Laurent Joffrin chargé de marier le Nouvel Obs et Libération.

par 4commentaires No tags 0

Le directeur de Libération, Laurent Joffrin, sur le départ?  La rumeur, très forte depuis ce matin, l’annonçait aux commandes du Nouvel Observateur, où il on le disait en partance pour remplacer Denis Olivennes, débauché par Arnaud Lagardère et installé au premier janvier prochain aux manettes d’Europe 1.

L’arrivée, ou plutôt le retour, de Laurent Joffrin au Nouvel Obs n’aurait pas été, à proprement parlé, une surprise, Claude Perdriel, propriétaire et fondateur de l’hebdomadaire entretenant d’anciennes et solides relations avec celui qui est aujourd’hui au coeur des grandes manoeuvres qui agitent ces deux publications.

Car l’autre hypçothèse dévoilée et qui n’est pas incompatible avec la première, va consister à rapprocher les deux titres, un projet qu’avait esquissé Claude Perdriel durant l »été, après avoir échoué dans sa tentative de rachat du groupe Le Monde. 

Dans un communiqué publié en fin de matinée, le patron de l’Obs explique  ainsi que «suite à l’augmentation de capital de Libération annoncée ce jour», il a rencontré Édouard de Rothschild, actionnaire à hauteur de 36 % de Libération. Et que les deux hommes ont « décidé d’engager une discussion en vue d’une collaboration entre les deux titres« . Avant d’ajouter qu’ils ont chargé Laurent Joffrin « d’étudier toutes les possibilités de coopération»

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4 Comments
  • dédé
    décembre 3, 2010

    Joffrin, du parti « à gauche toute », vous plaisantez? Celui q ui a fait de Carla sa rédactrice en chef? Il va droitiser, comme il l’a fait à Libé, encore plus le Nouvelobs.

  • thieery
    décembre 3, 2010

    mdr le bobo de ST GERMAIN DES PRES alias JOFFRIN change de crémière ……dorée!!!

  • Jean-Jacques Bernard
    décembre 3, 2010

    De la presse en difficulté financière permanente, il faut s’attendre à d’autres bouleversements. Mais ce qui importe c’est la capacité pour elle à accomplir un
    travail d’enquête approfondie, des reportages de qualité. Jusqu’alors, le Nouvel Obs et Libé l’ont fait de manière plus exemplaire que de nombreux autres titres. Leur rapprochement, s’il est synonyme d’exigence nouvelle, d’augmentation de moyens pour l’analyse et la quête de sources fiables, ne peut qu’être salué. Joffrin connait bien les deux boutiques. Il peut y faire du bon boulot. Olivennes, passé en un rien de temps de la Fnac à Canal, puis de l’Obs à Europe 1, semble étrangement opportuniste et pressé. Il arrive dans le groupe Hachette au moment où Le journal du Dimanche change, où Europe1 stagne et surtout où se prépare une campagne présidentielle déterminante. Mais l’homme n’a jamais rien inventé dans les médias, ni rien mené à maturité.
    Il lui reste sérieusement des preuves à faire sur la course de fond.
    Pour l’Obs et Libé, le temps long de l’hebdo, le temps court du quotidien peuvent être salutaires l’un à l’autre, si toutefois les deux titres ne fusionnent pas, ce qui serait une pure perte. Il faut que leur rapprochement ne soit que logistique, financier et publicitaire. Il y a, dans ces domaines, toujours des économies d’échelle à faire. Il faut veiller en revanche à ce que les rédactions n’en pâtissent pas. Qu’au contraire elles se développent et restent indépendantes, vigoureuses, plus riches en moyens puisque les coûts matériels fixes seraient mis en commun.Très vite, une société commune des rédacteurs devrait se mettre en place.Nous avons tous besoin d’un grand journalisme d’enquête. Et ce n’est pas la farce actuelle autour des « sites sociaux » qui nous montre la voie du vrai reportage.

  • Bournemouth SEO
    janvier 9, 2011

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