l’occasion. Les plaintes, s’il y en eût, n’aboutirent jamais : La police avait ses ordres : « Touche pas à mon pote ! ».

    Quant aux obscurs, aux petits, aux-sans-grade, on leur appliquait toutes les rigueurs des Lois, « comme de bien entendu ». L’affaire scandaleuse des « petits chanteurs » est, à ce point de vue, exemplaire.

    La jeunesse plus ou moins dorée y avait aussi sa belle part. Vous souvenez-vous (ceux de la génération d’après guerre, j’entends) de ces bandes de scouts rencontrées au hasard de vos promenades champêtres ? Sous la houlette de quelque jeune abbé en soutane, la mine réjouie, l’air égrillard, le regard enculeur, ces jeunes en culotte courte moulant à la perfection leurs cuisses incendiaires, hantaient, la messe finie, nos campagnes et nos forêts. Soyez certains, qu’après la veillée, le bon abbé savait fermer les yeux mais aussi ne manquait pas d’ouvrir la bouche à l’occasion car chacun y trouvait son compte…… Ad majorem Dei gloriam. Et puis, sous la bannière du Prince Eric, tout est pur, n’est-ce pas ?

    Soyez aussi certains que ces jeunes, au sortir de ce foutroir distingué, devinrent pour la plupart bons époux et bons pères de famille. Pas un n’eut l’idée de se plaindre de quoi que ce soit. Ite, missa est !

    Et à présent, me direz-vous ? Ah, mes bons amis, quelle catastrophe ! Les églises se vident, les processions s’étiolent et, Damnation ! le Con, oui, le Con a même envahi jusqu’aux sacristies….. Sapristi ! Plus personne aujourd’hui n’y trouve son compte ! Et le Prince Eric ? Il s’est, aux dernières nouvelles réfugié dans l’Olympe aux côtés de Ganymède et de Jupiter très Grand et très Bon car…….. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté….. ».

    B.B.R.

  • BBR
    août 21, 2010

    « Il est étrange que pour nos chrétiens les prétendus désordres de la chair constituent le mal par excellence…Personne ne punit avec rage et dégoût la brutalité, la sauvagerie, la barbarie, l’injustice ». (Marguerite Yourcenar)

    Décidément, il est bien loin le temps où Giovanni Della Casa pouvait dédier son éloge en vers de la Sodomie au Pape Jules III (in laudem Sodomiae), où Sixte IV décréta, sur la requête du Cardinal de Sainte Lucie, que l’on pouvait s’enculer tant qu’on voudrait pendant les trois mois de canicule…

    Plus près de nous, encore, Roger Peyrefitte ironisait sur « cette admirable continuité dans la chaire de Saint Pierre » : Pie XII amateur de culottes courtes, Paul VI amoureux d’un jeune acteur, Jean XXIII lui-même, « chargé de chaînes »… Oui, les temps ont bien changé et l’Eglise catholique Romaine, empêtrée dans les « affaires » que l’on sait, ne peut plus faire régner la terreur.

    Rappelons en effet que, depuis l’édit du 6 août 390 où l’empereur Théodose condamnait « les hérétiques de la chair » aux flammes du bûcher, la peine du feu fut effectivement appliquée aux « sodomites » jusqu’au XVIIIème siècle ! (La ridicule histoire de Sodome, on le sait, en servit de prétexte). Mais, souvenons-nous aussi que le « beau vice » restait un privilège de grands seigneurs, et que seuls les gens du peuple étaient soumis à la « dura lex ».

    Aujourd’hui, par un caprice du sort, voilà que la situation s’est brusquement retournée : Tartuffe est pris la main dans le panier et c’est tant mieux !

    On ne traque plus bien sûr « l’hérésie, « la bougrerie », la sodomie » car le langage a changé : on persécute désormais, mais toujours « avec rage et dégoût « la pédophilie », les abus sexuels », les « agressions sexuelles »… sans savoir toujours très bien ce que recèlent ces formules.

    Cependant, ne vous faites aucune illusion sur l’intégrité morale de votre vertueuse société ! Ce n’est certes pas l’effet d’un pur hasard si toutes ces affaires surgissent à présent. En ces temps de disette, la crise économique a réveillé «certains souvenirs » d’enfance et d’adolescence.

    On a mis parfois plus de quarante ans avant de s’apercevoir « où ça fait mal » mais l’église, à tort ou à raison, paye, a payé et payera pour apaiser les fureurs et les cupides exigences de ces cons, bites et culs.

    Gageons donc que si l’espoir de cette manne venait à s’envoler, il y aurait infiniment moins de plaintes.

    « O TEMPORA ! O MORES ! »

    Que l’ont pourrait traduire librement ainsi :

    « SALE EPOQUE ! FOUTUES MŒURS ! »

    B.B.R.

    BBR56@hotmail.com

  • BBR
    août 21, 2010

    Nous faisons votre travail de journaliste puisque vous n’êtes pas capable de le faire correctement.

    Nous vous mettons au défi de publier ce texte intégralement.

    A propos des « ennuis » de Monsieur Franck RIBERI :

    Ce n’est certes pas la sympathie qui nous guide pour prendre le parti de Mr RIBERI. En d’autres circonstances, ni lui, ni ses acolytes, ni sa putain, avec leur Q.I. de gallinacée, ne mériteraient la moindre attention. Mais, comme tant d’autres de nos concitoyens, victimes d’une injustice majeure, ils doivent être défendus contre l’arbitraire moralisateur d’un Etat qui prétend, sous prétexte de « protéger les mineurs » nous dicter nos conduites en matière sexuelle.

    « Comme si, (1) dans le monde d’aujourd’hui, parmi les guerres, les violences de toutes sortes, les misères et les injustices qui déshonorent la planète, il n’y avait pas de problème plus urgent que d’empêcher les gens d’obéir à leurs impulsions sexuelles … »

    Que de « progrès » depuis 1962 ! Si nous ajoutons à ce tableau, toujours d’actualité, la montée en force des obscurantismes religieux, le chantage à l’emploi, savamment orchestré au niveau international, les exactions des banques qui fragilisent les plus pauvres, l’arrogance toujours croissante des profiteurs, la corruption des « élites » politiques, l’état policier, le fichage systématique de chacun d’entre nous… Il est en effet de la plus grande nécessité de nous empêcher de « jouir » même en toute légalité !

    De quoi s’agit-il vraiment ? Pour le comprendre, nous remonterons à l’époque où le gouvernement fasciste de Vichy introduisit dans sa législation puritaine (il fallait protéger la « race ») une discrimination entre les actes homos et hétérosexuels, l’âge légal pour ces derniers étant fixé à 15 ans, et 21 ans pour les autres (rabaissé à 18 ans sous le règne de Giscard).

    Cette discrimination subsista pendant 40 ans ! La Loi Badinter du 4 août 1982, en effet, rétablit la majorité sexuelle à 15 ans pour tous. Simple question d’équité ! Mais aussi, depuis Vichy, 40 années d’injustices !

    Aujourd’hui, par exemple, si une fille de 15 ans peut (même sans accord parental) demander et obtenir la pilule, (Loi Neuwirth) c’est qu’on la juge suffisamment mûre et réfléchie pour exercer son libre arbitre en la matière. Pour un garçon du même âge, c’est encore plus simple : pas de « chimie » ; les capotes sont en vente libre. Alors pourquoi tout ce tintamarre autour d’une fille de 16 ans ?

    C’est que, depuis le vote de la Loi Badinter (que la droite prude, bigote et homophobe (2) n’a jamais pu vraiment digérer) et même bien avant cette date, « gauche » et « droite » ne cessèrent de s’étriper sur ces questions, la droite prétendant incarner la « vertu » et la gauche étant qualifiée de « vicieuse » car estimée trop laxiste en matière de mœurs.

    Avec, en toile de fond, le prétexte si commode de « la protection de l’enfance », le thème si sensible de la « pédophilie », les deux camps s’affrontèrent si violemment sur ces sujets que les uns se radicalisèrent et que la gauche, enferrée dans les chausse-trapes tendues par la droite, y perdit et son âme et ses électeurs. (L’affaire du Coral, l’affaire Doucé … par exemple, ne sont que des points d’orgue de ces escarmouches).

    Si bien qu’à la fin de l’année 2001, le ministre Jospin, l’austère face de Carême, retournant sa veste, oubliant ses beaux discours libéraux d’autrefois, et, toujours, sous prétexte de « protéger les mineurs (encore !) de lutter contre les proxénètes (3), fit voter une nouvelle Loi : Les clients des prostituées de 15 – 18 ans encourront désormais des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 200.000 Euros d’amende !

    Encore une fois, « la protection des mineurs » (si souvent évoquée au bon temps du fascisme) a bon dos. Des Lois nouvelles contre les proxénètes, point n’est besoin, car il y en a assez. Qu’on les applique donc ! Mais il est tellement plus facile de « taxer » le client ! Les proxénètes, eux, bien organisées, souvent insaisissables, savent se mettre à l’abri des investigations policières (4) et de toute évidence aucune Loi ne pourra jamais rien contre la pratique du « plus vieux métier du monde ».

    C’est donc dans ce contexte particulier qu’il faut replacer l’affaire Riberi » Et pour saisir toute l’ineptie de cette « Loi Jospin », prenons l’exemple d’un garçon (ou d’une fille) de 15 ans qui décide en toute liberté et sans être maqué(e) ni contraint(e) en aucune façon, d’échanger ses faveurs contre argent ou cadeaux : Notre bon sens nous fait dire (en dehors de toute préoccupation morale) qu’il s’agit là d’une affaire strictement privée, une relation entre deux êtres dont personne sinon eux-mêmes ne devrait être autorisé à apprécier la valeur. Mais grâce à la « Loi Jospin » », applicable même dans ce cas, voici que s’ouvre la porte à tous les chantages : chantage policier d’abord : Nous savons que cette Loi permet entre autres à la police de soudoyer des « ados » moyennant rétribution, dans les gares notamment, pour appâter le client et le prendre en flagrant délit.

    Et que dire de la « traque » sur Internet ? Là, les coups les plus tordus sont permis. Que dire de ces pratiques sinon qu’il s’agit de « chantage en bande organisée » ? Mais il y a pire encore : Les familles elles-mêmes, grâce à cette Loi, s’autorisent à être les proxénètes de leurs propres enfants : « Mon fils, ma fille, on sait que t’as « fauté », mais on se fout de ta vertu, c’est l’argent qui nous intéresse. Ton cul, ta bite, ton con, ce sera notre banque ».

    Nous avons donc hérité, grâce à cette Loi, d’un Etat – racketteur – maître – chanteur » et, d’autre part de parents maquereaux – de – leurs – propres – rejetons ». Beaux résultats en vérité !

    Mais que manque-t-il donc à présent pour compléter tout cela ? Eh bien, après mûre réflexion, nous allons vous le suggérer :

    Il manque le fameux « réarmement moral » prôné dans les années soixante par un certain F. Buchman, américain de surcroît qui, constatant que la sexualité est à la source de 30 à 90% de tous les péchés (sic) proposa une technique imparable consistant à développer « des sentiments de culpabilité sexuelle » chez les jeunes.

    Nous proposons aussi, pour faire dans la modernité, d’implanter dans le con et dans le cul de chaque enfant une « puce à détection d’ADN ». Ainsi, le « corpus delicti » serait immédiatement établi en cas d’intromission coupable. Mais le rêve de chaque flicaillon de posséder la signature ADN de chacun d’entre nous est loin d’être réalisé ! Alors, profitons des quelques années de liberté qui nous restent pour jouir à notre guise et fouler aux pieds ces Lois sordides (issues des manigances d’une poignée de salopards) et faites par et pour les impuissants, les refoulés, les bigots, les cagots et autres hypocrites.

    (1) Marc Daniel, Arcadie Janvier 1962

    (2) Dont quelques échantillons bien connus s’appellent Foyer, Boutin, Chirac.

    (3) Mais en réalité sous la pression de la droite « vertueuse » et de certains magistrats qui déploraient que l’on ne puisse pas sévir contre les amateurs d »ados ». En fin de compte, pour gommer les effets de la Loi Badinter, faute de pouvoir l’annuler.

    (4) Notamment en collaborant comme « indics » avec la police.

    BBR

    BBR56@hotmail.com

  • BBR56
    décembre 28, 2010

    Au « vert » Cohn-Bendit, réfugié dans le camp des vertueux, de la part des vieux amis de sa « bande ».

    Monsieur Cohn-Bendit, à qui l’on reprochait ses anciens jeux de touche-zizi dans un jardin d’enfants, dit un jour pour se justifier : « Autrefois, on ne savait pas. Maintenant, on sait » Menteuse ! C’est exactement le contraire !

    Aujourd’hui, on ne sait plus rien. On ne sait même plus de quoi on parle. C’est la tour de Babel ! Bientôt, sera traité de « pédophile » le violeur de vieilles dames !

    Demandez-vous par exemple ce que signifient à présent « viol », « abus sexuel », « agression sexuelle » et vous constaterez bien souvent que ces mots sont employés sans aucun discernement et peuvent servir à désigner de simples attouchements, baisers ou caresses qui autrefois n’auraient même pas attiré l’attention.

    Policiers, juges, magistrats imbéciles qui, impuissants à endiguer la vraie délinquance, utilisent la violence d’état au service d’un rigorisme moral aveugle et stupide dont les conséquences et les injustices se font sentir de plus en plus. Société mercenaire et lâche, gangrenée par le conformisme, la haine et la peur, où les relations humaines ne sont tant dégradées que l’on y préfère bien souvent la compagnie de l’animal à celle de l’homme !

    Mais enfin, puisqu’il s’agit « d’enfants innocents » que l’on veut préserver des vilains jeux des adultes, permettez-moi de parler clairement : pour parodier cette tricheuse de Con-Bandit et n’en déplaise aux pédolâtres, sachez donc que les enfants, eux, savent encore très bien ce que nous savons qu’ils savent à savoir : que nous ne pensons qu’à « ça ». Et eux aussi ne pensent qu’à « ça ».

    Les petits garçons, par exemple, rêvent bien plus souvent aux belles cuisses des footballeurs et au « trésor caché dedans », qu’à ce déluge de nichons et de fesses auquel on les soumet. En effet, « vile est, quod licet ! » Si j’emprunte cette maxime à l’aimable Pétrone, c’est pour mieux démontrer que ce matraquage hétéro, qui a pris la forme d’une tyrannie du con ou cono-cratie (excusez ce vilain mot, mais on parle bien de phallo-cratie) a exactement les effets contraires à ceux que l’on souhaite : A voir le nombre de femmes battues, violées, humiliées, de maris poussés à bout qui exécutent leurs propres enfants, tout n’est pas vraiment très rose en hétéro-cono-cratie.

    Jamais les relations entre les deux sexes et leur progéniture ne furent aussi compliquées, tendues, perverses… « vile est, quod licet ! » On se fout des choses permises. Ce que l’on aime passionnément, à la folie, c’est le fruit défendu, « contient interdit », « Isle joyeuse »…

    Donc, chassez Méphisto par la grande porte et il reviendra « in petto » vous tourmenter par la fenêtre.

    B.B.R.
    BBR56@hotmail.com

  • DEON
    mars 28, 2013

    test

  • DEON
    mars 31, 2013

    Lettre suppriee par la censure :

    Au génial inventeur de la C.S.G.

    Michel ROCARD

    La Patrie reconnaissante

    Qu’attend donc Bercy, Monsieur Rocard, pour vous élever une stèle, vous qui avez accouché du matraquage fiscal le plus éhonté qu’ait connu la Vème République ?

    Ce trait de génie, hélas, vous ne l’avez pas toujours… Par exemple, lorsque, dans « valeurs actuelles » vous regrettez que les communautés homosexuelles ne se soient pas contentées du PACS et se soient emparées des symboles qui appartiennent « objectivement » aux hétérosexuels. Objectivement, dites-vous ? Donc, s’il vous plaît, une première objection : d’abord, le PACS, vous le savez bien, n’est qu’un mariage au rabais. Nous voulons les mêmes droits : héritages, donations, pensions, successions… Le mariage hétéro, objectivement cette fois, n’étant plus qu’une affaire de gros sous. L’adoption, la procréation assistée ou pas ne sont que des problèmes annexes puisque ces pratiques sont depuis fort longtemps dissociées du mariage. Sachez en plus que les homos ou les hétéros feront là ce que bon leur semble en dépit de vos Lois et règlements.

    Vous dites aussi, et c’est plus inquiétant, que le mariage gay ne peut qu’aggraver l’antagonisme homos-hétéros.

    Mais, Monsieur Rocard, l’homophobie que vous dénoncez à juste titre, véhiculée ici comme ailleurs par les trois religions du Livre – les trois impostures (1) et aussi bien souvent par une certaine morale laïque tout aussi nocive, cette homophobie dont nous souffrons cruellement n’est que la conséquence directe de l’hétérocratie régnante.

    Mais qu’est-ce donc que l’hétérocratie ? Et ici, je ne saurais faire mieux que de céder ma plume au génial Tony Duvert (2). Je le cite donc (en résumant) « L’hétérocratie : c’est le système où tout hétéro s’estime suffisant et universel. Un ensemble de Lois, de valeurs.. répand et impose – à l’école, dans la famille, les sciences, les lettres, les arts – l’idéologie hétéro de la sexualité, du corps, du comportement, de la sensibilité… Ce qui n’est pas hétéro n’a pas droit d’existence… Sauf exception rarissimes. »

    Et plus loin on peut lire : « Dans le plus favorable des cas, on dit aux homos : vivez comme vous voulez, mais qu’on ne vous voie pas… A vous la nuit, à nous le jour. Ne soyez jamais mieux que tolérés, et alors nous serons tolérants… » (d’après « L’enfant au masculin » page 51 Ed. de Minuit).

    Eh bien, Monsieur Rocard, de ce discours, que vous reproduisez à votre façon, nous n’en voulons plus !

    Nous en avons assez de ce paternalisme malveillant (« ah oui, nos homos, on les aime bien ») qui pue « la cage aux folles ». Nous en avons assez de toutes ces insultes comme par exemple « tapettes » qu’emploie cet imbécile de David Douillet dans son autobiographie (3). Diable ! on se croirait revenu au bon temps de l’étoile rose ! Et dire que cet autre con, Christian Jacob, parle de « provocation » à propos de Mme Taubira pour avoir entre autres dénoncé de tels propos !

    Autre remarque, Monsieur Rocard : vous dites et là nous entrons dans une phase plus comique, que vous avez été « assez révulsé » quand vous avez découvert, sur le tard, ( ?) que « ça » existait : hypocrisie ? mauvaise foi ? Mais enfin, Monsieur Rocard, au cours de vos brillantes études universitaires, n’avez-vous donc jamais étudié, vous le littérateur émérite, le polisseur de belles phrases, des œuvres de Sade, Proust, Gide, Montherlant, Peyrefitte (Roger)… ? Voilà donc une lacune à combler, Monsieur Rocard. Revenez à vos chères études et permette-moi de vous donner un conseil : Lisez par exemple les écrits de John Boswell, de Bernard Sergent, de Maurice Lever. Votre objectivité y gagnera sûrement.

    A présent, une petite anecdote : Dans ma jeunesse, j’ai beaucoup fréquenté le club Arcadie qui, à l’époque était un soutien et un refuge pour nous autres réprouvés. Je fus fort surpris d’y côtoyer un certain nombre d’hommes mariés, pères de famille… etc. Ces hommes, souvent d’un rang élevé, étaient, à cause de leur goût pour les garçons, condamnés à mener une double existence, dans la crainte d’un ragot, d’un chantage ou d’une malveillance. N’oubliez pas, Monsieur Rocard, que ce malheur ça existe plus que jamais. Beaucoup trop de gays, hommes et femmes, sont aujourd’hui dans la même situation : rejet de la famille, peur, conformisme, chantage au mariage, sentiment de culpabilité, violence de l’entourage, rumeurs… Ne pourrait-on pas leur épargner ce fléau social (4) qu’est l’hétérocratie ?

    Et puis, pour terminer, une dernière anecdote :

    En Arcadie, encore, je rencontrai un jour un grand-père tout nouvellement converti aux plaisirs d’Italie et qui cueillait avidement les roses de Sodome.

    Vous voyez donc, Monsieur Rocard, par cet exemple, qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et pour « convertere se » c’est-à-dire : « se retourner ».

    Alors, Monsieur Rocard, vous pouvez vous aussi, si vous le désirez, même à votre âge, retourner la médaille.

    Ce que je vous dis là, je pourrais le dire à bien d’autres : A ce crétin de Douillet par exemple.

    les trois impostures : Moïse, Jésus, Mahomet
    mort dans la misère et l’oubli en 2008.
    Ce misérable a osé intituler son livre : « L’âme du conquérant » en oubliant que : Alexandre, jules César, Richard Cœur de Lion, Condé, Vendôme, De Villars, d’Huxelles, Lyautey, Lawrence d’Arabie… étaient des « tapettes ».
    N’oubliez pas que l’homosexualité fut longtemps considérée comme un fléau social, au même titre que l’alcoolisme ou la tuberculose. (amendement Mirguet dont l’abrogation fut l’un des combats d’Arcadie). Reconnaître aujourd’hui que l’hétérocratie, ce totalitarisme, en est un, serait un juste retour des choses.

    Courriel : BBR56@hotmail.com

  • DEON
    mars 31, 2013

    Lettre supprimee par la censure, elle derange….

    Au génial inventeur de la C.S.G.

    Michel ROCARD

    La Patrie reconnaissante

    Qu’attend donc Bercy, Monsieur Rocard, pour vous élever une stèle, vous qui avez accouché du matraquage fiscal le plus éhonté qu’ait connu la Vème République ?

    Ce trait de génie, hélas, vous ne l’avez pas toujours… Par exemple, lorsque, dans « valeurs actuelles » vous regrettez que les communautés homosexuelles ne se soient pas contentées du PACS et se soient emparées des symboles qui appartiennent « objectivement » aux hétérosexuels. Objectivement, dites-vous ? Donc, s’il vous plaît, une première objection : d’abord, le PACS, vous le savez bien, n’est qu’un mariage au rabais. Nous voulons les mêmes droits : héritages, donations, pensions, successions… Le mariage hétéro, objectivement cette fois, n’étant plus qu’une affaire de gros sous. L’adoption, la procréation assistée ou pas ne sont que des problèmes annexes puisque ces pratiques sont depuis fort longtemps dissociées du mariage. Sachez en plus que les homos ou les hétéros feront là ce que bon leur semble en dépit de vos Lois et règlements.

    Vous dites aussi, et c’est plus inquiétant, que le mariage gay ne peut qu’aggraver l’antagonisme homos-hétéros.

    Mais, Monsieur Rocard, l’homophobie que vous dénoncez à juste titre, véhiculée ici comme ailleurs par les trois religions du Livre – les trois impostures (1) et aussi bien souvent par une certaine morale laïque tout aussi nocive, cette homophobie dont nous souffrons cruellement n’est que la conséquence directe de l’hétérocratie régnante.

    Mais qu’est-ce donc que l’hétérocratie ? Et ici, je ne saurais faire mieux que de céder ma plume au génial Tony Duvert (2). Je le cite donc (en résumant) « L’hétérocratie : c’est le système où tout hétéro s’estime suffisant et universel. Un ensemble de Lois, de valeurs.. répand et impose – à l’école, dans la famille, les sciences, les lettres, les arts – l’idéologie hétéro de la sexualité, du corps, du comportement, de la sensibilité… Ce qui n’est pas hétéro n’a pas droit d’existence… Sauf exception rarissimes. »

    Et plus loin on peut lire : « Dans le plus favorable des cas, on dit aux homos : vivez comme vous voulez, mais qu’on ne vous voie pas… A vous la nuit, à nous le jour. Ne soyez jamais mieux que tolérés, et alors nous serons tolérants… » (d’après « L’enfant au masculin » page 51 Ed. de Minuit).

    Eh bien, Monsieur Rocard, de ce discours, que vous reproduisez à votre façon, nous n’en voulons plus !

    Nous en avons assez de ce paternalisme malveillant (« ah oui, nos homos, on les aime bien ») qui pue « la cage aux folles ». Nous en avons assez de toutes ces insultes comme par exemple « tapettes » qu’emploie cet imbécile de David Douillet dans son autobiographie (3). Diable ! on se croirait revenu au bon temps de l’étoile rose ! Et dire que cet autre con, Christian Jacob, parle de « provocation » à propos de Mme Taubira pour avoir entre autres dénoncé de tels propos !

    Autre remarque, Monsieur Rocard : vous dites et là nous entrons dans une phase plus comique, que vous avez été « assez révulsé » quand vous avez découvert, sur le tard, ( ?) que « ça » existait : hypocrisie ? mauvaise foi ? Mais enfin, Monsieur Rocard, au cours de vos brillantes études universitaires, n’avez-vous donc jamais étudié, vous le littérateur émérite, le polisseur de belles phrases, des œuvres de Sade, Proust, Gide, Montherlant, Peyrefitte (Roger)… ? Voilà donc une lacune à combler, Monsieur Rocard. Revenez à vos chères études et permette-moi de vous donner un conseil : Lisez par exemple les écrits de John Boswell, de Bernard Sergent, de Maurice Lever. Votre objectivité y gagnera sûrement.

    A présent, une petite anecdote : Dans ma jeunesse, j’ai beaucoup fréquenté le club Arcadie qui, à l’époque était un soutien et un refuge pour nous autres réprouvés. Je fus fort surpris d’y côtoyer un certain nombre d’hommes mariés, pères de famille… etc. Ces hommes, souvent d’un rang élevé, étaient, à cause de leur goût pour les garçons, condamnés à mener une double existence, dans la crainte d’un ragot, d’un chantage ou d’une malveillance. N’oubliez pas, Monsieur Rocard, que ce malheur ça existe plus que jamais. Beaucoup trop de gays, hommes et femmes, sont aujourd’hui dans la même situation : rejet de la famille, peur, conformisme, chantage au mariage, sentiment de culpabilité, violence de l’entourage, rumeurs… Ne pourrait-on pas leur épargner ce fléau social (4) qu’est l’hétérocratie ?

    Et puis, pour terminer, une dernière anecdote :

    En Arcadie, encore, je rencontrai un jour un grand-père tout nouvellement converti aux plaisirs d’Italie et qui cueillait avidement les roses de Sodome.

    Vous voyez donc, Monsieur Rocard, par cet exemple, qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et pour « convertere se » c’est-à-dire : « se retourner ».

    Alors, Monsieur Rocard, vous pouvez vous aussi, si vous le désirez, même à votre âge, retourner la médaille.

    Ce que je vous dis là, je pourrais le dire à bien d’autres : A ce crétin de Douillet par exemple.

    1 – les trois impostures : Moïse, Jésus, Mahomet

    2 – mort dans la misère et l’oubli en 2008.

    Ce misérable a osé intituler son livre : « L’âme du conquérant » en oubliant que :

    Alexandre, jules César, Richard Cœur de Lion, Condé, Vendôme, De Villars, d’Huxelles, Lyautey, Lawrence d’Arabie… étaient des « tapettes ».

    N’oubliez pas que l’homosexualité fut longtemps considérée comme un fléau social, au même titre que l’alcoolisme ou la tuberculose. (amendement Mirguet dont l’abrogation fut l’un des combats d’Arcadie). Reconnaître aujourd’hui que l’hétérocratie, ce totalitarisme, en est un, serait un juste retour des choses.

    BBR56@hotmail.com

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    mai 9, 2015

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