Fin de règne.

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L’après Carolis a démarré à France Télévisions où le climat se délite. Scénario classique dans cette maison habituée tous les cinq ans à la valse de ses dirigeants, chacun prend date pour la suite, bétonne ses positions et flingue en coulisse un tandem dirigeant ( Carolis-Duhamel) appelé à quitter ses fonctions à l’été 2010. Cruelle fin de règne, comme toujours. Patrick de Carolis, qui aura bien mieux achevé son mandat qu’il ne l’a démarré, va vivre ainsi cette dernière année de plus en plus isolé, sachant que beaucoup dans l’entreprise qu’il dirige (cadres, journalistes et syndicats), s’apprêtent à tourner la page bien avant l’expiration proprement dite de son mandat. Une ritournelle connue et du déjà vu, maintes fois par le passé dans cette maison habituée à chanter la Carmagnole. Instables par nature, ces derniers mois voient en effet les candidats à la succession de Carolis jouer des coudes dans les allées du pouvoir, même si à l’Elysée on semble à l’heure d’aujourd’hui dans le brouillard absolu: aucun nom, en effet, n’a véritablement émergé à ce jour.
 

En attendant, en interne à France Télés, cela commence à sentir le sapin. Dans l’entourage de Patrick de Carolis certains responsables d’unité de programmes et pas des moindres déjeunent avec des personnalités en piste pour le poste ou tentent d’approcher des conseillers de Nicolas Sarkozy, afin de prendre le pouls du Château. Qui ? Pourquoi lui ? Comment ? Dans ce climat un brin délétère les représentants du personnel jouent un rôle clé. C’est ainsi que la quarantaine de nominations qui devaient intervenir dans le cadre du changement de statut de France Télévisions, devenu entreprise unique, est décalée de mois en mois, les différents instances représentatives de France Télés usants de tous les artifices de procédure pour repousser la mise en place d’un nouvel organigramme dirigeant destiné à être inévitablement détricoté avec l’arrivée d’un nouveau PDG, en août 2010.

Quant à Patrick de Carolis, attelé à la réforme de son entreprise, qu’il mène au pas de charge et plutôt bien, il entend laisser sa maison en bon ordre, avant de partir pour d’autres cieux. N’ayant plus aucun espoir quant à une vague chance d’être reconduit au poste qu’il occupe, rejoindra t-il M6 où son PDG, Nicolas de Tavernost, lui déroulerait volontiers le tapis rouge? Réponse dans un an.  

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