L'opération de démystification médiatique de Valérie Trierweiler

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Vie publique, vie privée: le livre  au vitriol de Valérie Trierweiler relance depuis ce matin le sempiternel débat sur la pertinence de ce type d’ouvrages et leur publicité. L’ex Première dame devait-elle ou non briser l’omerta et jeter en pâture ce qui releva de son intimité avec le locataire de l’Elysée ? Y-a-t-il quelque chose d’inconvenant ou d’indécent à ce que la vie privée d’un dirigeant politique et de son ex compagne soit ainsi étalée au grand jour? Faut-il dénoncer et combattre ce phénomène qui voit depuis quelques années l’intimité de nos dirigeants décapée au fil de publications toujours plus nombreuses ? Et c’est une première, par l’un des deux concernés.
Thomas Sotto, ce matin sur Europe 1, a parfaitement résumé la question en estimant qu’au-delà de sa cruauté et de son caractère terriblement impudique, cet ouvrage éclairait la personnalité de François Hollande. Que passé ce coup de projecteur intrusif sur ce qui relève des déchirements  de la vie privée d’un couple, il reste le portrait d’un dirigeant politique découvert sous un jour nouveau. Docteur Jekill et Mister Hyde : l’ouvrage de Valérie Trierweiler n’est pas sans connotations et significations politiques. Sous le crépis des mots et des images, derrière la communication et le paravent des apparences, c’est un François Hollande bien différent de celui qui nous ait dépeint depuis des années par la presse qui émerge des pages d’un livre apocryphe. La journaliste de Match, ex girl-friend du Président, nous entraine ainsi dans la loge d’un comédien qui ayant enlevé fard, postiche et perruque, apparait dans toute sa nudité crue.
Que n’ai-je entendu il y a un an de cela, lors de la publication des Amazones de la République, un ouvrage  relatant les relations amoureuses entre toute une génération de femmes journalistes politiques et les différents locataires de l’Elysée, sous la Cinquième République! Indécent, voyeur, vulgaire…Tricotant de la plume dans des organes de presse prestigieux, ces courtisanes des temps modernes ont poussé, jusqu’à une période récente, les  grilles de l’Elysée, comme celles d’un banal square d’arrondissement, oubliant à l’entrée leur fonction et carte de presse. Comment considérer que ces liaisons vécues avec un Président de la République , relèveraient de la stricte privée d’une journaliste et d’un homme politique? De telles relations ont bien évidemment un tout autre sens. La politiques fut leur église et l’Elysée leur Vatican. Un soir à l’Elysée : elles sont quelques-unes à avoir  ainsi dévoré ces instants  privilégiés, où demeurer insensible  à la magie du lieu est une impiété.
Il n’y a bien sûre rien d’anodin dans ces pratiques qui interpellent et soulèvent mille questions, sur cette confusion qui brouille les repères et entrainent ces journalistes dans un piège infernal. Valérie Trierweiler y a succombé et son récit est bien plus que la simple histoire ou vengeance d’une femme blessée, confiant sa colère et son désarroi: c’est également une ravageuse entreprise de démystification médiatique et politique.

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6 Comments
  • ChristopheNYC
    septembre 3, 2014

    Comment et sur quel ton le dire ? Relisez-vous par Toutatis !!!

    • JM Léger
      septembre 3, 2014

      @ChristopheNYC :

      Pas la peine de s’égosiller. Revel écrit mal c’est un fait… mais il fait des fautes. Qui plus est, son post est all over the place. Y est-il question de Hollande, de Trierweiler, des journalopes gourgandines qui se firent sauter à l’Elysée, on se sait pas… et pour tout dire on s’en fout. Perso, si j’étais président, je ne me taperais pas les fesses blettes de l’univers journalistique parisien. Je sais que c’est dans les vieux pots, etc., mais sans aller jusqu’au tendron on peut mieux faire. Pour en revenir à Hollande (pourquoi, on se le demande) à quoi d’autre était on en droit de s’attendre? On ne peut pas tout de même ignorer son parcours avant l’Élysée ni les encriers où il a trempé sa plume. Il m’a toujours fait l’impression d’un arriviste veule. Qu’attendre comme miracle de quelqu’un de son acabit? If it walks like a duck and quacks like a duck, it ain’t a lion for damn sure.

  • Nicolas007bis
    septembre 3, 2014

    « La journaliste de Match, ex girl-friend du Président, nous entraine ainsi dans la loge d’un comédien qui ayant enlevé fard, postiche et perruque, apparait dans toute sa nudité crue. »…tout est là, personne n’a le droit de dévoiler publiquement, et de soumettre au jugement de tous, la « nudité crue » de qui que ce soit !….C’est ce qui s’appelle la pudeur, le respect de l’intimité. Justifier de le faire sous prétexte que l’on a affaire à un homme public, c’est lever les dernières et fragiles barrière entre la vie intime et la vie publique. Ce n’est pas parce qu’on est face à un homme politique que nous avons des droits sur sa vie privée. Si non il n’y a plus de limites, on justifie toutes les insanités sous prétexte de satisfaire un voyeurisme malsain. Ou s’arrêtera t-on ?

  • Clo
    septembre 4, 2014

    Je n’aime pas particulièrement François Hollande…Mais je suis bien incapable de nommer un autre homme « politique » qui pourrait faire face à ce qui se passe actuellement dans nôtre vieux monde qui menace de trépasser, avec des enjeux qui dépassent tout un chacun.
    Alors là, franchement, étant femme, je ne peux pas m’empêcher de réagir.
    Qu’est-ce que c’est que cette pouffiasse, tellement en manque de reconnaissance.
    Bon alors Valérie, tu y croyais, tu t’y voyais « en haut de l’affiche », tu es tombée, comme beaucoup d’autres sont tombés. Ou est le grand problème?
    Concernant cette histoire de « sans dents »…ça me semble trop gros.
    C’est tellement facile de sortir un mot, une expression, une phrase, de son contexte.
    Famille pauvre …ascendants, descendants…CENDANTS…trop facile…sans mentir .
    il parait qu’elle ne ment jamais…sans mentir, on peut travestir le sens des mots.
    Je n’aime pas particulièrement François Hollande, mais je méprise Valérie Trierweiler, elle fait insulte aux femmes

  • Louisia D
    septembre 8, 2014

    Continuer à donner de la voix à une hystérique ivre de jalousie et de méchanceté, je reste sans voix ! elle aurait aimer cet homme pendant neuf ans ? vraiment ? quel amour ! quelle horreur …qu’il n’est pas su ni oser se débarrasser d’une salope pareille alors qu’il se présentait au poste suprême je le comprends…qu’il l’est trompée ? n avait elle pas été sa maîtresse alors qu’il était encore en couple ? il ne sait rompre …normal , il ne choisis que des femmes autoritaires, possessives…mais au moins Royal , au moins par respect pour ses enfants ne nous as pas infligés de grand déballage ignoble…Je commence à la respecter Dame Royale !Elle , au moins , a eu la dignité de ne pas s’épandre sur son domaine intime ! Elle va ramasser son argent vite et salement gagne et puis pfft ! enfin disparaître …Honte à vous Madame massoneau , je plains votre ex mari dont vous portez encore le nom et vos enfants que vous avez pris en otage dans votre vengeance minable ! Ceux qui achètent votre livre ne vous aiment pas , ne soyez pas dupe ils se délectent de vos confidences plus que sujettes a caution .Vous me faites de la peine tellement la honte qui repose sur vos épaules est intense.Mais vous paierez le prix de ce que vous avez provoquez.Vous n’avez pas 20 ans. Les écuries d’Augias c’est vous, l’histoire sera votre Hercule ! Allez retournez à vos latrines et pitié restez y !

  • Christophe Lucius
    septembre 18, 2014

    Elle a eu son heure de gloire mais est-ce suffisant pour que le peuple s’apitoie sur son sort? J’ai notamment écrit un article sur le sujet, que je vous invite d’ailleurs à découvrir sur: http://christophelucius.fr/post/97058702816/plaidoyer-pour-valerie-trierweiler