Colère de France Télévisions après les propos du patron des armées.

par 2commentaires No tags 0

"J’en appelle à la responsabilité de chacun"
 

Invité ce matin de Jean-Pierre Elkabbach, le chef d état major des armées, Jean-Louis Georgelin, a tenu à l’égard des journalistes enlevés en Afghanistan des propos qui ont déclenché la colère des dirigeants de France Télévisions.

 

Après Claude Guéant, qui avait mis en cause les risques pris par cette équipe de France 3, c’est au tour de ce haut gradé de pointer du doigt ces mêmes journalistes, estimant que leur recherche avait couté à ce jour à l’Etat 10 millions d’euros.

 

Un argument scandaleux qui a obligé France Télévisions à réagir vivement. Voilà plusieurs jours que la direction de France Télés et le Quai d’Orsay s’échinent et œuvrent discrètement en coulisses afin de récupérer des journalistes qui n’ont fait que leur travail. Et voilà que le plus haut gradé de l’institution militaire s’autorise à mettre les pieds dans le plat de la manière la plus stupide et la plus indigne. Quitte à compromettre leur libération.

Est-ce en raison de sa mise à la retraite prochaine que Jean-Louis Georgelin s’est cru autoriser à prononcer de tels propos irresponsables? Où ce général 5 étoiles a t-il voulu faire preuve d’un peu de zèle en épousant la ligne de l’Elysée où Nicolas Sarkozy s’est montré également sévère à l’égard des trois journalistes enlevés en Afghanistan?

0
2 Comments
  • cedric
    février 21, 2010

    . La réglementation particulière imposé aux Haïtiens à l’entrée des départements d’outre-mer français.
    Alors que la France se gargarise de grands principes et de « continuité territoriale », le visa d’entrée en France pour un Haïtien n’est valable ni en Guadeloupe ni en Martinique, ni en Guyane. Un second visa doit être accordé par le préfet de ces départements, qui agit dès lors comme pouvait agir le gouverneur d’une colonie au temps de l’esclavage. Ces mesures résultent de la hantise de la France esclavagiste de voir ses colonies contaminées par le virus de la liberté dont le germe s’était développé en Haïti.

    8. La symbolique vexatoire.
    La France a donné à l’aéroport de Cayenne en Guyane le nom de Rochambeau, le général qui tenta d’exterminer les Haïtiens en les gazant au souffre et en les livrant à des chiens dressés à dévorer les « nègres ».

    9. La volonté constante d’empêcher Haïti de se développer.
    La politique de la France à l’égard d’Haïti depuis 1802 est de s’en servir comme d’un épouvantail pour les Français d’outre mer qui songeraient à l’indépendance. De ce fait, la prétendue « coopération » n’a toujours été qu’un mélange de saupoudrages, de mesures factices, et d’actions de déstabilisation. On notera que les Français descendants d’esclaves sont systématiquement écartés depuis 1802 de toutes responsabilités liées à la politique française à l’égard d’Haïti.

  • garbage
    février 23, 2010

    je trouve que ce général emploi les termes qui conviennent pour stigmatiser l’irresponsabilité des journalistes qui ne cherchent en fait que le scoope pour gagner beaucoup d’argent se souciant peu de ce que va coûter aux contribuables, leur libération !…Est-ce que les journalistes volent au secours des militaires lorsqu’ils sont en danger, au contraire, ils compliquent souvent leur tâche en dévoilant certaines informations ou en collaborant avec l’ennemi !… Bravo mon Général !…