En attendant France Télévisions, le Paf fait le dos rond.

par 4commentaires No tags 0

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Les incertitudes sur la suite de la présidence de France Télévisions, où tout le monde attend la fumée blanche de l’Elysée qui annoncera sous quinzaine le nom du successeur de  Patrick de Carolis, ont pour première conséquence de geler le marché des transferts. Alors que chaque printemps voit le paf s’ébrouer dans un mercato toujours agité, 2010 sera placé  sous le signe de l’austérité.

A cela plusieurs raisons.
France Télévisions d’abord : Patrick de Carolis étant sur le départ et dans ses cartons, il ne s’y  passe plus rien. Le PDG de France Télévisions, qui semble avoir à cœur de laisser sa maison en bon ordre, va tout juste tenter de boucler sa négociation sur la  nouvelle convention collective, (l’un de ses engagements), mais pour le reste, lever le pied. Sachant que l’avenir des chaînes publiques ne lui appartient plus et que son successeur sera à sa place, dans son fauteuil, d’ici à la fin juillet, l’intéressé expédie les affaires courantes entre deux apparitions à Roland-Garros. Inutile d’aller ferrailler sur le marché des animateurs et des journalistes en vue de renforcer des grilles de programmes qu’une nouvelle équipe s’apprête à prendre en main.

C’est d’ailleurs un climat de fin de règne, tout en apesanteur, qui baigne les étages de la maison France Télés. L’un de ses cadres dirigeants me confiait cette semaine,  un brin amusé, que s’il y a encore quelques semaines il suffisait d’appuyer sur le bouton vert pour qu’un ordre soit exécuté, aujourd’hui plus rien ne se passe: les troupes ont la crosse en l’air, les parapheurs s’empilent et chacun fait le dos rond en rasant les murs. C’est le temps de toutes les petites lâchetés et des retournements de veste à vitesse supersonique, des petites phrases et des combines de couloirs: chacun tente de se placer dans le prochain wagon, sans savoir qui sera demain aux manettes, en tête de train. Hier respecté, le «président Carolis» n’est plus qu’un patron en sursis à l’autorité déclinante.
Si bien qu’il ne faut pas s’attendre à de profonds bouleversements dans les grilles de rentrées des chaînes du groupe, l’équipe sortante se bornant à reconduire, peu ou prou, les grilles existantes sans effets d’annonce et de manches. La nouvelle équipe dirigeante n’aura pas d’autres choix que d’entériner l’héritage et c’est seulement à la fin de l’année que les premières vraies modifications devraient intervenir après un audit de l’ensemble.  
 

Même tonalité du côté des groupes  M6 et TF1 où, crise économique oblige, on serre les boulons sur fond d’audiences en dents de scie. L’heure est plutôt à la déprogrammation de ce qui ne marche pas qu’aux annonces fracassantes et aux transferts retentissants. Les animateurs s’accrochent à leurs sièges sans grand espoir d’être débauchés ailleurs: s’en est bien terminé des grandes transhumances estivales d’antan… 
 

Même chose, enfin, dans l’univers de la radio où l’argent, là aussi, ne coule plus à flot. Europe 1 ne semblent pas se préparer à des rentrées tonitruantes. Tandis que France Inter, où Nicolas Demorand abandonne la matinale et Stéphane Guillon sa chronique, retrouve un climat de tensions. Une fin de saison atone et morose pour l’ensemble d’un secteur audiovisuel sauvé par le dynamisme d’une chaîne, Canal+, qui aura incontestablement marqué l’année avec un enchaînement miraculeux de programmes de très grandes qualités. Un Canal+ grand cru.  
 

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4 Comments
  • mouche
    juin 2, 2010

    pourquoi tant de fautes dans vos billets ? relisez-vous ou prenez des cours !!!!

  • anderea
    juin 3, 2010

    _DE_CAROLIS ne rentre pas dans les cartons! et il a plusieurs cordes à son arc ;je l’aime beaucoup et je ne sais pas si le suivant aura autant de classe et d’intelligence de coeur
    oui sale temps pour les mouches qui volent le ventre en l’air

  • Me Capello
    juin 4, 2010

    Cher renaud Revel,

    Je suis un lecteur assidu de vos articles. Cependant, à l’instar de Mouche, mon oeil bute sur chacune de vos fautes d’orthographe et la forme obère alors le fond. Pouvez-vous s’il vous plaît faire relire vos papiers à un secrétaire de rédaction pour le confort de vos lecteurs ?

  • Russell Armstrong
    février 1, 2011

    Almost all of the things you state happens to be astonishingly precise and that makes me wonder why I had not looked at this in this light previously. This article really did turn the light on for me as far as this issue goes. But at this time there is just one issue I am not too comfy with so while I make an effort to reconcile that with the main theme of the point, let me see exactly what the rest of the visitors have to point out.Well done.