Nicolas Sarkozy à propos du couple Kouchner-Ockrent? "Je les ai suffisamment gavés!"

par 5commentaires No tags 0

C’est le 20 janvier que le Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur, entité qui coiffe France 24, RFI et TV5, se réunira, alors que le feu continue à couver sur fond de bras de fer entre Alain de Pouzilhac, le PDG, et Christine Ockrent, dont le sort est maintenant suspendu à une décision politique.

Décidée à ne rien lâcher et à tenir, bec et ongles, malgré une motion de défiance, l’hostilité d’une majorité de journalistes et de l’ensemble des syndicats de l’entreprise, la «Reine Christine» s’accroche à son siège. Mais c’est à l’Elysée que les choses se passent désormais. C’est au sein du cabinet de Nicolas Sarkozy que va se décider le sort de celle que vient de soutenir Frédéric Mitterrand, qui a salué, samedi sur Canal+, le courage et la force de caractère de l’intéressée. Mais pouvait-il dire autre chose, alors que le dossier lui échappe.     

Car Nicolas Sarkozy n’a pas tout à fait la même vision des choses. Le chef de l’Etat, qui a rayé de ses tablettes le couple Kouchner-Ockrent, n’est pas du tout enclin à faire le moindre cadeau à l’épouse de son ancien ministre des Affaires étrangères, congédié sans beaucoup d’égards lors du dernier remaniement. A l’un de ses proches conseillers, approché par mes soins ces jours-ci, il confessait sans la moindre nuance : «je les ai suffisamment gavés ces deux là!». Au-delà de la délicatesse de l’expression, c’est le sentiment affiché de n’avoir que faire du « french doctor » et de son épouse.

L’Elysée reste pourtant embarrassé: car comment sortir de ce bourbier sans donner l’impression de plier sous la pression et les injonctions des journalistes de France 24, en offrant à Alain de Pouzilhac la tête de celle dont il souhaite ardemment le départ. Pour intenable qu’elle soit, la situation de Christine Ockrent, -qui reste engluée dans une affaire d’espionnage interne partiellement élucidée-, ne doit pas conduire l’Etat à trancher dans une querelle de personnes.

Si Nicolas Sarkozy ne lèvera pas le petit doigt pour sauver Christine Ockrent de la noyade, il ne veut apparaitre comme celui qui aura favorisé un camp contre un autre. A minima, les représentants de l’Etat au sein du Conseil d’administration demanderont le 20 janvier à Alain de Pouzilhac que l’ordre soit rétabli dans la maison qu’il dirige. Quant au sort de Christine Ockrent et à sa sortie de France 24, sauf nouvelle explosion en interne et aggravation de la situation, il se peut maintenant, qu’ils fassent l’objet d’une transaction avec l’exécutif

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5 Comments
  • Wilco
    janvier 11, 2011

    Et s’ils partaient tous les deux !

  • Savonarole
    janvier 12, 2011

    En son temps, le faux procès des Ceaucescu dans une salle de classe et sur des tabourets, m’avait semblé une parodie de Justice.
    Mais, aujoud »hui, ces deux là , Ockrent-Kouchner, méritent un passage au goudron-plumes pour tout purgatoire, .
    Soudain, la phrase de N. Sarkozy est tellement vraie, brutale et vulgaire, qu’on ne peut douter qu’il l’ait bien dite.

  • lorenzo
    janvier 13, 2011

    Gavés, certes ils l’ont été. Mais pas suffisamment si l’on en croit la nouvelle affectation de Kouchner. Il y a suffisamment de mécontents dans le pays pour se méfier du pouvoir de nuisance de l’un ou de l’autre.

  • street fighter
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