Après l’ancien patron d’I>Télé, Jean-Luc Mélenchon convoqué à son tour par un juge

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Après une plainte déposée par Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon, qui l’avait traitée de « fasciste  » sur le plateau de I>Télé, la juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris, Sabine Kherys, a mis en examen début mai, pour « injures », l’ancien patron de la chaîne, Pierre Fraidenraich, directeur de la publication au moment des faits. J’avais évoqué les faits, à l’époque, ajoutant que comme la loi le prévoit et par pure et simple automaticité de la procédure, Jean-Luc Mélenchon allait être convoqué par ce même magistrat, pour être mis à son tour en examen. A la publication de cette information, le leader du Front de gauche m’avait repris de volée, démentant le plus catégoriquement et exigeant un rectificatif. Ce que nous avions fait.

Mais qui sait attendre… L’AFP nous indique ce matin que, comme prévu, Jean-Luc Mélenchon sera entendu demain au tribunal de grande instance de Paris par une juge d’instruction, dans le cadre de cette même plainte pour « injures publiques » déposée contre lui par la présidente du Front national, Marine Le Pen. Interrogé sur des sondages plaçant Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait lancé: « Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête, pourquoi ils seraient comme ça les Français? ».

La candidate du FN avait dans la foulée saisie le doyen des juges d’instruction de Paris d’une plainte pour « injures publiques », reprochant à Jean-Luc Mélenchon d’avoir utilisé le terme « fasciste » pour la caractériser. « Parmi les réactions au sondage plaçant Marine Le Pen en tête des intentions de vote, la palme de la perte de sang-froid revient à Jean-Luc Mélenchon », écrivait au moment des faits l’avocat de Marine Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just. « M. Mélenchon doit cesser de faire de l’invective et de la grossièreté ses armes habituelles dans la confrontation politique », avait-il ajouté. « Pour nous, le terme « fasciste » n’est pas une insulte mais une caractérisation politique », a commenté l’avocate de  Mélenchon, Me Raquel Garrido. Dont le client devrait être mis à son tour en examen.

 

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2 Comments
  • Coherence
    juin 21, 2012

    Pourquoi dans ces conditions avoir cede aux exigences de Melenchon et publie un rectificatif? Pas tres logique ni tres courageux.

  • hugo
    août 19, 2015

    et le résultat de tout ça… ?