Le missile du CSA sur Rémy Pflimlin

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C’est un document comme une lettre recommandée qui vous sèche au saut du lit. Une pierre tombale jetée sur le bilan d’un PDG vacillant. Un pavé qui éclabousse  le mandat de celui qui en privé disait encore il y a quelques jours dans le Figaro s’interroger sur son éventuelle candidature à sa reconduction à la tête des chaines publiques:  Rémy Pflimlin. Rédigée  d’une plume trempée dans un produit défoliant par l’un des membres du CSA en charge du dossier, la journaliste Sylvie Pierre-Brossolette, cette note censée préfigurer le volumineux rapport que s’apprête à publier le CSA sur France Télévisions, s’apparente ainsi à une fin de non-recevoir pour un patron sortant, dont le bilan est tout bonnement étrillé.


A bon entendeur: en faisant fuiter ce document le CSA prend de vitesse Fleur Pellerin et le gouvernement, où l’on travaille également à ce dossier. Signe ici que l’institution présidée par Olivier Schrameck n’entend pas passer sous les fourches caudines du politique, dont elle souhaite farouchement (et heureusement) s’affranchir.   

Passés quelques zakouskis, destinés à nuancer le propos, en façade, l’essentiel de ce document  est un réquisitoire sévère. Sous le crépis d’une introduction qui se veut anesthésiante, une charge au canon.   

Le CSA pointe ainsi du doigt dans l’ordre :

Une qualité de programmes (hors information) qui, à l’exception de quelques réalisations heureuses, ne permet pas de différencier assez l’offre de France Télévisions de celle des chaines privées.

Un manque d’audace dans le choix des programmes, notamment dans le renouvellement de la fiction qui explique en partie

L’incapacité à enrayer le vieillissement et l’érosion de l’audience.

Une ambition trop limitée en matière de programmes culturels qui se sont trouvés relégués à des horaires tardifs, voire nocturnes

L’émiettement  de la contribution de France Télévisions au secteur de la création qui ne lui permet pas déstructurer l’industrie de programmes en vue de jouer un rôle national et international à la hauteur des sommes investies.

L’échec d’une claire identification, à part  France 5, des lignes éditoriales des chaines du groupe. France 2 a régulièrement empiété sur les spécificités de farce 3  se livrant ainsi à une concurrence stérile au lieu de conquérir de nouveaux publics.

L’enlisement  de la reforme de France 3 qui constitue un enjeu éditorial et budgétaire majeur pour France Télévisions

Une Enterprise marquée par une instabilité des posters de direction, une illisibilité des responsabilité  un manque d’ambition dans la maitrise des couts , notamment sur les moyens internes de production, l’éthique et la transparences sont à revoir dabs l’entreprise.  

Voilà pour le passif. S’ensuit une liste de dix objectifs destinés à baliser le cap que devra suivre le successeur de Rémy Pflimlin, sa feuille de route. Dix travaux d’Hercule :
Un impératif de qualité à concrétiser ; le périmètre des chaines à optimiser ; la lancinante question de France 3 à régler ;les dépenses de production à rationaliser ;la stratégie numérique à déployer ; l’éthique à développer ;le mangement à améliorer ; le contrôle financier à renforcer ; les synergies à organiser ; le financement à pérenniser. 

Roboratif!

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