La descente aux enfers du New York Times.

par 4commentaires No tags 0

 

L’initiative est inédite et elle est un formidable révélateur du Tsunami qui frappe la presse quotidienne mondiale depuis quelques années. Réalisé par Andrew Rossi, un long documentaire, diffusé en salles depuis aujourd’hui, raconte la descente aux enfers de l’une des institutions de la presse Américaine, le New York Times, la « Dame en gris», comme on le surnomme. Durant de longues semaines, ce jeune cinéaste a arpenté les coursives de ce paquebot rongé de bas en haut par ce mal qui gangrène les titres les plus robustes de la presse mondiale, Internet. Démarré en 2009, le tournage raconte la brutalité avec laquelle une rédaction, qui se croyait intouchable car installée au pinacle depuis des lustres, découvre un matin que le mythique immeuble qui l’abrite n’est plus qu’un château de sable. Et qu’il en faudrait peu pour que ce monument de la presse américaine tombe en lambeau.

Pour cela, Andrew Rossi a pris le parti de suivre l’une des figures de ce quotidien, David Carr, un éditorialiste de renom qui découvre les yeux écarquillés le spectacle d’un monde qui s’effondre sous ses yeux. «On se croyait indéboulonnables et on vu passer le vent du boulet », témoigne ce dernier au beau milieu d’une salle de conférence peuplée de journalistes parmi les plus brillants de la profession, mais que les bouleversements d’Internet ont profondément déstabilisés. Ce film raconte ainsi l’énorme mutation d’un métier passé du charbon à l’électricité en un clic et le désarroi d’une élite condamnée aux nouvelles technologies et à la « Net attitude».  Si cette initiative est inédite, c’est en raison de son mode de diffusion: il est rare, en effet, que les salles obscures accueillent des documentaires et qui plus est, un sujet de cet ordre. Il est a souhaiter que celui-ci ne soit pas confiné dans quelques lieux confidentiels.

0
4 Comments
  • JC Guerrero
    novembre 23, 2011

    C’est la première fois que j’écris sur un blog (que je lis régulièrement depuis de nombreux mois). Mais là…

    Extrait 1
    « …par ce mal qui gangrène les titres les plus robustes de la presse mondiale, Internet. »
    J’espère que vous vous rendez compte que vous êtes en train d’écrire ça dans votre rubrique qui a beaucoup de lecteurs… via Internet.
    Nous les « lecteurs » / « gangréneurs » !

    Extrait 2
    « Il est à souhaiter que celui-ci (ce documentaire) ne soit pas confiné dans quelques lieux confidentiels. »

    Pourquoi ? Qui ça intéresse ? Les jeunes s’en moquent que le « New York Times » disparaisse, que ces personnes qui se croyaient « indéboulonnables » prennent leur retraite, que cette « élite soit condamnée aux nouvelles technologies et à la Net attitude » (mon dieu mais c’est épouvantable ça !), que cette rédaction apprenne « avec brutalité »… que le monde a changé depuis des dizaines d’années… parce qu’elle se croyait « intouchable depuis des lustres »…

    Mais c’est quoi cet article ?! C’est quoi ces jérémiades d’un autre siècle !

  • Stern
    novembre 24, 2011

    Je vous remercie de mettre en valeur et de parler du  » NEW YORK TIMES » qui a été crée et édité si je ne me trompe pas en 1851 par H.J. Raymond.

    Une réputation d’investigateurs, de journalistes et d’éditorialistes ne se fait pas comme un claquement de doigt. Le « NEW YORK TIMES » est respecté pour cela.

    D’une façon ou d’une autre c’est une institution et tous les éditorialistes et journalistes, nous ont fait connaître de part le monde des moments extraordinaires comme ordinaires avec leurs propres propos et cela à chaque grande époque.

    Nous sommes bien en 2011, et alors…….

  • leafar
    décembre 1, 2011

    Je rejoins effectivement les différentes remarques de Renaud Revel (espérons que ce film trouvera sa place) et je trouve JC Guerro que vous exagérez. Ce documentaire est aussi n’est pas une attaque en règle contre internet loin de là. je vous invite à lire la critique de L’express et de Studio ici : http://culture.lexpress.fr/film/a-la-une-du-new-york-times_525381

    bonne journée

    • la grande faucheuse
      décembre 1, 2011

      Heu…