Patrick Cohen en soutien de Mathieu Gallet sur ses communicants

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Invité hier du Supplément de Canal+, le matinalier de France Inter, Patrick Cohen, est revenu sur la signature par le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, d’un contrat de conseil avec le consultant Denis Pingaud, un ancien d’Euro RSCG, le tout pour 90 000 euros par an, comme l’a indiqué le Canard Enchainé. Et le journaliste d’Inter de s’étonner de cette cabale, expliquant que cette pratique était non seulement monnaie courante dans le Paf, mais que les émoluments perçus par ces « spin-doctor» étaient le plus souvent bien plus conséquents.

 

Tout à fait juste, la remarque de Patrick Cohen mérite néanmoins quelques explications. Nombreux sont en effet les groupes de médias, audiovisuels ou non, qui font appel à des consultants extérieurs, lesquels disposent de très confortables honoraires. TF1, Canal+ et France Télévisions font ainsi appel depuis des années à des communicants (es) extérieurs à l’entreprise. Ces cabinets de conseil sont connus comme le loup blanc et les personnalités de renom qui les dirigent tout autant. Si l’affaire Bygmalion a fait exploser la société de Bastien Millot, laquelle cachetonnait pour France Télévisions, bien d’autres structures travaillent en toute discrétion, et légalité, avec la plupart des groupes audiovisuels. Et leurs émoluments vont le plus souvent bien au-delà des 90 000 euros annoncés pour Denis Pingaud.

 

Citons parmi ces visiteurs du soir des hommes et des femmes comme Jean-Noël Tassez, Patricia Goldman, Anne Méaux, Stéphane Fouks, Paul Boury, Laurent Obadia, Philippe Bailly et d’autres…Leur rôle? Déminer le terrain, mettre à la disposition du PDG qui les emploient des éléments de langage quand une crise éclate, leur dire ce que leurs collaborateurs n’osent jamais aborder par crainte de retours boomerangs, faire passer les messages au plus haut niveau de l’Etat si nécessaire, aussi, comme alimenter une réflexion stratégique, bâtir une communication de crise ou nourrir la presse en informations sur l’entreprise, son dirigeant et ses concurrents…Si cette corporation a son lot de «baltringues», elle compte d’abord d’éminents lobbyistes sans lesquels ces PDG aux abois s’en remettraient à des entourages parfois peu efficients. Ce que font les anglo-saxons, à l’origine de ce métier, depuis des décennies.

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1 Comment
  • clarisse
    novembre 20, 2015

    mais ferme ta gueule cohen de merde,tu sert a rien dans notre pays