Florence Schaal gagne le dernier round contre TF1.

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A TOUS MES CONFRERES ET EX COLLEGUES DE TF1

 3 ans et demi après mon licenciement « pour faute grave » et mon éviction brutale d’une rédaction à laquelle je participais avec cœur depuis 33 ans, la Cour d’appel a condamné TF1  pour licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse.

Au-delà de rétablir la vérité des faits, ce  jugement répare mon honneur de journaliste, de surcroit  vilipendée dans les médias par Jean Claude Dassier, le Directeur de l’Information de l’époque.

 
Il donne aussi espoir et courage, j’espère, à ceux qui pourraient trembler devant la toute-puissance d’un média qui  éjecte sans scrupules des journalistes dont il ne veut plus.

Il me permet enfin de remercier ceux d’entre vous qui m’ont soutenue, au mépris des pressions. 
Cordialement,

Florence Schaal 

C’est en ces termes que la journaliste Florence Schaal, licenciée sèchement de TF1, a tenu à marquer la reconnaissance par la justice de la disproportion de la sanction à l’époque des faits incriminés. Le licenciement pour « faute grave » de Florence Schaal avait  déclenché un débat au sein de la rédaction de TF1, la Société des journalistes  jugeant « disproportionnée » la sanction en question. On rappelle les faits : le 8 août 2008, la journaliste avait annoncé, en direct le décès d’un jeune garçon disparu dans le département de la Drôme au cours du journal de 20 heures. Avant que les secours ne le retrouvent vivant.

Envoyée spéciale pour TF1, Florence Schaal  avait été alors été jugée seule responsable de cette erreur, alors qu’une série de dysfonctionnements, en interne, au niveau de la rédaction en chef de la chaîne et de la régie, avaient été mis en lumière, sans effets. La journaliste avait alors entamé une longue et difficile bataille judiciaire. Après avoir gagné en premier jugement, la justice vient de  lui donner raison, cette-fois-ci, en appel.

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18 Comments
  • a6parterre
    mars 7, 2012

    Plus se multiplient les lois et les ordonnances, plus foisonnent les voleurs et les bandits.

    Lao Tseu.

  • Bomm
    mars 7, 2012

    Bonjour,
    Je connais personnellement les parents du petit garçon qui ont entendu cette nouvelle à la TV en direct…
    Ils apprécieront certainement cette décision, j’espère légale, et qui sacre l’irresponsabilité des journalistes.
    Quelle horreur.
    Il suffirait que Florence écrive maintenant un livre sur « mon calvaire face à TF1 » et nous aurons atteint le fond.
    +

    • Fred
      mars 7, 2012

      Attention, rien ni personne ne dit qu’aucune erreur n’a été commise ce soir-là sur TF1. Mais cette journaliste n’était pas seule responsable, elle avait une hiérarchie, des « responsables » qui auraient eux-aussi, du assumer leur part de responsabilité. Rien de plus.

      • dearchris
        mars 7, 2012

        Absolument d’accord. Cela a dû être terrible en effet pour les parents mais il y a eu d’heureuses retrouvailles finalement. L’erreur inverse aurait été bien plus dommageable. L’erreur de Florence Schaal était donc pardonnable, alors que quand Anne Sinclair a l’aplomb de comparer l’affaire DSK à l’affaire Dreyfus, ça c’est impardonnable pour une soi-disant « brillante » journaliste. Cela n’a pas empêché le Huffington Post de l’engager pour autant, comme quoi deux poids, deux mesures !

    • momo65
      juin 6, 2012

      Irresponsabilités des journalistes ? Encore faut-il savoir comment ces gens travaillent, souvent dans l’urgence et sous la pression afin de donner l’info en premier.Ils sont tributaires des investigations faites et dans la pagaille des premières infos fusent et la chaîne veut un scoop.Quant à savoir si les parents apprécient la décision prise à l’encontre de Florence, je pense qu’ils réagissent comme tous les parents lorsqu’un enfant est retrouvé vivant, ils le serrent fortement dans leur bras et la télé ils s’en foutent.Ceux qui tirent à boulets rouge sur F.Schaal ne sont pas exempts de reproches.

  • Arthur
    mars 7, 2012

    « une série de dysfonctionnements ». Pardon, mais je ne vois pas en quoi la régie peut empêcher un envoyé spécial sur le terrain de donner une information à l’antenne. C’était un direct, pas une intervention enregistrée.
    Sur le terrain, l’envoyé spécial d’une rédaction cherche des infos, notamment auprès des autorités, et soit les autorités en question lui disent « oui, on a retrouvé le petit garçon, il est mort » et dans ce cas elle l’annonce comme elle l’a fait en direct à la fin du JT soit elle n’a pas l’info et elle raconte une connerie plus grosse qu’elle ! Il faut assumer.

    • a6parterre
      mars 7, 2012

      Ce que vous ne voyez pas, vous le regardez. Ce que l’on ne comprend pas de près on ne le voit pas de loin. C’est la différence entre internet ou on va à la case prison sans passer par la casse et on touche sa prime et la réalité.
      Quand on ne voit pas on est bouché. A moins que vous ne travailliez dans la viande Hallal ou à la direction du travail. La dernière fois que j’y suis allé, j’ai attendu un 20 minutes parce qu’un inspecteur du travail pleurait au téléphone parce qu’on l’avait viré de sa chorale. Je lui ai conseillé d’aller voir Gérard Jugnot et il s’est fait virer. C’était en 2005,
      Je suis incorruptible et sur le net depuis 1995, je peux même lire le binaire et le convertir de tête en hexadécimal, je n’ai jamais pu saquer la télé et le gratuit alors qu’un mec me fasse du cinéma j’aime pas.Je suis style Dr House si vous voyez ce que je veux dire.
      La télévision rend intelligent les gens qui n’ont pas accès à la culture et abrutit ceux qui se croient cultivés. »
      de Umberto Eco.

      Qui lui est connu et diplômé moi non, bac moins 8.

  • Gilbert Duroux
    mars 7, 2012

    @ Arthur

    Je crois que vous ne savez pas grand chose du fonctionnement d’une chaine de télévision comme TF1. L’affaire qui a touché Florence Schaal dépasse son seul cas. Dire qu’elle a servi de bouc émissaire n’est pas nier sa responsabilité individuelle, comme l’expliquait, en son temps, Henri Maler, d’Acrimed : http://www.acrimed.org/article2970.html

    @ Bomm
    Faut pas confondre justice et vengeance. Florence Schaal a commis une erreur, certes, mais la faute la plus grande vient de ce système où même dans le domaine de l’information la concurrence est exacerbée à tel point qu’elle peut conduire à toutes les dérives. Mais de ça, bien sûr, vous n’avez rien à dire puisque vous regardez uniquement le bout de votre nez.

  • Flâneur
    mars 7, 2012

    Malaise quand même…Dans sa lettre « victorieuse » à ses collègues, la journaliste n’a pas un mot sur son erreur professionnelle, bien réelle pourtant quelles que soient les circonstances atténuantes. Après tout, le spectateur-auditeur-lecteur de journaux se fout de savoir quelle misérable petite cuisine interne a fait rater la plat ou la sauce. Mme Schaal ne méritait sûrement pas d’être virée, mais sa faute méritait qu’elle la reconnaisse, au moins en ce jour de « victoire ». Elle n’en a rien fait. En cela, elle mérite encore de travailler à TF1…

    • Christelle
      mars 8, 2012

      c’est pas faux.

  • gabriella
    mars 7, 2012

    je suis heureuse que cette femme soit reconnue dans ses droits de salariée ….s’il y a faute, elle est collective
    et les méthodes de management de TF1 SONT inappropriées… dans de nombreux cas, on le sait tous !

  • DEONTOLOGIE
    mars 7, 2012

    J’ai croisé cette journaliste il y a 16 ans à propos des affaires de bizutage dans les grandes écoles. Elle était prête à tout pour avoir l’info brut de décoffrage que nous recevions. Devant notre refus, elle a essayé le passage en force via notre hiérarchie. Heureusement, elle a été éconduite. C’est pourquoi, j’ai peu de considération pour cette journaliste…mais néanmoins, à sa décharge, je dois dire qu’elle n’était pas la seule à agir de cette façon ! C’est la déontologie du métier de journaliste qui devrait être revue et établie d’une façon beaucoup plus rigoureuse !

  • Gérard
    mars 7, 2012

    Il vaut mieux quand annoncer la mort et retrouver vivant que l’inverse ! :p

    Quant à elle, surement aussi qu’elle n’a pas annoncé l’info pour le fun suite à un pari. Elle l’a tenu de qq part, peut-être directement de sa rédaction, elle est juste celle qui passe à la télé hein ..

  • Gambus
    mars 7, 2012

    @ Déontologie Vous dites : « Elle était prête à tout pour avoir l’info brut de décoffrage que nous recevions. » Vous préfériez qu’elle ne récupère l’information qu’après que les autorités l’aient épurée, amendée, nettoyée, épurée, blanchie…. C’est elle la journaliste… Vous n’êtes qu’un agent de propagande…

  • mesplie
    mars 7, 2012

    La preuve, les journalistes peuvent dire n’importe quoi : pas de sanction… faut pas tomber dans leurs mains car ils savent s’acharner sur leur proie sans limite (Bérégovoy-mitterand….)

  • seul-avec
    mars 7, 2012

    Le gros probleme de la course à l’information est de rammener coute que coute le trésor. Faute de quoi tu n’est plus interressant pour le RedChef. Un RedChef est un petit Chef qui a gravit les échelons un à un. Donc maintenant de son fauteuil fait marcher à coups de triques les couillons qui se trouvent sur le terrain

  • Martino
    mars 8, 2012

    D’un point de vue juridique, lorsqu’il y a « bidonnage » c’est au directeur de la publication (ou de l’antenne) d’être condamné.
    Pour se protéger la direction de TF1 de l’époque a fait travailler une armada de juristes.

    Selon eux, une simple journaliste n’allait pas pouvoir gagner contre le puissant groupe Bouygues.

    Heureusement, il reste des Tribunaux intègres.

  • le defenseur
    mars 8, 2012

    Félicitations et bravo à Florence Schaal pour sa victoire.
    Pour une fois la justice semble gagner contre l’abus de pouvoir … financier, mais ce n’est qu’une justice compensatoire, pas réparatrice, puisque Florence ne travaille plus à TF1,et c’est préférable.Si elle a commis une grave erreur,elle n’engage pas ses compétences, ni son sérieux.De nous jours les boucs émissaires paient pour le véritable responsable QUI fait que les métiers,le journalisme par exemple, doivent subir la pression des
     » parts du marché « ,la concurrence.Autrement dit ce n’est pas la vérité de l’information qui compte mais son exclusivité… Il faut faire vite pour ne pas être devancé! L’exemple le plus signifiant, c’est la presse des célébrités avec des unes toujours exclusives, mais presque toujours fausses. Et l’erreur est plus ou moins liée avec ce qui est faux. Qu’il existe des parts de marchés dans le commerce, c’est valable dans certaines conditions, mais dans l’information cela devient absurde.