Elkabbach relaxé dans l’affaire des harkis et de l’incident Jeannette Bougrab, sur Public Sénat

 

 

 

 

L’incident date du 15 février 2013 et il avait fait grand bruit. Ce jour-là, Jean-Pierre Elkabbach recevait sur le plateau de Bibliothèque Médicis, l’émission de Public Sénat, Jeannette Bougrab, venue présenter son livre, Ma République se meurt. Après que Jean-Pierre Elkabbach l’ait interrogé sur la question des harkis, pendant et au lendemain de la Guerre d’Algérie, ainsi que sur la possibilité d’une contradiction entre le fait d’être proche des gaullistes et I ‘ordre donné par le général de Gaulle de ne pas prendre en charge les harkis, était intervenu l’échange suivant, très vif:

 

Estimant les propos tenus par Jean-Pierre Elkabbach inadmissibles, I ‘association Générations Mémoires Harkis avait à l’époque, d’une part écrit au président du Sénat pour lui suggérer de congédier Jean-Pierre Elkabbach, et d’autre part, déposé plainte pour diffamation publique

Lors du procès, le journaliste d’Europe 1 avait tenu à faire part de son émotion quant aux poursuites engagées à son encontre, fondées à ses yeux sur un détournement complet de ses propos et I ‘impossibilité de s’expliquer posément durant l’émission litigieuse, Jeannette Bougrab étant arc-boutée sur son interprétation. Il avait indiqué, en deuxième lieu, avoir constamment soutenu et défendu les harkis, sans pour autant vouloir dissimuler les agissements contestables d’une minorité d’entre eux. En en dernier lieu, il s’était dit conscient de la vivacité du débat sur le sujet de la guerre d’Algérie et de la difficulté d’aborder cette question.

Les avocats de JPE s’étaient alors prévalus de sa bonne foi, au regard notamment des multiples travaux historiques, dont ceux reconnus de Benjamin Stora et Gilles Manceron, venus à la barre pour attester que certains harkis avaient pu effectivement commettre des actes de torture. Tout en contestant toute généralisation de la part de Jean-Pierre Elkabbach, celui-ci ayant pris soin, lors de l’émission, de rappeler par ailleurs le revirement spectaculaire de Claude Lanzmann sur la question des harkis. Avant d’évoquer et de condamner les souffrances des harkis et de leurs familles.

Si bien que L’association Génération Mémoires Harkis s’est vue, en fin de semaine dernière, déboutée et Elkabbach, relaxé.

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