Les Nouveaux chiens de garde, entre amalgames et caricatures

par 30commentaires 0

On se souvient qu’en 1997, la publication des Nouveaux chiens de garde, livre de Serge Halimi, avait secoué, de bas en haut, tout l’édifice médiatique, bousculant l’aristocratie du journalisme, une sphère débusquée et accusée de se compromettre avec les puissants : qu’il s’agisse des barons du CAC 40 ou de la classe politique et ses dignitaires. Editorialistes de renom, journalistes de cour, éminences grises, patrons de presse aux petits soins, copains et coquins : c’est l’ensemble d’une élite médiatique qui était alors passée au laminoir. 15 ans plus tard, le même auteur récidive, en prêtant sa plume au script d’un long métrage sortie en salle aujourd’hui, – sous le même titre, Les nouveaux chiens de garde-, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat.
Tout à la fois pamphlet et objet de décryptage, ce document à charge, en forme de redite, reprend et prolonge le réquisitoire de celui qui pointait à l’époque et avec force, les failles et les excès d’un système médiatique dépeint comme consanguin, un monde où les réflexes de connivence et de compromission seraient roi. Personne n’avait échappé à la rafle : de PPDA à Alain Duhamel, de Jean-Pierre Elkabbach à Christine Ockrent et d’Alain Minc à Bernard-Henri Lévy, Martin Bouygues et Bernard Arnault, c’est l’ensemble du Gotha que Serge Halimi atomisait alors.

2012, changement d’époque, mais pas de casting ou si peu: Aux côtés des quelques figures de prou de la profession apparaissent quelques têtes nouvellement intronisées et blacklistés, au nom, là encore, de leur prétendue allégeance au pouvoir en place, pour les uns ou de leur capacité d’adaptation, pour les autres. Ainsi, Nicolas Demorand, (Libération), Christophe Barbier ou Laurent Joffrin, (Le Nouvel observateur) font leur entrée dans le petit cercle de ceux que ce film soupçonne de s’égarer dans des combinazione et des reflexes, que l’éthique et la morale journalistique condamnent.

Or c’est là que l’on touche aux limites d’une démonstration caricaturale. Car à vouloir considérer que tous les patrons de presse sont à mettre dans le même panier, au nom du poste qu’ils occupent et du titre qu’ils dirigent, c’est un peu court. Pour parler de ce que je connais, en l’occurrence de Christophe Barbier, les auteurs de ce film savent-ils qu’il a été jusqu’à une période récente persona non grata à l’Elysée, car blacklisté par Nicolas Sarkozy? Qu’il fut en son temps barré par Dominique de Villepin, quand celui-ci dirigeait le cabinet de Jacques Chirac. Et que Lionel Jospin entretint avec lui, quand il était à Matignon, des relations plus que fraiches! Le portait dressé est ainsi grossier et l’analyse stérile et à l’emporte-pièce.
Autre sujet, TF1. Les auteurs du film reprennent en effet le vieux refrain qui consiste à expliquer que la chaîne de Martin Bouygues, marquée au fer rouge depuis sa période balladurienne, en 1995, reste une succursale de l’UMP, à la botte de l’Elysée et du CAC 40, pour faire court. Or avec un regard un peu plus affuté, on est bien obligé de constater que ceux qui prédisaient, en 2007, que TF1 et le groupe Bouygues seraient les grands bénéficiaires de la victoire de Nicolas Sarkozy se sont radicalement trompés.
Non seulement « La Une » n’a jamais obtenu du locataire de l’Elysée ce qu’elle réclamait en matière d’allègement de la réglementation audiovisuelle. Mais plus probant encore, Martin Bouygues, dans le domaine de la téléphonie, cette-fois-ci, a perdu le combat de taille engagé contre Xavier Niel, avec l’émergence sur son marché d’un quatrième opérateur, Free : Un groupe farouchement combattu, pied à pied, des années durant, jusqu’à l’Elysée par un Bouygues aujourd’hui déconfis !
C’est ainsi que le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’a jamais profité à celui qui se prévaut pourtant de l’amitié du prince. Et que dire du propriétaire du Figaro, Serge Dassault? Le zèle de son directeur, Etienne Mougeotte, étrangement épargné dans ce film, n’a pas eu plus d’effet : Ecarté d’Areva, en carafe avec son Rafale, l’industriel ne retirera aucun agio du quinquennat de Sarkozy.
On pourrait citer également Vincent Bolloré : propriétaire d’Havas et de Direct Matin, l’homme d’affaires breton, héros du Fouquet’s, n’aura pas réalisé la moindre opération dont on puisse dire qu’elle porte la marque du chef de l’Etat. Alors on peut toujours faire l’exégèse des éditos d’Alain Duhamel ou dresser la liste des invités de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, de Christophe Barbier, sur I>Télé ou tenter de dénouer les liens qui unissent Laurent Joffrin à telle ou telle personnalité politique, pour tenter de mettre à jour un système médiatique dévoyé. Mais il y a là des raccourcis étranges, une méconnaissance grave des journalistes visés, des amalgames dérangeants et pour tout dire de ce film, des procès en sorcellerie et un climat de chasse au journaliste détestables.

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30 Comments
  • Gilbert Duroux
    janvier 11, 2012

    « Et que dire du propriétaire du Figaro, Serge Dassault? Le zèle de son directeur, Etienne Mougeotte, étrangement épargné dans ce film, n’a pas eu plus d’effet : Ecarté d’Areva, en carafe avec son Rafale, l’industriel ne retirera aucun agio du quinquennat de Sarkozy ».

    Vous vous fichez du monde ? Dassault survit grâce aux commandes publiques. Il n’a pas été fichu de vendre un seul Rafale à l’étranger, malgré toutes les facilités offertes grâce au gouvernement.

    « On pourrait citer également Vincent Bolloré : propriétaire d’Havas et de Direct Matin, l’homme d’affaires breton, héros du Fouquet’s, n’aura pas réalisé la moindre opération dont on puisse dire qu’elle porte la marque du chef de l’Etat ».

    Hi, hi, hi, parlez-nous des sondages à la sauce Bolloré.

    Au passage, merci pour la pub faites à ce film. Je conseille, à ceux qui veulent s’en faire une petite idée en dehors de l’exercice « l’ai-je bien défendu » du petit chien-chien Revel à son maî-maître Barbier, d’aller voir ces quelques exraits sur le site de Télérama :
    http://www.telerama.fr/medias/six-extraits-commentes-des-nouveaux-chiens-de-garde,76705.php

  • carofo
    janvier 11, 2012

    C’est un fake ce post ou quoi ? Parce que là, en termes de mauvaise foi, rhétorique de bazar et déni de réalité, là, mon cher Renaud Rebel (nan j’déconne), vous touchez au sublime. Vite, vite, comme le propose Gilbert Duroux, tous sur le site de Télérama !

  • wyart
    janvier 11, 2012

    Il est improbable,même impossible que quelqu’un qui travail à l’express fasse une éloge de ce film.les editocrates feront tout pour couler ce film.A vrai dire ce n’est pas très grave ,cela me renforce dans l’idée d’aller le voir. Vous parlez d’éthique et de morale journalistique., il m’avait semblé à moi que la presse était un quatrième pouvoir .Pourquoi des gens qui nous assènent de contre-vérités du matin au soir sont toujours présent dans l’espace médiatique(certains depuis plus de 30 ans)?
    pourquoi par exemples ce sont toujours les mêmes économistes qui sont toujours invités,présenté souvent comme des professeurs émérites sans jamais souligné qu’il sont conseillés pour des banques et que beaucoup d’entre eux n’ont fait que se tromper sur la crises.(du style le mégacrash n’aura pas lieu ,la crise est derrière nous etc…). Si ce film est virulent et bourré d’attaque ad hominem,finalement je trouve ça de bonne guerre,car nombre de journalistes ne cessent de renvoyer à une idéologie dominante qui exerce une violence qui s’exerce tous les jours sur des milliers de travailleurs.Enfin je vais arrêter là car on va me taxer de populiste criant haro sur les journalistes.
    En faite vous auriez pu souligner dans votre exposé que Sarkozy était l’avocat du groupe Bouygue qui n’a jamais respecté les promesse faite lors de l’octroi de la concession de TF1 en 1987.Puisque c’est un espace libre d’expression j’espère que mon commentaire pourra apparaitre.

    • renaud
      février 1, 2012

      allez voir le film !!!! et faites vous votre propre appréciation

  • bob
    janvier 12, 2012

    Vous avez bien fait d’être journaliste plutôt qu’avocat, car je trouve que votre plaidoirie … pardon je veux dire article donne encore plus de crédits à ce film! Nier que Serge Dassault ne bénéficie de l’aide du pouvoir! SVP!!! et vous oubliez de dire que TF1 grâce à notre président a récupéré la publicité de FRANCE TÉLÉVISION …Si ça ce n’est pas un cadeau !!!

  • siro
    janvier 12, 2012

    Encore une fois un décalage béant entre cet article et les commentaires qui s’inscrivent dessous .
    Ne soyez pas jaloux , vous auriez très bien pu figurer dans ce film , ne serait-ce que pour mentionnez votre livre  » egérie, l’énigme claude chirac  » paru en 2007.
    Encore un effort , et vous pourrez devenir un plus gros poisson , peut-être digne d’intêret.
    bonne journée.

  • yyyyyyyy
    janvier 12, 2012

    au moment même où j’ai lu votre nom, triste monsieur renaud revel, vous ne pouviez pas dire autre chose !!!

    je me marre !!!!

    alors comment vont nos amis de c dans l’air ? et le père calvi y s’est remis de son passage à l’elysée ???

    encore bravo, et passer le bonjour à barbier !
    heu…… en fait non… non c’est pas la peine y passe tous les jours à la télé, je sais donc qu’il va bien

    tu vas recevoir un nouvel os pour cet article… c’est sûre!

  • Plombier ukrainien
    janvier 12, 2012

    Le mec de l’Express est vexé, il n’est pas dans le film 😉

  • !!!
    janvier 12, 2012

    Dans un sens, il n’y a rien à attendre de votre profession. Vous vous imaginez comme « les garants de la démocratie », « un contre pouvoir », etc.

    Ces prétentions sont fort mal placées mais l’important c’est d’y croire. C’est un mythe professionnel comme il y en a d’autres. Et mieux vaut se penser ainsi qu’en larbins, incapables d’esprit critique, souvent suivistes et peut-être même problématiques pour la démocratie (c’est du moins le point de vue du producteur de ce film) sous peine de ne pouvoir exercer ce métier qu’au prix d’une dépression ou de schizophrénie…

    Il faudra donc faire sans vous et même contre vous (comme lors du TCE en 2005). Au demeurant, pratiquement plus personne – sauf à des fins de distinction – ne vous lit. Et c’est heureux.

  • Observateur
    janvier 12, 2012

    Bollore… et les ports de commerce en Cote d’Ivoire ?
    Dassault… et la demonstration des Rafales en Lybie ?
    Bouygues (et les autres du BTP)… le scandale (de marchés truqués / entente de prix) etouffé à la SNCF ?

    Pour les autres, je n’ai pas d’exemples en tête. Mais ca doit bien exister. Peut etre meme est ce sciement ignoré par des journalistes (ou editorialistes) critiqués dans ce film.

  • Maxime_Boom
    janvier 12, 2012

    que peut on attendre de ces clébards de journaleux ?
    Absolument rien.

    ces gens prétendent appartenir à un contre pouvoir, et dans le même temps, il n y a jamais eu autant de journalistes en ménage avec des politiques !! Quel contre pouvoir !! j en rigole (jaune) encore
    Et ca vient nous parler de démocratie, de liberté de la presse….

    Continuez à prendre les gens pour des cons, à mentir, à déformer la réalité….
    Vous avez vendu votre âme contre un statut social…. la populasse vous le fera payer

    car un de ces jours, la roue tournera…. et ce jour-là, il y aura du sport.

  • Jo
    janvier 12, 2012

    Lol, si Barbier a pu être blacklisté à l’Elysée c’est que Sarko est vraiment encore plus caractèriel qu’il en a l’air.
    Quant il critique Sarko, c’est pour parler de son style ou pour dire qu’il bouscule des corporatismes par ça communication brutale(quelqu’un qui critique Sarko c’est forcement pour défendre un corporatisme cela va de soit), quant il parle de la gauche en revanche, vous retrouvez tout les clichés les plus éculé élaboré par les équipe de com du palais. Une sorte de traduction en français correcte de Nadine Morano (et c’est surement un boulot à plein temps il faut bien le reconnaitre).

    Néanmoins, une petite question: »il a été jusqu’à une période récente persona non grata à l’Elysée, car blacklisté par Nicolas Sarkozy » Qu’est ce qui s’est passé pour qu’il ne soit PLUS blacklisté depuis une période récente?

    Plus généralement, si toute la profession se lève comme un seul homme pour faire barrage et dénoncer toute attaque contre l’un ou plusieurs de ses membres (toute ressemblance avec le billet publié ici ne serait que pur coïncidence), personne ne semble pressé de faire une enquète, un reportage ou un dossier sur le fonctionnement de la presse politique en France en la comparant à celle d’autre démocratie.

    Vous qui semblez (au vu du sujet du blog) obsever avec attention les médias, un petit dossier non caricatural, sans amalgames mais avec un tout, tout, tout petit, petit, petit peu de recule sur soit même, d’objectivité et d’honneteté intellectuel, ça vous paraitrez inintéressant???
    Mais peut-être que c’est vous même qui seriez alors blacklisté pour retrouver un travail???

  • le_doigt_sur_la_couture
    janvier 13, 2012

    Bonjour,
    Je ne vous connaissais pas M. Revel. Peut-être parce que sa plume ne le mérite pas.
    Je trouve assez affligeant ce…quoi, papier? j’ai hésité avec réflexion mais cela serait tout de même élogieux.
    Dans la rubrique « amalgames » le rédacteur fait assez fort et n’a rien à envier à ces cibles, entre scoop à tomber le cul par terre [M. Barbier était blacklisté! Saperlipopette!] et raccourcis volontaires (« Car à vouloir considérer que tous les patrons de presse sont à mettre dans le même panier… »). Je me demande si le correspondant de l’Express a terminé ses études ou s’il est encore en apprentissage. La palme de l’abject revient, sans conteste, à la phrase « Personne n’avait échappé à la rafle ». Très classe…
    En fait une question pourrait-être: avez-vous vu le film et réfléchit aux questions qu’il pose, M. Revel? (je sais c’est difficile mais faites un effort, poussez à fond comme pour votre article).
    J’ai visionné récemment le documentaire de William KAREL, « Looking for Nicolas Sarkozy » (http://youtu.be/Lt5FntEay74) où la presse étrangère s’étonne (quand elle ne s’étrangle pas) des rapports de connivence entre les journalistes médiatiques français et les hommes politiques français. Je vous laisse le soin d’utiliser votre subtil champ lexical pour qualifier vos confrères.
    On n’écrit pas avec des œillères, ça manque souvent de mordant.

    P.S : C’est marrant Revel en le prononçant en Espagnol, ça fait « Rebel….Y a pas de hasard.

  • Gilbert Duroux
    janvier 13, 2012

    Renaud Revel pourra se désoler de voir comment son camarade de chenil, le journaliste du Monde Jacques Mandelbaum, est traité par l’association ACRIMED (dont sont membres les deux co-réalisateurs du film) :
    http://www.acrimed.org/article3749.html

  • azise.b
    janvier 13, 2012

    J’ai vu le film et je le trouve très bon, car il pointe les systeme des médias, la pensée unique et surtout uniformisée. Je crois que la pensée d’aujourd’hui, faite d’un mélange, de rigolade, de nostalgie et pour finir de passé; c’était mieux avant, a rendu ceux qui normalement doivent déranger, aux ordres de leur patron. De celui qui a les clées du fameux média. Le film par moment est radical, c’est vrai, mais il est obligé d’enfoncer le clou pour soutenir sa thése, une thése des gardiens du systeme et je pense que le média tout entier est pris par le pouvoir qui lui dicte sa loi où plutôt a les moyens de se payer la loi de l’information. Le film parle de la déformation de l’information. Toujours les mêmes économistes par exemple, tous libéraux; nous avons vu comment leur thése nous on amené, près du goufre. Toujours les mêmes images, c’est a dire des images commentés, toujours dans le même style. Des commentaires dirigistes, formatés, uniformisés. Pour ma part je lis le diplo, car il y a des articles de fond, je ne suis pas toujorus d’accord avec , mais j’ai de la reflexion. Il n’y a plus d’article critique du systeme, car c’est ça l’enjeux. Si ceux qui ont le pouvoir d’acheter de diffuser atomisent toute pensée critique, que restera t’il? Si tous vous vous mettez aux ordres, aux gardes a vous, qu’elle crédibilité vous allez avoir quand ça va chauffer, car ça va chauffer malheureusement. Le média qui englobe tout, la musique, le cinéma, les arts plastiques, les journeaux, l’édition; car ce sont toujours les mêmes films, les mêmes bouquins, a 95%, qui défendent la pensée unique, libéral, bourgeoise, mais cette fois, mal éclairée. On ne parle que d’argent, normal, c’est la pensée dominante. Si t’as pas de fric, t’es mort! Si t’es moche, t’es mort! La dictature du sublime est la pensée dominante! C’est tellement vrai, que l’attaque de la pensée sublime sur le net est incroyable. Alors j’ai aimé ce film radical, car lui au moins, il risque quelque chose. Ce qu’il risque, c’est de pointer la non pensée tout simplement.

  • Barnabe
    janvier 13, 2012

    Quand on se fait démonter de la sorte dans les commentaires, M. Revel, il serait peut-être temps de se remettre en question…

    • Maxime_Boom
      janvier 13, 2012

      ces gens-là ne se remettent jamais en question.
      En revanche, ils retournent leur veste quand ils sentent le vent tourner.

  • Soizic
    janvier 18, 2012

    Ce documentaire donne un souffle de liberté. Il met des images et donne des explications sur un malaise que nous ressentons tous. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, Balbastre n’attaque pas LES journalistes, mais ceux, et uniquement ceux qui sont devenus des chiens de garde. Ce film n’est pas de gauche, c’est un film citoyen, un acte de désobéissance civile. Il serait trop facile de donner le bâton pour se faire battre en le qualifiant de gauche. Ce documentaire c’est de l’éducation aux médias. Il est sain et salutaire. J’espère qu’il sera vu par le plus grand nombre. Et cette critique de Renaud Revel montre à quel point cette microsphère parisienne est à côté de la plaque, incapable de faire son autocritique a minima et d’élever le débat dans l’espace public…
    Mes salutations

  • Lalala blabla
    janvier 19, 2012

    Étrange que si peu d’articles fassent une analyse objective de ce film… ou pas? Seriez vous piqué au vif?
    J’espère que le film pourra faire du bruit même si en France nous avons un sacré don pour passer certaines vérités fâcheuses sous silence!

  • Christophe Vieren
    janvier 21, 2012

    Allez les lecteurs abonnés de l’express, faites un effort venez défendre vos journalistes préférés. UN peu de courage. Doit bien y avoir quelques vrais défauts dans ce film (que j’ai vu et très apprécié).

    J’sais pas moi, une petite erreur dans la longue liste de fonctions qu’occupent ces nouveaux chines de garde.

    Parce que l’on commence à s’ennuyer sévère avec ces commentaires caustiques.

    • Victor Dumitchenko
      février 1, 2012

      Vous aussi, vous avez l’air très caustique.

  • Alain Koiran
    janvier 30, 2012

    Je suis perplexe. J’ai été voir les Nouveaux chiens de garde, n’y ai pas appris grand chose que je n’aie déjà su pour lire ou avoir lu des articles d’ACRIMED, OWNI et j’en passe – les références habituelles de rezo.net, pour être bref. Ah, si ! Je ne connaissais pas les couleurs des laisses ; me voilà un peu mieux renseigné.

    Ma perplexité a un autre motif : l’intégralité des commentaires postés taille à ce Revel-ci (appartient-il à la dynastie ?) le costume qui lui revient – un peu trop chamarré d’ailleurs au regard de ses mérites… Passons. Le fait qui m’étonne est le décalage entre l’article et ses commentaires ou, plus précisément, l’exposition de ce décalage.

    Qu’aucun,e authentique lectrice,teur de l’Express en accord avec les opinions qu’y défend notamment M. Barbier ne vienne tempérer ce flot critique, tenter de combler ce hiatus et atténuer ce criant désaveu me troue le cul. Eussé-je trente ans de moins, j’en aurais conçu de fallacieux espoirs sur la proximité d’un bouleversement dont l’urgence, vingt ans après, se fait plus pressante mais dont la probabilité qu’il débouche sur un usage général du monde mieux approprié demeure infinitésimale ; excusez mon relatif pessimisme.

    Quoi qu’il en soit, j’en viens à me demander si la grande majorité des lecteurs de l’article (et des commentaires) n’y a pas été comme moi amené par une revue critique de presse…

  • Bob
    janvier 31, 2012

    Pourquoi reprocher à P. Carles que l’on ne voit pratiquement nulle part sauf en cherchant, et pas à Minc, BHL, et tous ces experts chargés de nous évangéliser, régurgiter d’un air satisfait les mêmes poncifs depuis 30 ans?

  • Bob
    janvier 31, 2012

    Correction
    Pourquoi des gens reprochent-ils a P. Carles que l’on ne voit pratiquement jamais et nulle part de ne pas se renouveler et ne pas le reprocher à ces pseudo-experts?

  • Victor Dumitchenko
    février 1, 2012

    Ça vient de tomber: 126 rafales pour l’Inde. On dirait que ce quinquennat ne sera pas si mauvais pour M.Dassault…

    Si c’est une période de chasse au journaliste, c’est peut-être qu’il y a une raison. On peut tromper une fois mille personnes, on peut tromper mille fois une personne, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes.

  • Gilles
    février 2, 2012

    Ce documentaire est vraiment excellent et j’en conseille vivement le visionnage. En revanche, l’auteur de cet article est vraiment hors sujet :
     »
    Pour parler de ce que je connais, en l’occurrence de Christophe Barbier, les auteurs de ce film savent-ils qu’il a été jusqu’à une période récente persona non grata à l’Elysée, car blacklisté par Nicolas Sarkozy? Qu’il fut en son temps barré par Dominique de Villepin, quand celui-ci dirigeait le cabinet de Jacques Chirac. Et que Lionel Jospin entretint avec lui, quand il était à Matignon, des relations plus que fraiches!
     »

    Le documentaire met en cause nommément de nombreux éditorialistes, mais il ne dit jamais que ces éditorialistes pêchent parce qu’ils sont « amis » avec les puissants ! Non, il n’en est pas besoin.
    Il suffit qu’ils ne cherchent pas à poser les questions qui fâchent pour devenir des chiens de garde. En effet, le raisonnement suivi par Serge Halimi est qu’ils seraient éjectés instantanément du PAF s’ils venaient à poser des questions trop embarrassantes et trop souvent. Il suffit qu’ils ne cherchent jamais à prendre des risques et qu’ils posent des questions pas trop scrutatrices pour qu’ils deviennent petit à petit des journalistes récitant des questions convenues et surtout, se satisfaisant de réponses qui sont parfois de simple foutage de gueule ! Sans saveur ! Et c’est simplement petit à petit, sans démarche active de leur part, qu’ils deviennent des chiens de garde. Car tout ce qui sort du politiquement correct n’est pas vu comme sain, posé, pris avec recul. C’est pris de haut et comme manquant d’objectivité.
    En conséquence, ce contre-exemple de Revel n’est pas du tout opportun ! Il n’a rien compris ! Il a simplement pris trop personnellement ces attaques (ce qui se conçoit quand même car Serge Halimi n’y est pas allé par le dos de la cuillère non plus). Mais Serge Halimi a pris d’énormes risques et il en a payé les conséquences !
    Merci à lui.

  • Bainvel
    février 8, 2012

    Quel plaisir de vous voir irriter. Même si comme tout bon chien de garde vous serez toujours du bon côté de la matraque, toujours dur avec les faibles et faible avec les puissants. Comme j’aimerai avoir votre capacité à ne pas me remettre en cause et à nier la réalité. Il est vrai que celle-ci vous est profitable. Alors pour ce qui est de la morale, elle passe après le compte en banque et la croyance d’être important.
    Que l’on soit roi ou mendiant, que l’on soit assis sur un trône d’or ou par terre, c’est toujours sur son cul que l’on est assis. Voltaire. je vous laisse méditer sur cette citation. Mais faudrait-il que vous puissiez vous considérer comme humain c’est à dire considérer que que l’autre est un frère ou une soeur, en dehors de son compte en banque ?

  • L'espoir
    février 12, 2012

    Le film « Les nouveaux chiens de garde » arrive à une période importante de l’histoire de notre pays puisqu’elle précède une élection présidentielle qui doit permettre de déterminer si le peuple souhaite conserver une prise sur la destinée de la nation ou s’il souhaite la confier à une élite technocratique et financière. Cela fait des années que nous traversons des périodes importantes. Malheureusement les occasions manquées de renverser l’ordre établi ne se comptent plus. Heureusement au milieu de ce brouillard, des éclaircies perdurent comme lors de la victoire du « Non » au traité constitutionnel européen, où l’ordre des médias s’est trouvé totalement renversé. Ainsi malgré le positionnement quasi unanime des journalistes en faveur du « oui », le traité constitutionnel européen a été rejeté. 2005 restera une date historique puisqu’elle marque la reprise d’un combat, abandonné depuis 30 ans, contre la détention des médias par des grands groupes financiers ou industriels.

    La suite sur le lien suivant: http://lespoir.jimdo.com/2012/02/11/les-nouveaux-chiens-de-garde/

  • AIMEDIEU
    mai 8, 2012

    J’ai TOUT lu, à la recherche d’un commentaire positif sur ce papier. Mais non RIEN, AUCUN !

    Alors je me dévoue pour saluer, de l’auteur, le courage de laisser tous ces commentaires.

    Car, vraiment le mieux que je puisse faire, si patent que m’est, la connivence, au moins passive (comme très bien décrite par Gilles, de l’immense majorité des participants au ronron médiatique.

  • Francis
    décembre 30, 2013

    Trop cool