Nauséabond! A Libération, Pierre Fraidenraich a un nom, "Troisième Reich"

par 3commentaires No tags 0

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Fraidenraich, le nouveau directeur opérationnel de Libé, a déjà gagné deux surnoms parmi la rédaction : au choix, “Troisième Reich” ou “Frankenstein”. “En même temps, son nom de famille est difficile à prononcer et à mémoriser”, ironise un journaliste du quotidien (…) “C’est une tradition à Libé”, explique Fatima Brahmi, déléguée syndicale CGT. “Les nouveaux directeurs se présentent et exposent leur projet, Nicolas Demorand lui aussi est passé par là.”

Ces quelques lignes sont l’entame d’un long article sur Libération; publié dans les colonnes des InRocks. Sous le titre, « Sauver Libération : conciliation impossible ? », l’hebdomadaire fait le récit des derniers jours qui ont secoué ce titre. C’est ainsi que l’on découvre que le nouveau patron du journal, fraichement nommé, Pierre Fraidenraich, « au nom imprononçable », selon les quelques journalistes interrogés par le magazine, s’est vu affubler de quelques délicieux surnoms, dont celui de « Troisième Reich ».

On pourrait mettre cela sur le caractère vulgairement potache de quelques olibrius aux QI défoliés, si ce sobriquet, épouvantablement irrespirable et revendiqué par leurs auteurs, était tout simplement ignominieux. Les intéressés savent-ils que toute la famille Fraidenraich, à l’exception d’une seule jeune femme, a été exterminée dans les camps nazis?  Que la Shoa a décimé les parents et aïeux de celui que l’on cloue désormais, en ces termes, au pilori dans les couloirs d’un journal où personne ne semble s’en offusquer!

A moins que les mots n’aient plus de sens dans les coursives de Libération, où la chasse à l’homme est devenu un sport quotidien. Les mots manquent. Et reste une profonde nausée.

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3 Comments
  • Roudoudou
    avril 8, 2014

    Les journalistes de Libé sont de plus en plus mauvais. Et dépassés. Des dinosaures. Plus envie de lire Libérer, je me suis désabonné…

  • Pierre-Emmanuel D
    avril 10, 2014

    Effectivement, à force d’employer ces mots pour tous ceux qui ne se prosternent pas devant les « thèses de Libération », les pauvres journaleux n’en connaissent plus la signification.

  • houard
    avril 11, 2014

    Vous avez raison Revel, les mots ont un sens. Mais ils ont aussi une orthographe et, lorsqu’organisés en phrases, sont soumis à diverses règles, de syntaxe, de grammaire, et de conjugaison, notamment.
    De cela vous devriez tenter de vous souvenir en vous relisant – à supposer que vous vous relisiez!
    Car tant que vous manierez l’expression écrite comme un enfant de 12 ans, il sera pour le moins cocasse de vous voir ironiser sur les « QI défoliés » de vos confrères. Et ceci sans même parler de la pauvreté de l’image.
    Alors au lieu de faire la leçon, allez donc en prendre quelques-unes auprès d’un professeur de français niveau collège. Et ensuite corrigez vos papiers, vous verrez, c’est édifiant.