L'ancien patron de RMC et PDG de la Sofirad, Jean-Noël Tassez est mort

par 4commentaires No tags 0

 

ramplingpic

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ancien PDG de la Sofirad et patron de RMC, Jean-Noël Tassez, est décédé ce matin des suites d’une longue maladie…Pour les plus jeunes ou les moins avertis, qui ne mettront pas forcément de visage sur ce nom, cette disparition n’inspirera aucun commentaires. Mais pour ceux qui suivent de près et de longue date notre vie politique et le monde des médias, la mort de celui qui m’honora de son amitié est une bien triste nouvelle.

 

Personnalité discrète au confluent de la politique et des médias depuis plus de 30 années, Jean-Noël Tassez était d’abord à lui seul un carnet d’adresse unique en son genre. Ainsi que le plus merveilleux des convives. Car cet homme à l’entregent inouï, qui fit ses premiers pas au quotidien communiste La Marseillaise dans un emploi de coursier, avant de gravir un à un tous les échelons, aura fréquenté toute sa vie le Gotha : de François Mitterrand, dont il fut un familier et l’un rares des visiteurs du soir admis à Latché, à Nicolas Sarkozy dont il fut un intime. Dirigeants du CAC 40, patrons de presse, ministres et présidents: c’est toute le gratin de la politique, du monde des affaires et des médias qui aura ainsi défilé à sa table, chez Laurent, où ce conseiller de l’ombre et lobbyiste de haut vol, – un être à part, truculent, fidèle en amitié et informé comme personne-, distillait conseils avisés et confidences redoutablement précises.
C’est dans le sillage de Gaston Deferre, alors maire de Marseille, puis ministre de l’Intérieur de François Mitterrand, que cet homme, proche de l’un des fils de l’ancien président disparu, Jean-Christophe Mitterrand, s’est forgé une expérience et de premiers réseaux. Doté d’un humour ravageur, ce séducteur devenu le compagnon de l’actrice Charlotte Rampling, était également le secret incarné : raison pour laquelle patrons et politiques se confiaient à lui sans crainte, ni réserves.
Personne n’a jamais su ainsi qu’il conseilla longtemps François Mitterrand en coulisses, avant de nouer des liens d’amitié solides avec Brice Hortefeux d’abord et l’ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, ensuite. Tout en entretenant d’autres liens ténus avec une brochette de chefs d’Etat africains ou des patrons comme Henri Proglio, Jean-Luc Lagardère, Serge Tchuruk, François Pinault, Bernard Tapie, Jean-Marie Messier et Serge Dassault : des dirigeants qu’il accueillait chaque été dans sa villa de Saint-Tropez, où Jean-Jacques Bourdin et Jean-Pierre Foucault avaient leurs transats.

On gardera de cette personnalité rare le souvenir d’un être brillant, enthousiaste et généreux. Mon dernier déjeuner avec Jean Noël Tassez date du mois de juin. Bien qu’affaibli par la maladie, il faisait bonne figure. Nous étions quelques-uns autour de la table à guetter chez lui quelques signes de rémission d’une maladie qui le ravaudait.

L’annonce de sa mort nous dévaste.

0
4 Comments
  • Mimosa76
    octobre 2, 2015

    la maladie (bien triste) « qui le ravaudait »? ou « le ravageait »?
    ravauder, c’est raccommoder, ce qui ne convient pas spécialement…

  • brek
    octobre 2, 2015

    bravo

  • Alexandre
    octobre 8, 2015

    Je tiens a rendre hommage a un homme que j’ai si souvent croisé, n’appartenant pas a son milieu, mais présent quasi tout les jours a moins de cinq mètres de lui.
    un Homme simple et talentueux nous a quitté.

  • play soundcloud
    avril 27, 2016

    The core of your writing whilst sounding agreeable originally, did not settle well with me personally after some time. Somewhere throughout the sentences you actually were able to make me a believer unfortunately just for a very short while. I however have got a problem with your jumps in logic and you would do nicely to fill in all those breaks. When you actually can accomplish that, I would definitely be fascinated.