Affaire Woerth: Le Monde suspecte des écoutes et porte plainte contre X.

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L’édition du Monde de ce jour annonce que le quotidien va porter plainte contre X, suite à la découverte de la mise en place supposée d’une série d’enquêtes de police, diligentées par l’Elysée et destinées à savoir qui informe ce journal sur les dessous de l’affaire Woerth-Bettencourt.

Selon le Monde, les enquêteurs de la DGPN, ainsi que des services de la Direction centrale du renseignement Intérieur, (DCRI), auraient été mis à contribution. Des méthodes, si elles étaient confirmées, qui sont contraires aux règles en vigueur et qui enfreignent la sacro-sainte règle de la protection des sources, laquelle a fait dernièrement l’objet d’une réforme du code pénal.  

« En faisant mener une enquête par la police pour tenter d’identifier la source de notre journaliste », écrit Le Monde, «l’exécutif a donc clairement enfreint la loi relative à la protection du secret des sources des journalistes, dispositif qu’il avait pourtant renforcé par la loi du 4 janvier 2010. Aux termes de cette loi, « est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources le fait de chercher à découvrir les sources d’un journaliste au moyen d’investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d’identifier ces sources ». Par ailleurs, ajoute le texte, « il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie, et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi ».

Tout cela n’a en fait rien de très surprenant. Véritable bombe à retardement, l’affaire Woerth reste un boulet pour l’Elysée qui doit faire face depuis des semaines à un tir de barrage en règle. Et chaque jour qui passe voit la presse alimenter une affaire à tiroirs, qui semble loin d’être close et dont personne ne peut dire comment elle se terminera et jusqu’où elle ira.

L’Elysée dans cette affaire soupçonne tout le monde: des magistrats ou des hauts fonctionnaires proches du PS ; des villepinistes en place dans des cabinets ministériels ; ou d’obscurs conseillers techniques au sein des ministères de la Justice ou du Budget, décidés à atteindre l’executif. Dans ce climat de chasse à la «balance», il n’est pas surprenant que l’on déploie au plus niveau de l’Etat des méthodes de basse police. Filatures et écoutes téléphoniques ont toujours fait partie de l’arsenal, _ sous la gauche, hier, sous la droite, aujourd’hui. Et la déflagration de l’affaire Woerth pourrait fort bien avoir eu pour effet de mettre en branle l’ensemble des services de renseignements de ce pays.

 

Ce dont je suis quasi convaincu, ayant été impliqué il y a deux ans, dans une affaire autrement plus bénigne,_ qui mettait en cause un ancien confrère, Marc Francelet. Celle-ci fit l’objet d’une enquête de la Brigade financière, laquelle disposait tout simplement d’écoutes téléphoniques, sur lesquelles je figurai à ma grande surprise, des écoutes sans grandes valeurs et que les enquêteurs me firent entendre dans leurs locaux. Jolies pratiques, belle époque…    

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3 Comments
  • thierry
    septembre 14, 2010

    Bonjour REVEL
    pour moi vous représentez la classe journalistique de gauche haineuse
    certes les blogeurs de gauche vous vénérent et après??
    en fin de compte le costume de chroniqueur mondain façon VOICI chez MORANDINI vous sied bien!!

    PS il est normal qu’on surveille le boulot des journalistes militantisme de gauche prêts à tout!!

  • zabeillon
    septembre 14, 2010

    cher renaud revel,une question me taraude: moi je suis medecin et tenue au secret professionel.Admetons que je decouvre que le dossier medical d’un de mes patients a été communiqué à la presse et que chacun peut le consulter en ouvrant le journal du soir! je fais une enquête et je decouvre que c’est ma secretaire(elle aussi tenue au secret professionel de part la loi) qui l’a donné à un journaliste! je la vire bien sur pour faute lourde mais ai je ainsi enfreint la loi sur la protection des sources???? et le journaliste non tenu au secret professionel a t il le droit d’utiliser une source qui elle devrait le respecter???
    merci de me repondre

  • nom
    novembre 10, 2010

    Vous n’avez peut-être pas participé à ces pratiques mais d’autres oui, comme ceux qui viennent pleurer aux barbouzes mais qui les accueillaient dans leurs rédactions !!!