La campagne présidentielle ne profite pas à la radio.

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Baisses d’Europe 1, de RMC et de RTL, et hausse de France Inter : indiscutablement, la campagne présidentielle n’aura pas réussi à la radio, exception faite de la station de Radio-France, où Patrick Cohen continue de caracoler. Selon l’institut Médiamétrie, les français auront moins écouté la radio en janvier, février et mars 2012, que l’an passé à la même époque : 82,1% cette année, contre 82,4%  l’an dernier.

Avec 9% d’audience cumulée, pour la période janvier-mars 2012, (contre 9,4% sur la vague de sondages précédente), Europe 1, qui reste néanmoins stable par rapport à l’année précédente, à la même période, fait du sur place d’une année sur l’autre. Et décroche sur la période précédente, alors que tout laissait à penser que cette campagne électorale, en générale favorable aux médias, bénéficierait à cette station.

Même chose pour RMC : Cette radio, qui reste également stable par rapport à l’an passé, et qui a déployé d’immenses efforts afin de « couvrir » cette importante séquence politique, n’a pas engrangé. Avec 7%  d’audience, (contre 7,9%, sur la période précédente et 7%, l’an passé), RMC n’a en rien bénéficié de cette parenthèse politique. Même phénomène pour RTL, qui décroche de près d’1 point en une année et d’1 dixième de point, par rapport au sondage précédent, (11,7% contre 11,8%) : Là encore, une contre-performance qui oblige à s’interroger, compte tenu de l’armada d’experts et d’éditorialistes qui occupent l’antenne dans  le domaine du politique. Quant à  France Info, d’une grande stabilité, (à 9%), par rapport à l’an passé, elle ne capitalise en rien sur la période électorale.

Reste l’exception France-Inter. Les bonnes performances de cette station rejoignent en fait celles de France 2, en télévision. Indiscutablement, le ton et la pugnacité de ces deux médias leur auront permis de se distinguer durant toute la campagne. Plus agressives, sans doute, moins institutionnelles, peut-être, ces deux antennes auront réussi à damer le pion à des concurrents autrefois dominateurs en période électorale: Qu’il s’agisse de TF1, dans le domaine de la télévision et d’Europe 1 ou de RTL, sur le terrain de la radio. Les français qui n’adhèrent pas à cette campagne, qualifiée de médiocre et d’ennuyeuse, se sont déportés sur des médias moins fédérateurs ou grands public, voir frondeurs à l’égard de Nicolas Sarkozy. S’ajoutent à cela les conséquences ravageuses d’une loi, pénalisante, qui oblige les radios et les télés à accueillir en boucle, jusqu’à saturation, les mêmes invités politiques. France 2 et France Inter ont su à l’évidence contourner cet obstacle, en scénarisant à leur manière une campagne qui tombera vite dans l’oubli.

Un bémol dans ce sondage: NRJ. La station  de Jean-Paul Baudecroux qui pensait prendre la première place du podium, mais qui progresse toujours,  a du, elle aussi, en rabattre. RTL reste la première radio sde France.

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2 Comments
  • Gouzon
    avril 18, 2012

    France Inter agressive? Pascale Clark est agressive oui mais dans le mauvais sens du terme: méprisante avec certains candidats et passe-plats avec d’autres…

  • PETRA
    avril 19, 2012

    pas étonnant, il suffit d’écouter sur E1 la matinale pour comprendre la désaffection de l’écoute, c’est consternant dans le traitement des invités, et que dire des looooonnngues questions du patriache sans intérêt pour notre information, les radio et les JT du soir ne remplissent pas leurs missions, c’est dirigé, non objectif, seul C’ à dire s’en sort, seule la grande presse écrite fait bien son travail, le reste n’est que recherche de « scoop » et de petites phrases, du vide quoi