Sarkozy-Pujadas: un couple au bord de la rupture

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Un sentiment de mélancolie, de tristesse diffuse et partagée. Un même air de lassitude et de fatigue mêlées. Nicolas Sarkozy et David Pujadas semblaient bien usés hier soir. Trop d’années à se voir, trop d’interviews, trop de redites, une impression lancinante de déjà-vu. Comme ces vieux couples qui à force d’avoir trop vécu côte à côte ont le sentiment d’être à livre ouvert, de se connaitre par cœur. Pour finir par se lasser.
Ainsi le seul, l’unique, moment où l’on a vu l’ancien chef de l’Etat piqué au vif, au terme d’une émission entièrement sous contrôle, c’est quand a été diffusé à l’antenne le tweet d’un internaute évoquant ses stigmates : ce visage «fatigué», raviné par les années et les combats. Touché au coeur, Nicolas Sarkozy n’a pas apprécié.

 

Pujadas-Sarkozy: un couple cathodique presque trop indissociable. Avec ce sentiment que ces deux-là ont pour ainsi dire grandi et vieilli ensemble. Deux compagnons de route à qui on ne la fait plus: le premier à la télévision, le second en politique. Comme il en fut par le passé de ces autres duo: de Jean-Pierre Elkabbach et de Georges Marchais, de François Mitterrand et de Patrick Poivre d’Arvor.
David Pujadas qui par le passé ne rechignait pas à descendre dans l’arène quand Nicolas Sarkozy le dardait d’une banderille dans l’échine n’a même pas réagi à l’allusion très explicite sur ses supposés ménages rémunérés: une contre-vérité absolue pourtant, – le journaliste n’a jamais animé la moindre conférence ou soirée Tupperware, rémunérée ou non-, qu’il n’a même pas voulu contester. Si ce n’est d’une moue très peu convaincante. A quoi bon, semblait-on lire dans le regard las du journaliste qui connait mieux que quiconque toute la palette et le lexique d’un Nicolas Sarkozy devenu si lisible!
Si prévisible, au point que Pujadas semblait avoir la partition sur les genoux. Il savait qu’à un moment donné de l’émission, Nicolas Sarkozy le taclerait. Et la taloche est venue. Un rituel en forme de mise en garde destiné à recadrer le moment venu l’interlocuteur. Pujadas qui le savait a laissé filer. Le coup est venu après que le journaliste ait asticoté Sarkozy sur ses conférences données à travers le monde et leurs montants. Passée cette petite passe d’armes à fleurets très mouchetés, chacun a repris sa place, le tout à un rythme de sénateur: soporifique.

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6 Comments
  • NancyHoiry
    février 5, 2016

    Comment antenne deux à donné une importance comme hier soir à Mr Sarkozy alors qu’il es toujours en affaires avec la justice,y a t’il 2 justices

    • DodeDo
      février 5, 2016

      @NancyHoiry :
      Comme aurait dit un des nombreux avocats de Berlusconi « Oui bien sûr la justice doit être la même pour tout le monde, mais justement Monsieur Berlusconi n’est pas un homme comme tout le monde »
      Tout est résumé dans cette formule qui peut s’appliquer à tous les questionnements que nous pouvons avoir sur le personnel politique et les manières dont ils appréhende la société avec cynisme et intéressement personnel plus que par soucis de l’intérêt commun.

  • Aurélien De
    février 5, 2016

    Oui, d’ailleurs l’émission a fait un flop en terme d’audience, un flop parmi les politiques et journalistes politiques….usé, vieilli.
    Les vieilles ficelles, les boniments , les salades ne passent plus !

    • Memori
      février 5, 2016

      @Aurélien De : @DodeDo : Faux! il suffit de la comparer l’audience d’A. Juppé pour juger!
      Soyez au moins honnête qd vous balancer des informations comme celle que vous venez de balancer.

      Vous avez bien compris! Sarko is back! il vous fait peur comme en 2007!

      Wait & see!

  • DodeDo
    février 5, 2016

    « David Pujadas /…../ n’a même pas réagi à l’allusion très explicite sur ses supposés ménages rémunérés: une contre-vérité absolue pourtant…/…A quoi bon, semblait-on lire dans le regard las du journaliste… »
    ______________
    Et ce genre d’enfumage est justement une spécialité de Sarkozy : balancer des contre vérités et des mensonges si énormes que les journalistes ne relèvent pas en pensant « cela se voit tant, à quoi bon » ou ne sont pas en mesure de sortir les bons chiffres ou de rétablir la vérité aussitôt. Le lendemain il est trop tard, l’opinion s’est fait refiler un nouveau bobard. Il y a d’un côté ceux qui savent mais baissent les bras ou se félicitent de tant de duplicité de leur « champion » et de l’autre une opinion publique abusée par ce bonimenteur de pacotille. Tant que ça marche pourquoi se gêner mais ce n’est pas tout à l’honneur des journalistes qui laissent faire. Non assistance à opinion désinformée ce devrait être un délit !

    • Memori
      février 5, 2016

      @DodeDo : Faux! il suffit de la comparer l’audience d’A. Juppé pour juger!
      Soyez au moins honnête qd vous balancer des informations comme celle que vous venez de balancer.

      Vous avez bien compris! Sarko is back! il vous fait peur comme en 2007!

      Wait & see!