Télévision: Le nouveau Sarkozy est arrivé.

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D’aucuns le disent, l’affirment, le martèlent même, à l’Elysée et dans son entourage : le nouveau Sarkozy est arrivé. Finie l’époque où le chef de l’Etat avait transformé son bureau en une annexe de France Télévisions, recevant le ban et l’arrière ban des producteurs et journalistes pour lesquels il intervenait au gré de ses envies ou foucades. Finie le temps où le locataire de l’Elysée tenait bride courte le PDG de France Télés à qui il passait des avoinées régulières. Pour en avoir trop dit ou trop fait, sans s’en cacher ou si peu le plus souvent, Nicolas Sarkozy avait vu au fil des mois son image se dégrader sur fond d’une réforme du mode nomination des patrons de chaînes mal acceptée par l’opinion.

L’homme a changé. Happé par la crise financière qui secoue l’Europe et accaparé par les conflits successifs de Cote d‘Ivoire ou de Lybie, où il s’est profondément impliqué, Nicolas Sarkozy aurait pris ostensiblement du recul avec un secteur audiovisuel source « d’emmerdements » et de «désillusions ». Si Nicolas Sarkozy, dit-on, s’intéresse toujours aux grandes évolutions du secteur, sur lesquelles il garde un œil avisé, il en délègue la gestion technique et politique à ses principaux collaborateurs : de son conseiller Camille Pascal à l’ancien secrétaire d’Etat à la Communication, Alain Carignon. Et ce n’est que sporadiquement qu’il  téléphone au PDG de France Télévisions, Rémy Pflimlin, qu’il a nommé et dont il juge en privé et au passage,  le bilan « très décevant ».  Le retrait de Nicolas Sarkozy s’explique aussi, dit-on, par une certaine forme de lassitude et d’agacement. Notamment au regard de l’interminable défilé de ceux – lobbyistes et courtisans de tous pédigrées- qui n’ont eu de cesse de vouloir lui arracher, dans les trois premières années de son mandat, qui un poste, qui une émission, qui une loi ou une décision…Le bureau des pleurs a été fermé et les quémandeurs sont désormais aiguillés vers ses collaborateurs.  

Autre changement de taille à l’Elysée, le changement d’homme à la tête du cabinet du chef de l’Etat : le départ de Claude Guéant, remplacé par Xavier  Musca, venu du Budget, a radicalement changé les choses. Omnipotent, le ministre de l’Intérieur régentait France Télévisions avec un zèle tout « peyreffitien », au grand malheur des responsables de chaînes ou de rédactions, des hommes familiers du bureau de Guéant à l’Elysée, où ils étaient fréquemment convoqués. Haut fonctionnaire discret, son successeur ne s’intéresse pas aux méandres du Paf, sauf quand il s’agit de questions budgétaires. Si bien que la pression s’est considérablement allégée et la relation avec France Télévisions plus ou moins normalisée. Tout cela ne veut pas dire pour autant que France Télévisions est devenu un sanctuaire à l’abri des turbulences. Si Nicolas Sarkozy a changé à l’évidence d’attitude et de pratiques, notamment sous le poids des urgences et des évènements, l’imminence d’une campagne présidentielle à hauts risques, où la télévision, comme de coutume, jouera un rôle moteur, risque de voir le chef de l’Etat retrouver quelques vieux réflexes. Que Rémy Pflimlin ne s’imagine pas en avoir fini avec le celui qui l’a installé…

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12 Comments
  • RAMIPIER
    septembre 21, 2011

    Il n’en fini pas de changer !
    Je le trouve néanmoins le même, toujours aussi creux …. Nous devrions le vendre à la Lybie qui l’affectionne tellement .. il pourrait même se délocaliser avec madame, le petit et sa bande (ceux qui passent beaucoup de vacances par là-bas) et devenir enfin, comme dans son rêve Sarko 1er, empereur.

  • ancien
    septembre 21, 2011

    « L’homme a changé…. » ce n’est pas la girouette qui change de sens c’est le vent disait E Faure (si je me souviens bien) comme chaque jour donc notre président « change » what else?

  • momo29
    septembre 21, 2011

    Ah oui c’est son coté grec et talonnettes, il le fait grave en drag-queen !

  • bokassarkozy
    septembre 21, 2011

    ha bah, 4 ans après le « nettoyage par le vide » est fait.
    seules subsistent les émissions qui ne peuvent pas lui nuire.
    Didier Porte ,Stéphane Guillon licenciés.
    Taddei a vu son émission ramenée à un seul soir par semaine .
    etc..etc..

  • alicar
    septembre 21, 2011

    Il a tellement changé qu’il a fini par redevenir lui-même, un homme de changement. Zélig.

  • Mimile
    septembre 21, 2011

    Moi je regrette que, dans cette mutation kafkaienne (« la métamorphose »), son petit coup d’épaule avec remontée du costard, en regardant la France du petit écran « les yeux dans les yeux », ait disparu.
    Je ne desespère pas que ça revienne pendant la campagne 2012. J’attend le crû 2012 avec impatience !

  • anamaywong
    septembre 21, 2011

    Joli dossier de presse.
    Sarkozi vous remercie!

  • lustration
    septembre 21, 2011

    Tout le monde connaît peu ou prou les fables de La Fontaine.

    Je vous propose une adaptation de « la mouche du coche ».

    Les mots entre guillemets sont ceux que j’ai remplacé dans le texte original.

    « LE SARKO et le MONDE »

    Dans « une époque chaotique, malheureuse, » malaisé,
    Et de tous côtés « aux périls » exposés,
    Six forts « pays » tiraient « la terre ».
    « Amérique, Russie, Chine, Indes, Allemagne et Angleterre ».
    « L’Allemagne » suait, soufflait, « embourbé le boche ».
    Un « Sarko » survient, et des « grands » s’approche.
    Prétend les animer par son bourdonnement.
    « Conseil » l’un, « admoneste » l’autre, et pense à tout moment
    Qu’il fait aller « l’univers ».
    S’assied sur la « république », au nez des « électeurs ».
    Aussitôt que le char « de l’état prend de l’aire »
    Et qu’il voit « ses » gens « en sueur »
    Il s’en attribue uniquement la gloire.
    Va, vient, fait l’empressé : il semble que ce soit
    Un sergent de bataille allant en chaque endroit
    Faire avancer ses gens et hâter la victoire.

    Le « Sarko » en ce commun besoin,
    Se plaint qu’il agit seul, et qu’il a tout le soin ;
    Qu’aucun n’aide le « monde » à se tirer d’affaire.
    Le « Chinois battait le fer. »
    Il prenait bien son temps ! Une « Carla » chantait.
    C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !

    Le « Sarko » s’en va chanter à leurs oreilles
    Et fait cent sottises pareilles.
    Après bien du travail, le « monde » arrive « à sa fin. »
    Respirons maintenant, dit le « Sarko » enfin.
    J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la « gêne ».
    Ca, messieurs « les grands » payez moi de ma peine.

    Ainsi certaines gens, faisant les empressés
    S’introduisent dans les affaires ;
    Ils font partout les nécessaires
    Et, partout importuns, devraient être chassé.

    Merci Monsieur de La Fontaine. Vous n’avez jamais été démodé.

    Votre serviteur ne réclame pas de droit d’auteur. C’est la moindre des choses.

  • Gaëtan
    septembre 26, 2011

    Mais quel est le journaliste qui a écrit cet article ?

    C’est plein de fautes et des noms sont faux: ce n’est pas Bertrand Musca mais Xavier Musca, des mots sont oubliés, fautes d’orthographe…

    Indigne de l’Express…

  • phiver
    septembre 27, 2011

    il peut changer et nous on veut changer de président.j’aime beaucoup la fable. c’est non pas un prophète qui connait tout avant les autres c’est un bourdon en stéréo

  • Rose
    septembre 27, 2011

    @phiver,qui nous? …. vous! Le président sait s’adapter. Une belle preuve de son intelligence.

    • joncquille
      octobre 10, 2011

      Ah oui c’est sûr! il sait parfaitement s’adapter pour mieux nous berner et comme par hasard à l’approche des élections. Sarkozy est un comédien en service commandé par des intérêts étrangers pour détruire la France en douceur.