Nomination à France Télévisions: Delphine Ernotte adresse un « Mémoire en défense » fleuve au Conseil d’Etat

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Delphine-Ernotte

 

 

 

 

 

 

 
La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a adressé mi-novembre au Conseil d’Etat, ainsi qu’aux syndicats CFDT et CGC de France Télévisions, qui contestent depuis le premier jour les conditions de sa nomination par le CSA, le 23 avril dernier, un document de 31 pages qui se veut l’historique du processus qui l’a conduit à la tête de cette entreprise public. Ce « mémoire en défense », rédigé par un cabinet d’avocats, (la SCP Rocheteau et Uzan-Sarano) revient méticuleusement sur les étapes qui ont marqué sa candidature et les zones d’ombre qui ont pu l’émailler. Delphine Ernotte rentre dans le détail labyrinthique d’un parcours du combattant que la section du contentieux du Conseil d’Etat tente d’éclaircir depuis plusieurs semaines et dont les conclusions sont attendues pour le mois de mars.

Ainsi pour exemple, la pédégère de France Télés nie dans ce document roboratif tous liens « particuliers » avec l’un des membres du CSA, en l’occurrence l’ancienne journaliste du Point, Sylvie Pierre-Brossolette, «de nature à favoriser sa candidature et à entacher la décision attaquée d’une irrégularité ». A l’époque de nombreux médias avaient évoqué le rôle d’intermédiaire (supposé) joué par cette conseillère du CSA en amont d’une rencontre, qui fit jaser, entre la candidate Delphine Ernotte et l’homme d’affaires propriétaire du Point, François Pinault : «Une telle affirmation est purement gratuite et ne repose sur aucun commencement de preuve», peut-on lire dans ce long plaidoyer épluché par les sages du Palais Royal.
Cette initiative, (une première dans les annales de France Télévisions et du CSA), est d’autant plus surprenante que Delphine Ernotte ne fait l’objet d’aucune plainte et qu’elle n’est en aucun cas personnellement mise en cause. Si les conditions de sa nomination à la tête de France Télévisions ont pu faire l’objet de questions ou de critiques, jamais sa bonne foi et l’authenticité de sa démarche n’ont été pointées du doigt. Si bien que l’intitulé de  ce document, « en défense« , surprend les juristes.

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