Libération cultive-t-il le délit de sale gueule?

par 7commentaires No tags 0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toute la tragédie de Libération, ce  quotidien qui s’enfonce inéxorablement, avec détermination et application dans une crise mortifère, s’est trouvée résumer hier, avec l’opération de lapidation dont son nouveau directeur, Pierre Fraidenraich, a fait l’objet.
A peine arrivé, celui à qui le principal actionnaire du quotidien, Bruno Ledoux, veut confier clés  s’est fait étriller devant une rédaction où la notion de commerce humain est depuis longtemps pour la moins galvaudée. Vanité, parodie et ostracisme sont devenus les symptômes de la lente dérive d’un journal, où toute greffe extérieure est devenue impossible: retranché dans son quant-à-soi, Libé sombre. Et dans ce jeu de ball-trap, les journalistes de ce quotidien sont passés maitre.
Ayant quitté le groupe Canal+, où il jouissait d’une situation, confortable, Pierre Fraidenraich, que je crois connaitre plutôt bien, semblait heureux de se lancer dans une aventure que de moins en moins de gens osent envisager. Compte tenu du climat de chasse à l’homme qui y règne. Affable, véloce et sympathique, ce garçon brillant n’a pourtant rien d’un forcené. Et son passage à la tête d’I>Télé s’était traduit par de bons résultats, puisque sous sa responsabilité la chaîne tout-infos du groupe Canal+ avait gagné des parts de marché, se rapprochant de BFM TV.
Ni coupeur de tête, ni « cost-killer », cet amoureux de la presse, lecteur de « Libé » depuis des années, n’a pourtant qu’une ambition, qui requiert autant d’humilité, que d’abnégation et d’aveuglement : se battre contre les jours qui passent et qui rapprochent ce titre du dépôt de bilan. Il aura donc essuyer hier, pour sa première sortie publique, un tir de barrage nourri : des salmigondis que l’on peut résumer à un délit de sale gueule. Chef d’œuvre absolu du grotesque, l’individu fut traité de «sarkozyste» : ainsi étiqueté, la messe était dite. Et notre homme définitivement cloué au pilori.
Tout cela est très con. Et tout cela est bien malsain. Mois après mois, « Libé » se vautre dans le rejet de tout et de tous. Comme si l’exécution en assemblée générale de chaque soldat du SAMU, rameuté au chevet de ce journal, était un acte de subversion qui vaut certificat.
Le plus pathétique dans cette piteuse affaire, c’est que ce sont ces mêmes parangons de vertus qui s’en sont allés faire le siège de Xavier Niel, grand philanthrope devant l’éternel comme chacun sait, afin de supplier ce milliardaire de racheter leur boutique. Grand seigneur, l’intéressé a fait savoir qu’il ne laisserait pas tomber ce journal. Un titre qu’il rachètera à « la casse », le moment venu. C’est-à-dire une fois le dépôt de bilan prononcé et le ménage effectué. Ce qui ne semble pas avoir pour autant ému et découragé celles et ceux qui sont prêts aujourd’hui à lui dérouler le tapis rouge. Avant de le karchériser?

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7 Comments
  • Albane Flamant
    avril 3, 2014

    Commentaire intéressant sur la situation de Libé, mais ça vaudrait la peine de relire cet article pour en corriger les fautes de forme qui donnent mauvaise allure au fond.

    • OliCat
      avril 4, 2014

      @Albane Flamant : +1 Fautes de forme ET d’orthographe..

  • José Pietra
    avril 3, 2014

    Vulgarité obligatoire ? Il fallait absolument placer « con » et « tapiner » dans cet article ?

  • Malou
    avril 3, 2014

    « fervent lecteur de Libé » (qui veut transformer le journal en marché…)

    charmant résumé d’une subjectivité inouïe… où les mots valises – prétendument savants – côtoie une grammaire bien primitive et des fautes d’orthographe pour le moins …impressionnantes.

    Pour une défense du journalisme, j’imagine.

    Chapeau bas.

  • Malou
    avril 3, 2014

    CôtoiENT, veuillez m’excuser

  • francois301
    avril 3, 2014

    Merci de vous abstenir de tout propos orduriers toute insulte ou de toute agressivité envers les autres intervenants, envers L’Express, envers des personnalités publiques etc.

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  • Luciano Castillo
    avril 9, 2014

    Echange d’amabilités entre R.Revel et le site Arrêt sur Image (@si).