Peut-on laisser les Sarah Palin faire la loi ? La chronique de Philippe Gavi

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Un homme averti en vaut deux, énonce le vieux diction populaire. On ne peut reprocher à nos médias de ne pas jouer leur rôle d’avertisseur. Sauf qu’en matière économique, le deuxième homme ne vaut pas plus que le premier : il est impuissant, et sera toujours pris au dépourvu. Encore heureux qu’il lui reste l’actualité des affaires de mœurs, de liberté, d’alimentation, de politique, où il a son mot à dire.

 La dette américaine est rentrée dans une « phase dangereuse », éditorialise « Le Monde » du 4 juin. Depuis la mi-mai, la dette publique (14 294 milliards de dollars), a atteint le plafond autorisé par la loi. Or pour payer les intérêts de la dette, les Etats-Unis doivent emprunter à nouveau. Ce n’est possible que si le Congrès autorise un relèvement du plafond. Les Républicains s’y opposent. Les agences de notation menacent d’abaisser la note de solvabilité des Etats-Unis .Si elles le faisaient, cela entrainerait un ralentissement de l’économie américaine. « Ce qui pourrait ne pas être sans conséquences sur l’activité mondiale notamment en Europe ».  Oui, bonjour la casse. Les Républicains ne céderont que si Obama, plutôt que de relever les impôts, fait davantage de coupes dans les dépenses publiques. Le chantage est ignoble, contraire aux intérêts du pays. L’idée que notre sort dépend de Sarah Palin et autres hystériques réacs des Tea Party, ou du pasteur qui a brûlé un Coran en public fait froid au dos.

Depuis, rien de nouveau, mais le pire est à craindre. N’a-t-on pas lu pendant des mois que la Grèce était au bord de la faillite ! On avait fini par s’habituer à ces avertissements : le syndrome Pierre et le loup ! Maintenant, c’est du réel, le pire est arrivé, la Grèce est rentrée dans une phase critique. Des amis me disent que ces tricheurs de Grecs n’ont que ce qu’ils méritent, ils n’avaient qu’à payer leurs impôts. Peut-être, mais nous autres des classes moyennes et populaires, ça va forcément nous retomber dessus. En plus en Europe, à part l’Allemagne, tout le monde a vécu au dessus de ses moyens, la situation se dégrade partout, la crise systémique nous pend au nez.

Tiens, je lis dans le « JDD » que les clubs de foot français sont au bord de la faillite et que le montant total des dettes des clubs en Europe atteint 15 milliards d’euros.

Sur les responsabilités, faut-il incriminer la Grèce, les Grecs, la société grecque, le peuple grec ? Dés lors qu’on parle de niveau de vie et de moyens, les mots recouvrent des réalités différentes, et relatives. Peut-on mettre sémantiquement à égalité l’ouvrier, l’armateur milliardaire, l’Eglise (richissime) ?

Il est demandé aux classes populaires et moyennes de se sacrifier, tandis que les plus riches bénéficient d’une étrange immunité. Pour remplir les caisses, l’Etat grec vend au privé le domaine public. S’il y a des acheteurs, c’est qu’il y a de l’argent. Est-il certain qu’il faille une révolution pour récupérer l’argent où il se trouve ?

Le type de crise du système financier que nous affrontons est dévastateur : il déconnecte le peuple de l’Etat, du Pouvoir, de ses élus. 

Encore que quantité de gens croient au tout est possible, du moins technologiquement. Je lis dans« Stratégies » qu’une campagne de pub visible sur 46 chaînes du câble et du satellite, destinée à montrer l’efficacité de la pub sur celles-ci, a pu faire croire à  39 % des téléspectateurs l’ayant vue à l’existence d’une télécommande cérébrale, un bidule qu’on fixerait prés d’une oreille.

«  Le Mur aurait eu 50 ans le 13 août, Berlin se souvient », titre « Le Monde »  (il y a une coquille, il aurait fallu lire le 13 Juin). C’est un peu jouer à se faire peur. Vous imaginez, avec les « si », la quantité d’anniversaires, les 10, 20, 30, 40, 50 ans, qu’il faudrait commémorer. Par exemple, les 50 ans de mariage de Papy et Mamy s’ils n’avaient pas divorcé au bout de dix ans et éviter le pire. Ca soulage de se souvenir des 40 années qu’on aurait pu vivre et qu’on n’a pas vécues à l’aune des dix années qu’on a vécues et qu’on aurait mieux fait de ne pas vivre. PG

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6 Comments
  • azise b
    juin 20, 2011

    Monsieur Gavi

    Mais, les sociétés de notation financières profitent de la démission des états. Les états ont crus a la finance. Les états ont crus aux marchés. Les états ont crus aux frics, qu’ils ont eux mêmes organisés comme des mafieux, contre le peuple, contre l’élite politique. Lorsque Sarkozy arrive au pouvoir, il dit qu’il va donner aux sociétés privés afin d’évaluer les dépenses des ministères. C’est pas beau ça, comme démission? Il oublie que c’est le peuple qui le légitime pour justement être responsable et qu’est ce qu’il fait dés qu’il arrive? Il dit au peuple  » casse toi pauv con « . Le politique a démissionné devant la finance qui, elle, a le pouvoir de vie et de mort sur le nerf de la guerre, le fric! L’argent que le pouvoir a privatisé. L’euro, ce n’est que de la privatisation de l’argent, de l’économie. En créant l’euro, les états savaient qu’ils allaient faciliter la main mise de la finance. S’ils ne le savaient pas, alors ils sont inconscients! Privatiser le fric, ce que font les financiers, les banques, c’est limiter l’accès a la nourriture, au logement et finir par détruire l’état. Un état que le Gaullisme a essayé de maintenir comme lieu de pouvoir décisionnaire, mais qui a échoué aujourd’hui. Je ne suis pas Gaulliste, mais on peut lui reconnaître ça. Le libéralisme a détruit l’initiative, car, il n’y a plus rien a initier! C’est la ruine. Qu’est ce qu’on entend a longueur de journée; la dette, la dette, la dette! Mais la dette, c’est quoi? C’est l’arnaque des banques et des financiers! Qui prêtent aux états, comme s’ils étaient des états eux mêmes, c’est fameux financiers. Et en plus, après avoir entuber tout le monde, on demande a l’état endetter de sortir du fric pour renflouer, celui là même qui te met dans la merde! C’est pas beau ça, comme super arnaqueur! Je suis endetté mais je te prête a toi l’ordure qui me fait la peau! Ca s’appelle le masochisme économique et le viole des sociétés post modernes. Mais on continu a se foutre de notre gueule comme la Grèce. Les pauvres Grecques a qui ont a fait croire que l’euro était une monnaie d’espoir! On dit qu’ils ne payent pas leur impôts! Mais les banques qui ont prêtés le fric, ne le savaient pas? Les états d’Europe ne le savaient pas non plus? On dit que les méchants Grecs ont fait des faux afin de cacher l’abîme des dettes? Je ne crois pas ça. Je crois qu’ils le savaient, mais qu’ils ne pouvaient pas faire l’Europe dans la Grec, qui est la mère de l’Europe et le berceau de la civilisation moderne. Il faut arrêter avec cette arnaque européenne, l’uniformisation de tout pour finir sur le rien. Le politique a démissionné et c’est ça le problème principal. Comment revenir aux états indépendants, là est la question majeur pour le futur! Moi je crois que les états n’auront pas le choix, sinon c’est la révolte assuré des peuples, comme les révolutions arabes, des révoltes imprévisibles, mais gigantesque, comme un tsunami existentiel!!

  • prive
    juin 20, 2011

    1/ Sarah Palin, pas Paulin
    2/ la construction du mur date bien du 13 aout, pas du 13 juin 1961.

  • Grammaire sait faire un bon café
    juin 20, 2011

    J’ai une idée, M. Gavi : si vous vous renseigniez avant d’écrire des conneries aussi grosses que vous ? Et d’accuser les autres de faire des coquilles quand ce sont les vôtres? Allez-vous aussi nous dire que Le Monde se trompe à chaque fois qu’il parle de Sarah Palin au lieu de Sarah « Paulin »
    Ah, et puis tiens, une autre : si vous vous achetiez un correcteur orthographique ?

    • azise b
      juin 21, 2011

      Grammaire ne commente rien et n’y connais rien en café! Commentez l’article au lieu de faire » l’instit tueur » Alors mémé robusta!

  • Hermes Pas Cher
    novembre 1, 2011

    Though barriers may sometimes stand in the way of your dreams, remember that your destiny is hiding behind them. Accept the fact that not everyone is going to approve of the choices you’ve made. Have faith in your judgment. Catch the star that twinkles in your heart and it will lead you to your destiny’s path. Follow that pathway and uncover the sweet sunrises that await you.

  • Louis Vuitton Sac
    novembre 1, 2011

    Take pride in your accomplishments, as they are stepping stones to your dreams. Understand that you may make mistakes, but don’t let them discourage you. Value your capabilities and talents for they are what make you truly unique.