Pujadas sur les nerfs, Delahousse en sécession, Field en embuscade: la rédaction de France 2 est au bord de la crise de nerf

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Le climat est de plus en plus tendu, insoutenable même pour certains des journalistes interrogés, au sein de la rédaction de France 2, où l’on attend avec impatience (et suspicion) l’audit en cours réalisé par Alain de Chalvron. Car les premiers retours de ce coup de sonde effectué par celui auquel le directeur de la rédaction de France Télévisions, Michel Field, a confié la mission d’accoucher les journalistes de France 2, sont mauvais. Climat délétère, frictions, tensions à répétition, coups de gueules et de mentons : les troupes de la Deux ont le moral dans les chaussettes et la baïonnette au canon. C’est dans ce climat de franche camaraderie que la situation de la directrice adjointe de la rédaction et responsable en chef du journal de 20 heures, Agnès Vahramian, semble sur le point de vaciller. Même situation bancale pour David Pujadas, qui perd ses nerfs. Comme cela s’est produit en début de semaine sur le plateau du 20 heures, ou « Puj », dont le statut est mis en cause au sommet de la maison et du côté de l’Elysée, a piqué un coup de sang, alors qu’il était à l’antenne. Même Laurent Delahousse en a ras la caquette: le Beau Brumell des  journaux du weekend ne cache plus son intention de passer la main, lassé de ces guerres picrocholines et des coups de barre à répétition d’une direction naviguant au doigt mouillé.

Claquemuré dans ses bureaux, Michel Field, à qui sa pédégère, Delphine Ernotte, a demandé de la mettre en sourdine depuis qu’il s’est pris une avoinée de la rédaction, sous la  forme d’une motion de défiance, continue d’attiser les braises et de tisonner l’encadrement d’une rédaction sur le qui-vive guerrier. Caporalistes, ses interventions continuent de jeter le trouble et de propager la peur au sein d’une corporation où chacun compte les points et ses abattis. Seule Léa Salamé, nouvelle pythie de la direction de France Télévisions , est naturellement épargnée par Michel Field qui promène ,l’encensoir au-dessus de son minois.

Meurtrière et démobilisatrice, cette partie de ball-trap risque de raviver un conflit qui ne demande qu’à reprendre de plus belle. A ce titre, la copie d’Alain de Chalvron a du coup de fortes chances de servir de levier pour une réorganisation de la rédaction qui semble désormais inévitable. Quant à Delphine Ernotte, repliée dans son donjon, elle reste magnifiquement mutique. Et sous pressions: douchée et très logiquement épuisée par l’avalanche de problèmes qui tombent, chaque jour et en pluie fine, sur son bureau,  celle qui célébrera le mois prochain sa première année de mandat a du récemment prendre quelques jours de repos. Au bord du « Burn out ». Comme les troupes de la chaîne qu’elle préside.

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1 Comment
  • eart
    juin 6, 2016

    Il n’y a pas que la rédaction de France 2 à être au bord de la crise. La direction de FTV, à l’instar de la précédente, continue son avancée à marche forcée contrairement aux propos de l’ex Orange devant les parlementaires, tout en restant sourde au malaise qui règne en interne et à la colère qui gronde sur l’ensemble des chaines du groupe.

    « Comment casser la dynamique des chaines du service publique ? »

    Les propos portent sur les compétences de l’équipe de direction… Force est de constater qu’en ces temps économiquement et stratégiquement difficiles, un mauvais leadership envoie France Télé dans le mur…En sont-ils vraiment conscients dans le groupe?

    Des « traits caractéristiques cumulés » signes de ‘accident industriel qui se profile:

    1. Ils manquent d’enthousiasme

    2. Ils n’ont pas de vision claire

    3. Ils font des erreurs d’estimation

    4. Ils prennent des décisions inappropriées

    5. Ils ne travaillent pas en équipe

    6. Ils sont distants, indisponibles, incapables de féliciter

    7. Ils sont destructeurs dans leurs appréciations

    8. Ils détestent les idées nouvelles

    9. Ils n’apprennent rien de leurs erreurs

    10. Ils ne sont pas doués dans les relations sociales

    11. Ils ne sont pas en état de piloter les autres

    12. Ils sont auto-centrés sur leur personne, plus prompt à stimuler le désengagement que l’implication et l’évolution de leurs collaborateurs.

    Qui sont les victimes…?

    Les collaborateurs et les équipes qui sont mal managés et sont, du coup, démotivés et en manque de reconnaissance. Ca n’est ni productif, ni efficace, ni performant.

    La productivité, la performance et l’efficacité, c’est justement ce dont l’entreprise a besoin pour faire face aux contextes hyper-concurrentiels.

    La direction générale de FTV devrait entendre ce bruit sourd qui monte doucement mais sûrement de la base…! » elle risque de finir par exploser.