Anne Sinclair et Valérie Trierweiler: deux « Working Girls » attachées à leur métier

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Journalistes, de manière quasi atavique, elles ont toutes les deux cette passion chevillée au corps. Et de manière tout aussi décidée, elles n’ont aucunement l’intention de se faire empêcher dans leur métier par leur statut ou l’actualité brûlante qui les cernent. Engluée dans les frasques et autres démêlées judiciaires d’un époux fantasque, Anne Sinclair, qui a pris dernièrement les rênes de la version française du site d’information Huffington Post, va commenter chaque jour, pour BFM TV, la  campagne présidentielle: annonce en a été faite par les dirigeants de cette chaîne.

Engagée, pour sa part, dans une campagne présidentielle qui rentre dans sa dernière ligne droite et chaque jour de plus en plus sous les feus des projecteurs, Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, n’entend pas abandonner son métier -et son poste à Paris Match- une fois passée le perron de l’Elysée, si d’aventure…

Icône de TF1 à une époque où les phares bleutés de son regard illuminaient le petit écran, la première semble vouloir faire de son métier un refuge, son dernier sanctuaire: journaliste, elle a toujours été, journaliste, elle demeurera et ce contre vents et marées.

Première dame de France en puissance, si l’on s’en tient aux sondages qui n’en démordent pas, la seconde confiait, vendredi à Libération, son désir de continuer à exercer son métier et à ne pas se laisser enfermer dans les cages dorées de la République.

 

 

Rien ne semble pouvoir ainsi entamer la détermination de ces deux symboles d’une génération de «working girls » attachées à leur métier, à leur autonomie et à leur condition de femme libre et indépendante. L’opiniâtreté d’Anne Sinclair force le respect. Riche et jouissante d’une réputation nullement écornée par l’affaire DSK, l’ancienne journaliste de «7 sur 7» aurait pu faire l’économie d’une telle collaboration sur BFM TV. Qu’a-t-elle encore à prouver ? Et quelle autre raison que la passion de la politique et de son métier l’incite à rempiler de la sorte, pour une énième campagne présidentielle, qu’elle semble vouloir vivre aux première loges?

Et c’est une même obstination qui semble habiter sa consœur, Valérie Trierweiler, à la réserve près que dans son cas de figure le projet semble un peu illusoire. Dans cet entretien à Libération, l’intéressée expliquait qu’il s’agissait là d’abord de continuer à exercer un métier  synonyme de revenus. Car si Valérie Trierweiler ne l’évoque pas, mère de plusieurs enfants, elle semble envisager difficilement de rayer d’un trait de plume une carrière à laquelle elle tient. Et qui lui en voudrait ? Demain Première dame de France, la compagne de Hollande, qui n’a ni fortune personnelle, (comme Carla Bruni), ni vocation à collecter les Pièces jaunes, (à l’instar de Bernadette Chirac), ou à animer des fondations, (telle Danièle Mitterrand), semble inquiète à l’idée de se retrouver corsetée par un protocole élyséen, où tout n’est qu’obligations et contraintes. « Elle savait à quoi s’attendre», taclent nombre de mes confrères interrogés, qui estiment qu’en épousant la cause de son compagnon de candidat, elle en accepte, de fait, les contraintes et les honneurs. Et que pour une journaliste passionnée de politique et pas seulement, la perspective de passer cinq années au cœur du pouvoir constitue en soi un privilège rare. Ce dont il faut bien convenir. Et qu’en sera-t-il quand en juin prochain, François Hollande, hypothétique président de la République, aura à se prononcer sur la nomination du français Arnaud Lagardère, -propriétaire de Paris Match et à ce titre, employeur de Valérie Trierweiler-  à la présidence du consortium franco-allemand, EADS? Une question délicate.

Restent les pesanteurs et les innombrables pratiques inhérentes à la fonction. Au bal des courtisans et des nouveaux amis qu’elle se découvre chaque jour et qu’elle observe, va succéder celui des quémandeurs. Royaume des faux-semblants et des apparences, l’Elysée est une annexe de Pole Emploi pour celles et ceux qui espèrent de François Hollande ce qu’ils n’ont pas pu obtenir de Nicolas Sarkozy. Journalistes, producteurs de télévision et anciens patrons de chaîne font ainsi depuis quelques semaines le siège discret du couple Hollande-Trierweiler. Un demi-siècle que ce ballet rythme la vie politique française. Certains mêmes, indécrottables, ont changé de gamelle: hier, dans les antichambres du couple Sarkozy-Bruni, aujourd’hui, dans la roue de Hollande et Madame. J’en connais déjà au moins deux, dont je ne révèlerai pas l’identité en ce jour chrétien: l’une, célèbre pour ses envolées sarkozystes, est une animatrice de France 2, l’autre,  intime de « Carla », est une productrice télé de renom. D’aucuns m’assurent, qu’aucunement dupes, François Hollande et Valérie Trierweiler sauront le jour venu faire le tri, s’ils franchissent ensemble les grilles de l’Elysée. Souhaitons-le ardemment, tant ces pratiques sont détestables.

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6 Comments
  • Céleste Brume
    avril 9, 2012

    Sauf que l’une a largement dépassé la limite d’âge préconisée par les gens de son camp supposé et même (si par hasard elle était de l’autre) elle ne fait même plus parie de ces seniors qu’il faut aider à trouver un emploi : elle n’est pas dans le besoin.
    Quant à l’autre, elle pourra sans doute reprendre bientôt son métier, comme si de rien n’était. Contrairement à ce que d’aucuns voudraient croire (ou faire croire).

    • jcb
      avril 10, 2012

      Et vous que cherchez vous à nous faire croire ?

  • PETRA
    avril 9, 2012

    le beurre, l’argent du beurre et la crémière!! elle nous joue quoi la deuxième dame qui se voit déjà première? à ce niveau il faut faire des choix au coeur du pouvoir elle pense continuer sa profession? quel crédit d’indépendance pour son journal et ses articles pourrait-on avoir? il fallait réfléchir avant fréquenter un homme politique à ses revers, et puis arrêtons de jouer cosette avec ses enfants et son métier pour les faire vivre, c’est pathétique,prétentieux et surtout risible,

    • semahi
      avril 25, 2012

      je trouve des plus étrange et déplacé que des personnes , n ayant rien d autre de mieux a faire .
      puissent s adonner a un jeux puéril n ayant ni queu , ni assise , trouve du plaisir malsain a salir des gens , quils ne connaissent nullement , savent ils au moins par ou sont passé ces gens , leurs parcours , leurs joie , leurs tristesse , leurs point de vue , les on dits du malsain potinage refont surface , cé la honte tout court , que de vouloir s imiser dans la vie de un chacun d entre les Honnorables personnes .

      ci cé pa malheureux durant ce siecle de trouver edes personnes qui veulent juire de soit disant ragots .

      a ce demender ce que recherche ces gens , pour vouloir agier de la sorte .

      ne paut on s arétter et refaire une introspection de notre vie , certe avec le recul en peut comrendre et savoire ce que notre futilité nous dicte de faire .

  • Olivier
    avril 10, 2012

    Je ne m’étendrai pas sur l’aspect hagiographique (et donc rigolo) de ce billet, mais j’ai surtout ressenti un malaise avec l’emploi de l’expression complètement à côté de la plaque car euphémique d’un « époux fantasque » pour DSK (premier paragraphe).

    Pour mémoire selon Wikipedia: « le parquet de Paris classe sans suite la plainte de Tristane Banon : il estime ne pas avoir d’éléments de preuve suffisants pour engager des poursuites pour « tentative de viol », mais reconnaît que les faits allégués et ceux reconnus par Dominique Strauss-Kahn « peuvent être analysés comme un délit d’agression sexuelle » et sont dans ce cas prescrits «en application de la prescription triennale en matière délictuelle ».

    On est loin de « fantaisie ». Sans avoir à parler des affaires du Carlton et du Sofitel, encore instruite ou en attente de jugement. Et qui ne sont probablement que la partie émergée de l’iceberg.

    • amelie poulain
      avril 19, 2012

      @olivier
      Je rappelle à toutes fins utiles qu’il est important de signaler que le parquet a classé l’affaire Banon et que ce n’était pas son rôle de porter un jugement de quelque ordre que ce soit, et encore moins sur une affaire prescrite. Ce n’est pas dans ses attributions que de le faire ! C’est une faute grave commise par le parquet ! Mais, hélas, nous n’en sommes pas à une anomalie près dans cette affaire !
      Ne pas avoir d’éléments de preuves pour poursuivre quelqu’un de tentative de viol, est pour tout le monde un non lieu, sauf pour Monsieur Strauss Kahn, on se demande bien pourquoi ce traitement de faveur?
      Jusqu’ici Strauss n’a jamais été condamné alors soyez modéré dans vos jugements ! Alors fantasque ou pas , cela relève de sa vie privée et ne nous regarde pas !
      Je suis choquée par les dérives relatives à cette affaire qui ont porté atteinte à sa dignité, à son honneur, à sa vie professionnelle et privée .
      Les « infidélités » de Chirac et de Mitterrand, en leurs temps n’ont pas soulevé autant d’indignation, et pourtant !!!! il faut croire que leurs adversaires politiques n’étaient peut-être pas si indignes !