Ferrari et Pujadas sont-ils des plantes vertes?

par 15commentaires No tags 0

 

 

 

 

 

 

Depuis hier soir, les internautes se défoulent, s’en donnent à  à coeur joie, sur Laurence Ferrari et David Pujadas. Accusés d’avoir joué les figurants dans un face à face confisqué par les deux protagonistes, les journalistes-vedettes de TF1 et de France 2 sont copieusement brocardés. Or ces charges à l’emporte-pièce témoignent d’une complète méconnaissance du cadre très corseté dans lequel ont dû se fondre nos deux malheureux compères.

Ce n’est pas faute pourtant d’avoir expliqué que les équipes de TF1 et France 2 n’ont pas eu d’autre choix que de se plier à un cahier des charges extrêmement stricte: pour faire court, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont exigé, comme tous leurs prédécesseurs sous la Cinquième République lors de ces face à face, que leurs deux intervieweurs soient les plus invisibles possible. Or l’exercice est d’autant plus périlleux que la plus petite intervention de l’un ou l’autre de ces deux journalistes risquait à tout moment de se heurter à de vives réactions en régie, là où les pandores de Hollande et de Sarkozy veillaient à ce qu’une stricte neutralité soit respectée sur le plateau.

Tous les témoignages de ceux qui ont arbitré par le passé ces débats, -qu’il s’agisse de PPDA, Michèle Cotta, Alain Duhamel ou Guillaume Durand-, débouchent sur un même constat cruel: il n’y a pas pire exercice journalistique qu’arbitrer ces duels où chaque détail a fait l’objet de tractations millimétrées. L’enjeu est tel qu’il tétanise celles et ceux à qui revient la tache de veiller au seul chronomètre, qu’il annihile toute volonté de se jeter dans cette fosse aux lions transformée en un huis-clos. Pas un journaliste ne s’y est risqué en 40 ans. Et ce ne sont pas les critiques faciles d’une poignée d’internautes refaisant le match du fond de leur canapé qui modifieront ce rituel inscrit dans les gènes de l’audiovisuel de ce pays.

0
15 Comments
  • Epique
    mai 3, 2012

    Il convenait qu’ils interviennent pour demander à M. Hollande, poliment mais fermement, de cesser d’interrompre NS.

    • phiver
      mai 3, 2012

      Réponse de l’autre coté :Il convenait qu’ils interviennent pour demander à M. Sarkozy, poliment mais fermement, de cesser d’interrompre FH.

  • alol
    mai 3, 2012

    pour un journaliste , il y aun role encore plus delicat : celui de moderateur ; et la celui de l express est l archetype du mauvais exemple
    superficiel dans sa lecture ,
    intolerant jusqu a labsurde
    incoherent dans prises de position
    imbu de son role de placard au point de refuse tout dialogue
    cets dommage , pour lexpress ce doit etre le plus insignifiant des journalistes , d ou son role sans doute
    MAIS VOUS DEVEZ POUVOIR L AIDER A PROGRESSER ….UN PEU
    merci pour lui

  • Sam (du fond de son canapé)
    mai 3, 2012

    Courage, aplatissons-nous en quelque sorte. C’est sûr que si l’on décrète que cette mascarade, ou encore les interviews présidentielles dignes d’une ancienne république soviétique « sont inscrits dans les gènes de l’audiovisuel de ce pays », rien ne va changer.

    Mais vous avez raison: le mieux avec ces exercices de propagande façon république bananière, c’est tout simplement de ne pas perdre son temps à les regarder.

  • Jean
    mai 3, 2012

    J’ai été très surpris, après tirage au sort F Hollande devait commencer le débat mais je pensais que lors du 2° thème cela serait inversé et que N Sarkozy lancerait et cadrerait ses idées.
    Mais non, systématiquement c’est F Hollande, qui a lancé les sujets obligeant NS à répondre, ce qui m’a semblé être sérieusement en sa défaveur.

    Les deux plantes vertes ont été incapables de demander à F. Hollande de cesser d’interrompre et de parler en même temps que N Sarkozy.

    • mb 2010
      mai 7, 2012

      Je suis tout à fait de votre avis, il semble qu’il y ait eu une certaine injustice orchestrée.

  • OLONHA
    mai 3, 2012

    Laurence et David avaient un rôle bien précis hier, celui de relever le COMPTEUR. C’est peut être cela aussi, le journalisme moderne!

  • Ferula
    mai 3, 2012

    Ils n’ont même pas réussi à contrôler Hollande, à l’empêcher de commencer tous les débats et aussi d’interrompre de façon continue et impolie les phrases de Sarkozy. Oui, deux potiches!

  • Cristina
    mai 3, 2012

    Ces deux journalistes ont été en dessous de tout dans ce débat … et notamment Pujadas .. en donnant systématiquement la parole à FH sur tous les sujets, en l’empêchant d’interrompre NS chaque fois que ce dernier essayait de préciser ses propos dans le seul but de les rendre inaudibles.
    Bien entendu, tout cela dans le temps de parole de NS. pour une parfaite égalité à la fin…
    J’hésites entre partialité et incompétence mais il y a sans doute des deux…et le cahier des charges n’y est pour rien

    • tomasiak
      mai 3, 2012

      A part critiquer et d’être de mauvaise fois, que savez-vous faire d’autre ?.

  • Ajoie
    mai 4, 2012

    Ferrari-Pujadas revenus cumulés mensuels (sauf erreur) de 78’000 euros pour une prestation de plantes vertes, les plantes ne sont pas seulement vertes mais elles doivent rougir de honte.

  • Tom
    mai 4, 2012

    Laurence Ferrari gagne à elle seul l’équivalent des salaire réunis de D.Pujadas, du Président de la République N.Sarkozy et de F.Hollande. C’est à dire 50 000€

    A ce prix là, la concurrence doit être rude pour pouvoir poser son cul sur le (jackpot ) hum hum… sur la chaise du présentateur du plateau de Tf1.

  • Aldeug
    mai 4, 2012

    Pujadas et Ferrari ne sont pas des plantes vertes, ils sont le plancton du marécage présidentiel…

  • Fricasson
    mai 4, 2012

    Les deux journalistes ont-ils joué « les plantes vertes »?…De toute façon, ce n’était pas eux les vedettes de la soirée et devant les deux poids lourds qu’ils avaient devant eux, leur rôle n’était pas très facile…

  • Sophie Dufresne
    mai 4, 2012

    Croyez bien que nous sommes désolés.