Merci qui?

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Nicolas Sarkozy se félicite devant ses ministres de sa bonne intuition quant au nouveau statut  de France Télévisions. Car en supprimant la pub sur les chaînes publiques, à qui l’on alloue désormais des recettes garantis, (taxes et redevance), ce qui est un luxe en ces temps de disette budgétaire, il dit avoir sauvé France Télés de la faillite. Ce n’est pas faux. La crise économique qui frappe durement l’ensemble du secteur télé, (TF1 en sait quelque chose), et la dépression du marché publicitaire, auraient fait des ravages sérieux dans les chaînes publiques si l’Etat, et son arsenal de taxes, ne colmatait les brèches. Du coup, ce qui pouvait apparaître comme une loi gadget il y a un an se révèle aujourd’hui plutôt salvateur pour un groupe qui promet le retour à l’équilibre en 2012.

 
Délicieux, le sondage réalisé par le journal Mon Quotidien auprès d’ enfants de CM1 à la 5e. Interrogée sur l’avenir de la presse écrite, une majorité de ces chères têtes blondes va à contre-sens de bien des lieux communs développés sur la question: elle se dit ainsi convaincue que les journaux seront là dans 20 ans ! Outre le fait que l’on peut lire facilement la presse partout, (« dans le bus », « chez soi », « aux toilettes »…), cette génération nourrie à la Playstation et à la Nitendo avance un argument désarmant: l’électricité, disent-ils,   n’est pas indispensable pour lire un journal. Un média écolo en somme…
 
 
 


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 Le Quai d’Orsay a donc déposé une plainte contre X et déclenché une enquête interne après que le Canard Enchaîné ait publié le contenu de télégrammes classés secret défense. Ce qui semble gêner le Quai dans cette affaire, c’est moins les fuites elles-mêmes, que le contenu de ces fameux télégrammes qui éclairent d’un jour cruel les contradictions, le double-langage et certaines contre-vérités de la diplomatie française, des contradictions dérangeantes qui resteraient enfouies si la presse, et le Canard Enchaîné en l’occurrence, ne mettait son nez dans les coulisses de nos ambassades et de leurs télégraphistes. 
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2 Comments
  • chris
    juin 3, 2009

    Cette méthode fait parti du kit « libéral ». Créer une situation pour mieux liquider ensuite.

    Prenez une entreprise publique qui fonctionne pas trop mal, demander lui d’en faire plus quitte à ce que l’état aide plus et donc fasse de la dépense et aujourd’hui du déficit.
    Quelques années après un travail de discrédit savamment organisé en parallèle sur cette entreprise il faut hurler qu’il n’est plus possible qu’un état maintienne cette dépense, en nous demandant si c’est ce bien le job d’un état moderne?
    Au final quand les esprits sont biens préparés on liquide.Tout ou partie.

  • GED
    juin 3, 2009

    Comme le dirai P. Cohen c’est l’exemple même d’une réforme Sarkozy, on fait la réforme pour favoriser les chaînes privées un soir de réveillon, on ne réfléchit pas et on l’annonce tout de go. Puis on s’aperçoit que celle-ci produit l’effet inverse de celui souhaité, alors on se vante d’un résultat inverse à celui prévu. On peut prendre plein d’exemple, la carte de famille nombreuse, la réforme des régimes spéciaux ….