Que restera t-il de ce 11 novembre?

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La scène se voulait inédite: un président français et un chancelier allemand réunis pour commémorer le 11 Novembre, l’armistice de la guerre de 1914-1918. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont retrouvés mercredi matin au pied de l’Arc de Triomphe, devant la tombe du soldat inconnu, à Paris. Solennel, le président français a qualifié la venue de la chancelière allemande de "geste exceptionnel d’amitié", avant d’établir lui-même la comparaison avec la rencontre entre Helmut Kohl et François Mitterrand, sur le site de la bataille de Verdun, en 1984.

 

 

 

 
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En évacuant  cette image encombrante, Nicolas Sarkozy pensait sans doute clore le sujet et éviter les comparaisons à l’emporte-pièce, cela n’a pas pu être le cas : l’ombre des deux hommes se tenant par la main n’a cessé de hanter la cérémonie, comme un mirage obstiné.
Le choc des photos…L’histoire aime à se nourrir ainsi d’images et de symboles. Mais  celle de Nicolas Sarkozy, plaçant ce 11 Novembre sous le signe de la réconciliation franco-allemande, ne pouvait que se télescoper avec deux autres clichés scellés à jamais dans la mémoire collective. Il y avait donc un risque à ce que l’image du couple Sarkozy-Merkel, se tenant côte à côte au pied de l’Arc de Triomphe, fasse l’effet d’une pale copie comparée à celles demeurées célèbres: Adenauer-De Gaulle, en 1962, à Cerny-en-Laonnois, Mitterrand-Kohl, en 1984, à Verdun… 

 

 

 
 
 
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 L’instrumentalisation du passé est ainsi chose courante chez Nicolas Sarkozy, qui aime ainsi à s’emparer des symboles et des  grandes figures qui composent notre patrimoine politique et viennent saturer ses discours:  Jeanne d’Arc, Léon Blum, Jean Jaurès, Jules Ferry, de Gaulle, Guy Môquet…il picore ici et là et ces figures se déplacent au rythme de ses captations, de ses  manifestations publiques et de sa course aux suffrages. La référence historique sert ici à se bâtir une stature et à  s’inscrire dans la continuité…Mais l’émotion n’y est pas, la magie est absente, personne n’y adhère, même les chaînes de télévision ne parviennent pas à donner du sens et  une dimension à l’événement pauvrement restitué. Et si  celui-ci a été de taille, ce 11 novembre, à Paris, la photo censée immortaliser la scène «pour l’Histoire», ne rejoindra jamais les manuels.

 

 

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4 Comments
  • GED
    novembre 12, 2009

    Pour la photo avait-il choisi Merkel pour sa taille?

  • Bulle
    novembre 13, 2009

    On se souvient aussi de la photo où le fils de Nicolas Sarkozy se tenait sous son bureau comme John John sous celui de son papa… On se souvient de Carla Bruni déguisée en Jackie Kennedy. Comme si, être président de la République, c’était un jeu de rôles.

  • michael
    novembre 13, 2009

    Le problème c’est qu’on se doit de se souvenir de l’histoire mais ces deux guerres mondiales elles sont derrières nous. Elles datent du siècle dernier. Citez moi un poilu de la guerre de 14/18 encore vivant? Et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale ils ont quel âge aujourd’hui plus de 70 ans….On se doit de se souvenir mais à force de trop regarder dans le rétroviseur on finit par ne plus avancer. J’ai vu comme beaucoup Apocalyspe ou la Guerre en couleur….ce sont des chefs d’oeuvres mais il ne se passe pas une journée sans qu’une chaine de télévision nous rabache de documentaires sur ces périodes….C’est peut être un peu trop? non?

  • anderea
    novembre 13, 2009

    *j’ai surtout souffert pour elle au moment de la marseillaise..c’est bien Hongrois y a pas photo..
    Verdun et le soldat inconnu!
    *et oui à regarder derriere soi on ne voit que le chemin parcouru…oui je sais y bien un marrant qui va me dire qu a chaque fois qu on se retourne on l’a dans le dos.