Stéphane Collaro et plusieurs personnalités en guerre contre la banque Transatlantique.

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L’ancien journaliste et animateur Stéphane Collaro, la comédienne de TF1, Mimi Mathy, ainsi qu’un certain nombre de personnalités, dont l’ancien chef très étoilé, Philippe Legendre, ont assigné en justice l’une des banques de gestion privée les plus anciennes de France, la Transatlantique, ainsi  que l’une de ses filiales, Coré Gestion.

Ils estiment avoir été trompés par cet établissement bancaire qui les auraient entraînés dans des investissements hasardeux. Ironie de l’histoire, c’est au  moment où l’on apprend  cette information que la banque en question s’offre une vaste campagne de pub dans la presse.   

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4 Comments
  • kiditout
    février 2, 2011

    Ils nous ont fait rire et maitenant ils vont nous faire pleurer,je pense qu’il faudrait que la solidatité nationale fasse quelquechose ,et Mr Coppé a bien pris en compte ce probleme en envisageant d’augmenter la TVA .

  • Coquelicot
    février 3, 2011

    La plupart des français n’ont pas les problèmes de ces vedettes, vu qu’eux n’ont plus de pognon en fin de mois et même avant.
    Ces vedettes n’en ont donc jamais assez, faut encore qu’elles placent leur fric pour penser en retirer un max …
    En quand ça ne marche pas comme prévu voilà qu’ elles nous font un caca nerveux … LOL
    En espérant quoi, que leur ami de l’ Elysée vienne à leur secours pour leur rendre leur bel argent disparu, avec les inté^rêts promis ?

    Voilà qui me rappelle l’affaire d’ Enrico Macias ruiné pour avoir perdu les 20 000 000 d’ € qu’il avait investi dans une banque à l’étranger en vue de faire des travaux dans sa maison . 20 000 000 d’ € de travaux ???

    Mais ils vivent sur quelle planète ces gens ????

    Tiens , on ne les entend jamais ceux qui investissent en bourse et gagnent gros, eux ne viennent pas s’étaler pour demander à qu’on les impose un peu plus .

    Collaro and Co voudraient nous faire pleurer sur leur sort ?

    elle gagne combien pour tourner un épisode de Joséphine Mme Mathy, 200 000 €, + encore ?

  • marcantoine
    février 3, 2011

    Liberté, Egalité, Fraternité : quel avenir pour l’économie ? quel avenir pour nos enfants ? quel avenir pour l’ état-nation ?
    par MARCO

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    Devant la complexité de la crise économique, de ses conséquences, de son explication et ce même chez les professionnels, il nous est apparu important de répondre à vos attentes, à vos interrogations.
    Nous avons voulu volontairement organiser ces conversations sous forme de questions / réponses de manière à simplifier au maximum la portée de nos assertions.
    * Pourquoi le travail ne paie plus ? Voilà une vaste question à laquelle nous allons tenter de répondre.
    *

    L’ enrichissement, en ce sens que nous considérons que c’ est le moteur du bien être des individus (ce qui peut être matière à débat, mais ca dépasse largement le cadre de ce billet) dans une société s’ effectue de deux manières.
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    Il y a la rémunération de son travail qu’on appelle le salaire.
    * Et il y a la rémunération du capital (dividendes, loyer, plus value ).
    *

    Qu’ est ce que le travail ?

    Le travail est un flux, ce qui signifie qu’ il ne se stocke pas avec le temps. Il dépend de l’ expérience de chacun,du niveau d’ éducation et de sa rencontre avec la demande de travail.
    Sa mobilité est en revanche réduite par des caractéristiques démographiques ( est ce qu’ on est vieux ou pas ) ; matrimoniales ( marié ou pas, enfant ou pas); culturelles, éducatives et linguistiques ( tout le monde ne parle pas chinois, or peut être qu’ en chine il y a une demande de travail ); politiques ( il existe des frontières politiques , on ne peut pas travailler dans tous les pays du monde ).

    Qu’ est ce que le capital?

    Le capital, c’ est la somme d’ argent nécessaire à tout investissement.

    Contrairement au travail, le capital est un stock.Ce qui signifie qu’ il dépend à la fois de votre expérience mais aussi de l’ expérience de vos ancêtres ( héritage, patrimoine ).
    Sa mobilité est elle quasi parfaite.Via le mouvement de dérégulation financière, il est aujourd’hui très facile d’ allouer son capital aux 4 coins de la planète.
    *

    Quelles sont les conséquences de cet écart de mobilité ?

    L’ écart de mobilité entre le travail et le capital introduit des écarts d’optimisation dans l’ allocation des facteurs de production. Qu ‘ est ce que ca veut dire ? Ca veut dire que le capital de par sa parfaite mobilité s’ alloue de manière optimale là où il existe une demande de capital. Ce qui n’est pas le cas du travail limité lui dans sa mobilité.Ca veut dire aussi qu’ il existe des poches dans le monde où le travail est sur rémunéré par rapport au capital ou sous rémunéré. L’important pour les travailleurs étant d’être dans la bonne zone.
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    En langage financier, on dit que le marché du capital est arbitré alors que le marché du travail ne l’ est pas.
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    Cet écart de mobilité introduit donc des écarts de rendement entre ces deux facteurs et in fine des écarts de rémunération.
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    Quel doit donc être le rôle du pouvoir politique?
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    Le rôle du pouvoir politique doit donc être de rétablir une équité entre la mobilité du travail et la mobilité du capital pour que leurs rémunérations s’égalisent.
    * On peut envisager le problème de deux manières: soit il s’agit de réduire la mobilité du capital, soit il s’ agit d accélérer la mobilité du travail.

    Comment réduire la mobilité du capital ?

    Réduire la mobilité du capital implique de taxer davantage le capital que le travail.
    *

    D’ introduire par exemple de la taxation progressive en fonction de la durée de détention des actions.Cette mesure aurait pour effet de changer la gouvernance d’ entreprise au sein de nos grosses sociétés et de réduire la volatilité des cours des actions. En effet, par cette incitation négative, les mouvements financiers seraient moins importants.
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    Comment accélérer la mobilité du travail?

    Accélérer la flexibilité du travail implique d’ assurer l’ employabilité des citoyens qui se retrouvent en difficulté ou qui veulent changer de parcours en cours de vie. Ca passe par des programmes de formation en cours de vie.
    *

    Ca passe aussi par des revenus de transferts sociaux ( rmi ,chômage ) de manière à assurer la transition d un secteur de l économie à un autre secteur de l’ économie.
    Le rôle de l’ état est ici prééminent, puisque c’ est lui qui doit assurer la mutation technologique et éducative des citoyens.

    * Il y a deux sources de rémunération le travail, et le capital. Quelle est selon vous la rémunération la plus égalitaire ?

    * Bien évidemment, dans un systeme politique où l’éducation et la connaissance sont accessibles à tous, le facteur de production le plus égalitaire est le travail. Comme nous l’avons défini plus haut, le travail ne dépend que de vous même alors que le capital dépend à la fois de vous même et du patrimoine financier de votre famille ou milieu social.Le principe d’égalité concept au combien cardinal et fondateur des démocraties modernes revêt toute son importance. Il est en effet impensable de séparer la notion de liberté de celle d égalité.L ‘égalité étant la condition de jouissance de ma propre liberté.C’ est une question centrale que nous aborderons un peu plus loin.

    * Je suis d ‘accord avec vous sur la problématique que vous mentionnez,à savoir que l’essentiel du problème vient qu’on peut investir son argent partout et que le travail lui ne peut pas se déployer partout. En revanche, vous avez dit que l ‘on pouvait résoudre ce problème en libéralisant totalement le travail, il me semble que cette politique est à l’œuvre depuis Thatcher et Reagan et que ca ne fonctionne pas, pourquoi ?

    * On peut établir toutes les mesures politiques visant à libéraliser le marché du travail, le travail a cette caractéristique propre qu’il est rigide intrinsèquement parlant pour les raisons que nous avons évoquées plus haut.
    * Il y a des espaces économiques où la répartition de la valeur ajoutée se fait au profit du travail.C est le cas de la Chine par exemple. Chaque travailleur européen aurait un intérêt relatif à aller travailler en Chine si il veut s’enrichir.Le peut il ?
    * Libéraliser le travail dans une entité nationale s’avère comme un échec absolu en termes de politique économique.
    * La compétition, la connaissance étant devenue internationales …
    * Ce qui nous amène au grand problème auquel sont confrontés les pays développés, un chômage structurel.
    * Ce même chômage qui exerce une pression à la baisse sur les salaires.Bien évidemment, les politiques se gardent bien d’admettre leur incapacité à régler cette question.
    * Ce qui aurait du sens, et c’est ce que nous entendons par décloisonner le marché du travail, c’est rendre le travail mobile pas seulement dans une entité nationale mais dans une entité élargie ( union européenne, monde ). Si nous prenons le cas de l’Europe, nous avons seulement construit une Europe des capitaux à défaut de construire une Europe des citoyens, ce qui rend la mobilité du travail au sein de la zone Euro quasi inopérante.
    * C ‘est pour ça que nous pensons qu en plus de favoriser la mobilité du travail au sein de l’ Europe et du monde, il est indispensable de coupler cette politique avec une réduction de la mobilité du capital.C ‘est extrêmement important de le dire.

    *

    Le rôle du politique est essentiel d’ après vous, et pourtant on observe depuis trente ans un démantèlement de l’état à tous les niveaux, pourquoi?

    *

    C’ est justement tout le paradoxe des politiques menées depuis trente ans.

    Revenons en aux prémices.
    Durant les années 70, les économies sont confrontées à une double problématique.La hausse du déficit commercial lié à l’ augmentation du cout du pétrole qui entraine parallèlement pour la première fois depuis l’après guerre des déficits budgétaires.

    Qu ‘est ce qu’un déficit budgétaire ?
    Un déficit budgétaire se définit de manière assez simple comme l’écart entre les recettes fiscales et les dépenses.

    Les recettes fiscales dépendent à la fois de la croissance économique, du taux de prélèvement de l’ économie, et de l’assiette imposable.

    Les dépenses constituent la manière dont l’ état utilise ces ressources.

    On peut les séparer en 2: il y a d’ un coté les dépenses de fonctionnement de l’ état ( rémunérations des fonctionnaires de l’ état ) et les dépenses d’ investissement ( participations financières de l état dans certaines activités, grands travaux).

    Pour simplifier, il s’agit d un coté de dépenses qui rapportent de l’argent et de l’ autre des dépenses qui coutent de l’ argent.

    Bien évidemment ce cout est relatif puisque l’argent qui est versé aux fonctionnaires est réinvesti dans l’économie via leur consommation.Surtout, il fournit des prestations aux citoyens qui seraient privatisées le cas échéant ( éducation, santé, retraites, police, armée, justice).Lorsque les recettes sont inférieures aux recettes, on parle d un déficit ( flux) qui vient grossir la dette publique (stock).
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    Comment financer ce déficit ?
    Tout déficit doit être financé, il en est de même pour le déficit public.Soit on se finance via le marché bancaire ( banques de premier rang, banques centrales ).Soit on se finance par les marchés financiers ( marché monétaire et marché obligataire).Voire même cas moins fréquent directement aux citoyens dans le cadre d’un emprunt.

    *

    Attendez, si je comprends bien, on a un état qui a décidé de couper les recettes fiscales et de laisser les dépenses inchangées créant de facto un déficit ?

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    Tout à fait, souvenez vous, c’est la célèbre maxime  » trop d impôts tue l impôt « . L idée est la suivante. Il s’ agit de réduire le taux de prélèvement et donc le taux d’ imposition de l’ économie de manière à rétablir la croissance économique permettant ainsi de récupérer des impôts via des taxes directement corrélées à la croissance ( TVA , taxe importation sur produits pétroliers ).

    Ainsi, ce qu’ on perd sur les recettes fiscales en baissant le taux de prélèvement doit être retrouvé par la croissance économique. Dans les faits, oui nous avons bien retrouvé une croissance économique.Oui aussi, les déficits budgétaires n’ ont cessé de croitre pour atteindre des proportions démesurantes aujourd’hui ( 80 % pour la france, 130 % pour l’ Italie et la grece ).
    *

    Si je vous suis, à l’ époque on pouvait régler ce problème en coupant les dépenses publiques. Comme on peut aujourd’hui hui le régler en coupant ces mêmes dépenses publiques ?

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    Vous venez de mettre le doigt sur la clé de voute du problème.

    Par mesure politico élective, l’état n’ a pas voulu élargir l’ assiette fiscale et/ ou faire monter le taux de prélèvement obligatoire. En ne touchant pas aux dépenses, il a fait grimper le déficit mécaniquement.

    Pourquoi n’ a t’ il pas alors touché aux dépenses ?

    L état n’ a pas touché aux dépenses car comme nous l’ avons montre en préambule, il y a une inégalité intrinsèque entre le travail et le capital. Le rôle de l’ état est de réduire le champ de ces inégalités en permettant à ceux qui détiennent que leur force de travail de se constituer un capital.Si l’ état avait touché à l’ époque aux dépenses publiques, le risque aurait été une révolte sociale synonyme de grave crise politique.
    *

    Il s’agissait donc d’une problématique d’abord politicienne avant d’être économique.

    Aujourd’hui, la problématique est différente, les marchés financiers création des états pour mieux pouvoir financer leur déficit et répondre à leurs exigences politiciennes imposent au pouvoir politique le démantèlement de la sphère publique de maniere à couper les dépenses .

    Il s’ agit d’ une vision purement comptable sans se soucier du rôle de l état dans l’ établissement d’une société égalitaire.
    Au niveau philosophique, nous considérons que la liberté ne peut exister que si elle est exercée dans un cadre défini. D’ ou la nécessité, qu’ elle soit apprise et transmise notamment par l état.

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    Vous voulez dire que le rôle de l’ état est essentiel pour l ‘établissement de la liberté.
    Attendez, l’ economie libérale qui est à l’origine des mouvements libertaires nous dit exactement l’inverse, n est ce pas?

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    La liberté individuelle est bi-face : liberté positive et liberté négative. La liberté positive représente tout ce qu’une personne est capable, ou incapable d’accomplir. La liberté négative se définit aisément par l’absence d’entraves à la liberté. « Si je ne peux pas me promener librement dans un parc parce que je suis handicapé, ma liberté positive de me promener est en défaut… en revanche, si je suis incapable de me promener, non parce que je suis handicapé, mais parce que des voyous me battraient si je m’y aventurais, alors, c’est une violation de ma liberté négative ». Pour réaliser ma liberté positive, j’ai besoin de moyens mis à ma disposition, à la fois de par mon dynamisme et aussi par l’action des collectivités, dont l’État, garant par ailleurs de l’exercice de ma liberté négative. En outre, mon désir, source de ma liberté positive, est configuré par la situation sociale et culturelle dans laquelle je suis immergé.

    * Quel peut être l’impact sur la démocratie de la surremunération du capital par rapport au travail ?

    * La démocratie se base dans sa définition même; émanation de la philosophie des Lumières, émanation de la révolution française, émanation de la déclaration universelle des droits de l homme de 1946; sur une dualité liberté / égalité. En traitant de la question de la liberté, nous avons montré que la condition préalable de la pleine jouissance de ma liberté individuelle était l’égalité. Du fait notamment, de l’existence parallèle de la liberté positive et de la liberté négative. John Rawls nous disait que « La liberté ne peut être limitée qu’au nom de la liberté. » Qu’est ce que ça veut dire ? Une liberté totale pour les uns ne correspond pas forcément à la liberté de l’ensemble de la société. Autrement dit, la promotion d’une société libertaire ( notamment sur le plan économique et financier) peut aboutir au paradoxe d’une société liberticide si elle n ‘est pas égalitaire.Nous ne pouvons donc pas dissocier la liberté de l égalité dans une démocratie moderne. La surremunération du capital par rapport au travail faisant naitre des inégalités, elle éteint dans le même temps nos libertés et donc la démocratie.

    *

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    Je travaille depuis des années, je n’ arrive pas à m’ enrichir .J’arrive à peine à me nourrir.Sans l’aide des mes parents je n’ aurai jamais pu acheter un appartement. J’ ai l impression d une réelle baisse du niveau de vie par rapport à mes parents.J’ ai vraiment peur pour mes enfants. Demain faudra t il payer l’ éducation de nos enfants, nos dépenses de santé, aurons nous une retraite ?

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    L’ economie, nous pouvons la diviser en trois secteurs.

    Le secteur 1 représente le pan de l’économie qui dépend de la compétition internationale pour lequel la nation a un avantage comparatif.Ca peut être pour des biens de haute technologie ….Ca peut aussi être des matières premières par lesquelles nous pouvons directement influer sur la structure de l’ offre mondiale et donc sur les prix.
    On dit que l economie a un « pricing power ».

    Le secteur 2, est lui le pan de l’ économie qui dépend de la seule compétitivité salariale ou fiscale.Il s agit donc pour l’ état de réduire au maximum le montant des taxes.Dans certains cas, on parle de dumping fiscal.

    Il s agit aussi de limiter au maximum la progression des salaires.

    Ces deux politiques ont pour effet d’ installer ou restaurer le taux de profit des entreprises et de permettre à l’économie de participer à l’échange international.
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    Le secteur 3 lui ne dépend pas de la compétition internationale.Il s’agit du boulanger au coin de la rue, du plombier, des services aux personnes et aux entreprises.
    * Nous pensons sans trop s’ aventurer à de vagues conjectures que le secteur 2 de l’ économie est un secteur perdu pour l’économie européenne et plus largement occidentale. En effet, il parait aujourd’hui illusoire de vouloir prétendre avoir un quelconque avantage salarial sur des pays comme la chine, l’ inde. Demain, si ce ne sont pas ces pays ce seront d’ autres pays ( Afrique, Amérique du sud etc etc ). Nous considérons ce secteur comme perdu.Tous les mouvements de desindustrialisation, de délocalisation vont dans ce sens.

    Le secteur 1 lui dépend, nous n’ avons pas cessé de le montrer de l’ initiative de l’ état.Notamment en termes d’ éducation, d’incitation et d innovations dans le progrès technique.La question que nous posons car nous n avons pas de réponse est la suivante :
    Comment assurer l’ optimisation de ce secteur là avec un démantèlement parallèle et progressif de l’ état ?
    *

    Reste le secteur 3, lui par définition il ne dépend pas de la compétition internationale.

    Il devrait donc largement se maintenir jusqu’à absorber tous les travailleurs des 2 autres composantes.
    Ces mutations et la mondialisation de la connaissance ( nous avons effectivement bien tort de considérer que les chinois ne produisent que des biens sans contenu de connaissance ) joueront bien évidemment sur les salaires. Ils exerceront une pression des salaires à la baisse.
    *

    Quel avenir alors pour les sociétés occidentales ?

    L’ avantage comparatif des économies occidentales ne se situera pas dans la connaissance ou les matières premières. Mais dans le capital.

    Qu’ est ce que ca veut dire ?

    Toutes les entreprises productives réaliseront demain leur chiffre d’ affaires dans les pays émergents par un effet rattrapage de croissance.

    Cet effet qui devrait inverser la structure du commerce extérieur ( avec une balance commerciale devenant largement positive) permettra aux actionnaires de ces entreprises de distribuer largement cet argent dans l’ economie nationale.

    On aura donc tout un pan de l economie, le secteur 3 qui gravitera autour de ceux qui détiennent les capitaux.
    Une société divisée en 2, les rentiers d’un côté (tirant leur revenus de la possession des entreprises et réalisant leur revenu dans les pays émergents) et les travailleurs du secteur 3 qui travailleront dans les domaines sans voir leur salaire augmenter (puisqu’ il consacrera la quasi totalité des travailleurs).

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    Vous placez toute votre problématique autour de l’écart de mobilité entre le travail et le capital
    * Ce qui va encore une fois encore à l inverse des théories libérales, non ?

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    Tout à fait , la théorie libérale part du postulat que travail et capital sont parfaitement mobiles.

    Oui, nous sommes tous d’accord pour dire qu’ il s’agit d’ une bien belle théorie. Mais dans les faits, la question que nous posons est la suivante :
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    Est ce que chaque travailleur est libre de travailler ou bon lui semble, dans n’ importe quel pays du monde ? dans n’importe quel secteur ? à n’importe quel moment de sa vie?

    La réponse est biensur non.

    Le capital peut lui de son côté s’ allouer aux 4 coins de la planète. C’ est cette inégalité intrinsèque que nous cessons d évoquer dans notre propos. La mondialisation de la finance et par extension du capital existe bien alors que la mondialisation du travail n’ existe pas.

    Souvent la finance précède les décisions politiques, permettra t- elle à un gouvernement mondial de s’ installer ? Permettra t-elle à un droit du travail international de s’installer ?

    *

    Vous nous exposez une situation très délicate pour l’Europe de demain ?

    Démantèlement de l’ état, pression à la baisse des salaires, privatisation des services publics. Une société à deux vitesses entre ceux qui ont le capital et ceux qui ne l ont pas?
    Avez vous des solutions pour y remédier ?
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    Malheureusement pour l’instant, nous n’avons pas les solutions économiques à un dilemme qui entraine des bouleversements politiques sociaux et surtout humains.Ce dilemme quel est t il ? C’est faire correspondre le temps du travail au temps du capital. C ‘est aussi faire coïncider, la géographie du travail à la géographie du capital. Ca peut passer par des outils juridiques ( refondation totale du droit du travail au niveau international ), par des outils fiscaux ( alléger considérablement la fiscalité du travail et au contraire raffermir celle du capital ), des outils éducatifs ( faire en sorte que la priorité soit donnée à l éducation et à la recherche ).
    * Bien sur, toutes ces mesures ne peuvent être effectives que si elles sont appliquées par tous et par toutes les entités politiques et économiques. Ce qui signifie et nous tenons à souligner cet aspect, que ces mesures ne peuvent être prises que dans le cadre de coopération internationale. ( G8, G20, ONU etc etc ).
    *

    Nous travaillons de toutes nos forces pour ne pas vous abandonner et faire pression sur le pouvoir politique.

    Nous sommes en revanche convaincus du rôle positif de l’ état en ce sens qu’ il permet via ses ressorts éducatifs et de transferts sociaux la mobilité sociale.Sans l’état seule la version de la liberté négative existera.Ce qui entrainera une stagnation sociale sans nom.
    A l’ heure où l’ on jette la pierre sur l’ état à tous les niveaux, il est important de rappeler le rôle positif de cette entité.

    Au delà de ce jugement sur l’ état, la problématique majeure de l’ économie moderne est le partage de la valeur ajoutée entre travail et capital.

    En plus d’ une inégalité intrinsèque entre ces deux composantes qui doit être apprise par nos étudiants d’ université, d’ école de commerce et d’ ingénieurs, le pouvoir politique a accentué encore cette inégalité par des choix et aussi surtout par des non-choix pourtant cruciaux.
    Il est fondamental de dire et de crier que chaque citoyen ayant de l’ argent doit être fier de payer l’ impôt plutôt que de brandir la menace d’ un départ. (le travailleur lui nous le répétons ne peut pas partir du a l écart de mobilité). Il en va les conditions de la survie de nos sociétés démocratiques et pour être tout à fait honnête des conditions de survie de ceux qui détiennent des capitaux puisqu’on peut considérer légitimement qu’on ne peut pas faire tendre éternellement un élastique sans qu’il craque.
    * Nous conclurons par cette phrase de Warren Buffet  » Aujourd’hui , il y a bien une lutte des classes, mais c est notre classe celle des riches qui est en train de la gagner « 

  • Elizab
    février 2, 2013

    Pour Un discours plus terre à terre, on peut se poser des questions sur les call centres utilisés par plusieurs banques pour traiter à distance la relation avec le client. . Il serait intéressant de voir où en est maintenant en 2013 cette relation client à distance… Pour ma part, cela s’est certainement soldé par plus de distance, moins relation individualisée et lorsqu’il y a une requette légitime. Quel dommage pour le client fidèle… (et pigeon)
    Enfin les banques sont là pour faire du profit (bien qu’elles nous fassent croire qu’elles nous rendent le service de garder en sureté notre argent avec tous les frais divers et variés qui s’appliqueront à la moindre difficulté d’honorer un paiement. Mais qu’en est -il d’une banque (Transatlantique) qui refuse de rétrocéder des frais dûs aux rejet de chèque avec autres motifs que sans provision, même quant le compté était bien créditeur!!!! La logique de l’équité……