Déferlante médiatique et emballement politique: le mystère Agnès.

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La charge émotionnelle consécutive au meurtre de la jeune Agnès est telle en France qu’elle s’est traduite sur le plan médiatique par un emballement rarement vu dans une telle affaire, obligeant François Fillon et le gouvernement, phénomène rarissime dans les annales de la Cinquième République, à s’emparer de l’affaire. Il faut en effet remonter à la campagne de Jacques Chirac, en 2002, pour retrouver un exemple analogue: le meurtre, tout aussi sauvage à l’époque, d’un retraité avait soulevé le cœur de l’opinion et incité le candidat Chirac à plonger sur un fait divers, dont il avait su tirer tous les avantages politiques, en jouant de sa partition sécuritaire.

S’il serait sans doute malvenu de soupçonner François Fillon de vouloir surfer, « capitaliser », -pardon pour la trivialité de l’expression-, sur cette déchirante affaire, la convocation d’une réunion interministérielle, suivie de la mobilisation d’une brochette de ministres dépêchés par Matignon et l’Elysée sur les plateaux de télés et de radio est quasi sans précédent. Que s’est-il passé dans la tête de nos principaux dirigeants politiques pour que ce fait divers sordide fasse, plus qu’un autre, l’objet d’un tel déploiement médiatique? Par quelle alchimie, le viol, puis l’assassinat, de cette jeune adolescente a soudainement effacé les nombreux précédents pour devenir une affaire d’Etat? Pourquoi Agnès et pas une autre ? Pourquoi aujourd’hui et pas hier? Pourquoi cette déferlante ? Indiscutablement, les médias auront joué un rôle de déclencheur. On peut en effet avancer  que sans la montée en puissance sur ce fait divers des télés et des radios, depuis le début du week-end, le politique n’aurait pas embrayé. Au fil des JT, l’information a été remontée pour occuper le dimanche soir la « Une » de ces différents journaux, déclenchant le tocsin à Matignon, où les craintes de voir le Front National et le PS s’emparer du sujet, ont obligé le Premier ministre à forcer l’allure et à rameuter ses ministres, déclenchant une réaction du père de la jeune fille, (photo),  qui s’inquiète d’une récupération politique. Des médias en surchauffe d’un côté et une opinion frappée au coeur, à deux doigts d’entonner une Carmagnole, de l’autre: il n’en fallait pas plus pour qu’un drame bouscule la hiérarchie des urgences du moment et l’échelle de Richter de nos gouvernants.

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10 Comments
  • Sam
    novembre 22, 2011

    Je ne sais pas si c’est écrit au second degré ou si je n’ai pas compris ce que vous vouliez dire, mais ne me dite pas que cette récupération d’un fait divers sordide par des politiciens vous étonne (car évidemment, il y a volonté de surfer, capitaliser ou tout ce que vous voulez)! Enfin, le « un fait divers-une loi » c’est la méthode de prédilection du pouvoir en place pour nous enlever des libertés, et ca fait bientôt 10 ans que ca dure! La nouveauté pour moi, c’est que le truc est tellement éculé que plus grand monde ne s’y laisse prendre. Regardez le sondage qui est sur la page d’accueil de l’Express pour vous en convaincre.

  • Marianne
    novembre 22, 2011

    Le meurtre d’Agnès: heureusement que Sarkozy est Président: http://vanessa-schlouma.blogspot.com/2011/11/sarko-lepenisme-ordinaire-sur-le-site_3931.html

  • anamaywong
    novembre 22, 2011

    Hé bien voilà qui nous changera de votre sujet préféré :DSK!
    Il est vrai que votre journal est poursuivi en justice, cela stoppera peut-être ce torrent de boue: il était temps!
    Bien sur tous les jours nous aurons sans doute, comme aujourd’hui cette pauvre petite Banon qui alimentera encore quelques mois le tabloïd Lexpress.

  • Noramnde14
    novembre 22, 2011

    Comme vous, je ressens une sentiment mitigé vers l’hypermédiatisation de cet effroyable fait divers… Agnès était jeune et jolie, collégienne et un peu rebelle sans doute, comme beaucoup d’ados de son âge et sa mort dramatique nous révolte ! Mais nous avons connu cette répulsion quand nous avons appris le découpage d’une autre jeune fille il y a quelques temps ou le viol suivi de meurtre de cette joggeuse, par un récidiviste… ou encore récemment cette jeune fille violée et tuée par un jeune père de famille alors qu’on avait d’abord accusé un voisin…
    Pourquoi, en effet, la machine d’état s’est-elle emballée, cette fois-ci ?
    Comme à chaque fois, l’émotion fait réagir mais n’est-il pas dérangeant, voire déplaisant, de constater une récupération gouvernementale en pleine campagne électorale? Comme à chaque fois, il faut un coupable ! La psychiatrie n’est pas une science exacte, entend-on de la bouche de Claude Guéant ! Mais bien sûr ! L’enquête n’a pas commencé que le bouc émissaire est offert en pâture à la populace qui reparle de la peine de mort ! Ajoutons-y la magistrature pour faire bonne mesure et parlons de dysfonctionnement afin de finir de satisfaire tous les parents inquiets de savoir que des monstres circulent ainsi librement !
    Comme à chaque fois, il faut punir et dorénavant, on enfermera les jeunes qui ont fait quelque chose de grave en leur ôtant des chances de réinsertion par une scolarisation ou un réapprentissage de la vie sociale… et on cherchera même à deviner quels seront les prochains délinquants en les testant dès la Maternelle .
    Que tous les services apprennent à communiquer, c’est une bonne chose mais c’est la seule qui me semble raisonnable dans cet effet d’annonce, d’autant que la réforme de la psychiatrie criminelle promise il y a deux ans, n’a jamais été réalisée !
    Ce cas (récidive et meurtre chez un mineur), rappelent les psys, est rarissime, pourquoi, alors, le monter en épingle ? Pour récupérer le FN, comme vous le suggérez ? Pour orienter l’actualité vers autre chose que la crise monétaire, les licenciements ou les affaires qui dérangent ? Pour affirmer, selon une idéologie inquiétante que la rédemption est impossible, que la gauche est angélique et faire oublier combien psys et magistrats ont permis à beaucoup de « rejoindre les hommes », selon l’expression d’un psy hier soir.
    C’est pourquoi je m’étonne aussi de cette priorité dans le contexte économique est social qui est le nôtre et ce que l’on ne peut s’empêcher d’appeler une récupération politique !

    • cathy
      novembre 22, 2011

      tous vos blablas sont écoeurants…
      les pervers sont des troubles de personnalité quasi-impossibles à soigner sinon avec moyens coercitifs..et toute la vie! tous les criminologues le savent! quelque soit l’âge,
      on ne peut et ne doit en aucun cas remettre un pervers en liberté sans suivi/traitement serré, et Agnès a été donnée en pâture grâce à la lâcheté bien-pensants ambiante de tous bords! c’est criminel d’avoir laissé ce garçon rentrer dans un internat, qui plus est: mixte et avec peu de surveillance au milieu des bois et en plus, en douce, sans prévenir le proviseur de la gravité des faits.
      rien à dire de plus, un peu de décence et de silence pour Agnès!.

  • azise.b
    novembre 22, 2011

    Vous avez raison R.Revel. Moi je trouve ça dégueulasse de vouloir surfer sur le malheur des autres. Mais rien ne nous étonne maintenant de ce gouvernement, du Sakozisme, marque de fabrique de la honte politique. Rien ne les arrêteras et en plus ce qui est dramatique, c’est qu’ils savent qu’ils sont impuissant devant l’horreur, impuissant devant le crime, impuissant devant la justice, impuissant devant les marchés financier, impuissant devant la politique, impuissant devant la gouvernance du pays. Ce sont des impuissants et qu’ils dégagent le plus vite possible afin de laisser la place a des gens sérieux qui ont encore le sens de l’intérêt général et ne sautent pas comme des malotrus sur la victime, la pauvre Agnès qui ne leur demande que de fermer leur grande gueule honteuse!

  • cathy
    novembre 22, 2011

    blablabla!

  • Pognet
    novembre 22, 2011

    Novembre 2011

    La République Française et Arnaud N’Gatcha

    Proposition d’allégement du poid de la dette, de rationalisation des coûts, d’améloriation du fonctionnement de la démocratie en appliquant des règles de transparence.
    Reflexion sur la réduction de tout ce qui pourrait ressembler à des emplois fictifs.
    Proposition visant à redonnner du crédit à la direction de France Télévision et un peu de respect aux Français qui paient avec difficultés leur redevance.

    A quoi sert Arnaud N’Gatcha ?

    A l’heure où la France se serre la ceinture où chaque euro doit être dépensé avec discernement et de façon juste, comment justifier le salaire et les notes de frais de l’intrigant Arnaud N’Gatcha ?
    En d’autres mots, à quoi sert ce jeune homme dont l’essentiel de l’activité consiste à développer ses réseaux, à protéger la seule émission dont il a la charge et qui fort malheureusement est un échec cuisant.
    Echec qui le restera malgré la chance innouie que cette émission a de pouvoir continuer, donc s’installer, hélas dans le néant, alors que tant dautres n’ont pas le droit d’avoir le temps de tenter d’exister.
    Le temps peut imposer une émission originale et généreuse mais peut-il faire autre chose que confirmer la médiocrité d’une émission mal pensée entre le « Flore » et « Les deux magots » sans même que France Télévision, qui la finance généreusement je le rappelle, n’ait eu, je crois savoir, droit au chapitre, baffouant par la même sa hiérarchie ?
    L’échec de cette émission sans saveur ni imagination qui a l’arrogance de ne pas se remettre en question, revient certes à sa productrice, amie intime d’Anne Sinclair dont l’époux, au moment du choix de l’émission était bien parti pour devenir Président de la République. Le choix effectué par M N’Gatcha et d’autres j’imagine, n’a rien à voir bien entendu avec cette hypothèse. Qui pourrait imaginer que Mr N’Gatcha ait fait ce petit calcul entre amis ?

    Revenons à l’essentiel. L’échec de cette émission ne dépend-t-il pas essentiellement de celui qui l’a commandité autrement dit de Mr Arnaud N’Gatcha. Mais qui dépend de qui ?
    Monsieur N’Gatcha dépend peut-être toujours d’une femme dont il était l’employé il n’y a pas si longtemps encore ?
    L’émission est un échec et son protecteur n’est pas sanctionné alors que d’autres le furent ou risquent de l’être.

    L’échec du seul magazine culturel de France 2, n’est t-il pas donc pas aussi, surtout, celui d’Arnaud N’Gatcha ?
    Mr N’Gatcha est d’autant plus responsable de cette catastrophe cathodique qu’il l’a imposé en frôlant la bienséance ( pour ne pas dire le manque d’honnêteté) en donnant, lors d’un appel d’offre d’opérette, des règles contraignantes et précises à des producteurs réputés et naïfs. Etrangement, l’émission actuelle correspond exactement à l’inverse des règles données.
    Je dois rappeler, mais je peux me tromper, qu’il a été demandé aux fameux producteurs de trouver une formule sans animateur tronc, sans chroniqueurs faisant un numéro de savoir élitiste et sans invités en promotion, le tout avec un maximum d’images représentant l’activité culturelle du pays tout entier…

    Mais il n’est pas question de s’acharner sur cette émission si parisienne et convenue mais de se pencher sur l’incroyable travail de monsieur N’Gatcha qui, concernant encore cette émission transparente, consistera peux-t-être à tout changer en ne changeant qu’une chroniqueuse qui quittera l’antenne au mois de janvier. Les noms pressentis par Mr N’Gatcha ( dont je préfère taire la liste pour protéger celles et ceux qui furent contactés et déclinèrent) circulent sans que la direction de la chaîne en soit informée. L’excellente équipe de Mr Mosca doit être heureuse de découvrir qu’un de ses directeurs d’unité avance seul afin d’éviter à celle-ci une surcharge de travail.

    Quant à la productrice, amie et protégée de Mr N’Gatcha, elle sera triste d’apprendre que celui-ci contacte déjà certains producteurs pour leur proposer une case en septembre 2012 afin de la remplacer… Mais peut-être que ces appels ou textos de Mr N’Gatcha ne sont qu’une feinte fébrile pour masquer un pouvoir vascillant où attribuer une nouvelle émission à sa protégée…Les producteurs ne sont pas dupes, cette fois.

    Revenons au travail titanesque de Mr N’Gatcha.
    Mr Gatcha a-t-il imaginé d’autres émissions que le fameux magazine ?
    A-t-il proposé des émissions spéciales ?
    A-t-il défendu la mise à l’antenne de soirées excpetionnelles liées à des événements qui ne le sont pas moins ?
    A-t-il mis au monde des dispositifs, des formats originaux ?
    S’est-t-il battu pour de nouvelles cases ?
    A-t-il fait des déclarations lorsque qu’a circulé l’incroyable rumeur annonçant l’arrivée de Mr Sabatier à l’animation de magazines culturels de deuxième partie de soirées. Rumeurs vraissemblablement émises par Mr Sabatier lui-même. Il me semble que ce n’est pas mr N’Gatcha qui a mis fin à cette grotesque idée mais une autre directrice d’unité nettement plus courageuse.

    Mr N’Gatcha, participe-t-il à l’ensemble des réunions qui le concerne justifiant ainsi sa fonction donc ses émoluments.
    A en croire ce qui ne peut que venir de mauvaises langues mal informées, la réponse est non, non et encore non.
    Mr N’Gatcha est un directeur quasi invisible.

    Mr N’Gatcha a-t-il le temps de regarder, écouter ce qui se passe de magnifique dans ce pays dans le domaine de la culture ?
    N’est-t-il pas rémunéré pour être proche des milieux artistiques, pour sortir dans les lieux les plus insolite ?
    Sa mission n’est-elle pas d’ aller à la découverte de nouveaux talents plutôt que d’aller comme un aimant flagorneur vers ceux qui sont déjà consacrés et dont le rayonnement ne pourra que servir que celui de Mr N’Gatcha ?
    Mr N’Gatcha n’a certainement pas le temps d’accomplir toutes ces nobles taches tant il fréquente des dîners divers et variés, de droite comme de gauche, preuve de ses convictions fortes et d’une belle habilité qui ne pourra aveugler que ceux qui en ont envie où que cela arrange. Fidèle au groupe qui lui permet de vivre et de pavaner, Mr N’Gatcha semble ne pas être perturbé par la fréquentation récurrrente de dirigeants de groupes audiovisuels concurrents à qui il ne manque pas de rappeler son existence.

    Le rôle d’un directeur d’une unité si précieuse dans sa mission, mission voulue par le pouvoir politique et rappeler dans les discours encourageants de Mr Pfimlin, n’est-t-il pas de se faire l’échos de l’effervescence artistique qu’il a dans ce pays malgré une crise douloureuse pour tous.
    Le service public financé par des citoyens à la bourse nouée, peut-t-il se permettre de financer un responsable, responsable de rien sauf d’un échec.
    La redevence a-t-elle été inventée pour permettre à Mr N’Gatcha de développer ses multiples réseaux ayant bien compris que ceux-ci étaient un moyen de le protéger et de les exploiter si celui-ci venait à être menacé ???

    Avoir un emploi plus que convenablement rémunéré, avoir des notes de frais qui peuvent éventuellement permettrent de servir d’apparat, travailler pour la si magnifique maison qu’est France Télévision devrait conduire l’heureux bénéficiare à avoir un sens du service public et le respect de certaines règles.
    Mr N’Gatcha par ses pratiques discrédite le remarquable travail d’un nombre innoui de salariés ainsi que celui de nombreux dirigeants du groupe qui ont un sens des responsabilités et de l’éthique.

    J’écris tout cela du plus profond de mon indignation parce que je suis un citoyen responsable, ambitieux pour son service public, parce ce que je paie avec honnêteté et difficulté ma redevance et parce que dans l’état actuel du monde et de l’idée que je me fait de la république, toute forme d’imposture, m’est devenue inssuportable.

    Alexandre Pognet

  • wrenSO
    novembre 23, 2011

    Là où vous ne voyez qu’un « fait divers sordide », beaucoup voient un « fait de société » car impliquant des protagonistes très jeunes (13 et 17 ans), de bonnes familles (milieu social relativement aisé), dans un lieu normalement à l’abri de la violence du monde (un établissement scolaire), dans des circonstances atroces (meurtre avec préméditation commis « de façon extrêmement violente et brutale » dixit le procureur) y compris après la mort (corps carbonisé).

    Ces éléments sont déjà susceptibles de donner la nausée à toute personne normalement constituée. C’est même un signe de bonne santé mentale : ne pas s’habituer à l’horreur. Comment ne pas réagir ?

    Ce ne sont d’ailleurs pas les médias qui ont réagit les premiers, mais les jeunes de l’âge d’Agnès : il y a plus de 60 groupes sur Facebook qui lui sont dédié.
    Croyez-vous que les jeunes et surtout les jeunes filles, ne sentent pas concernés de ce qui se passe ?

    Comme si cela ne suffisait pas, on apprend rapidement que le meurtrier présumé était dans l’attente d’un jugement pour un fait similaire (heureusement sans mort de la victime), commis un an auparavant. Lâché dans la nature sans que la justice ne se soit prononcée sur son cas, sans que les psys responsables de son « suivi » (sic) ne connaissent les faits reprochés. Absout ou presque !

    Comment ne pas passer du chagrin à la stupeur, puis à une certaine incompréhension indignée puis à la demande d’explication ?

    Les politiques n’ont fait que leur travail : essayer de comprendre comment on en est arrivé là.

    Quant à la « déferlante médiatique », réjouissez-vous au contraire qu’elle ait eu lieu : elle a eu un effet cathartique des plus utiles. Je ne donnerais pas cher de la peau d’un type qui se ferait prendre sur le fait pour des actes semblables, par des citoyens lambda.

  • RIEMBAULT MARC
    décembre 3, 2011

    J’ai trouvé très dommage que le gouvernement intervienne comme il l’a fait. Et en faisant ça, il a favorisé les critiques et les suspicions de récupération politique.
    « Ils » auraient pu, tout simplement, dire leur émotion devant l’insoutenable horreur, prouvant par là qu’ils étaient d’abord des hommes touchés comme toute la France l’a été ; et ajouter que des directives avaient été données pour empêcher toute répétition de ce qui était sans doute une erreur d’appréciation des parties concernées – juges, assistants sociaux, psys, etc. Et demander aux médias de ne pas continuer sur ce mode tapageur, indécent pour la famille de la victime. Cela suffisait.
    Il est clair que n’importe quel juge, ou simple éducateur comme je l’ai longtemps été, aurait émis un doute raisonnable quant à la libération du jeune Mathieu. Ce doute permettait.de le placer en milieu spécialisé sans formalités, et cela lui peut-être évité la récidive, peut-être pas, mais en tous cas pas sur cette malheureuse fille. Je suis dur en disant ça, je le sais. J’interpelle des personnes qui ont fait ce même métier, que je sais difficile.