Quelle porte de sortie pour Vincent Bolloré, après le feu rouge de l’Autorité de la concurrence?

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Rien n’y a fait. Ni l’intense travail de lobbying de Vincent Bolloré en direction des pouvoirs publics, ni la montée en lignes de  multiples lobbys, dont celui du cinéma, inquiets d’un affaiblissement du groupe Canal+ : l’Autorité de la Concurrence aurait refusé ce matin toute idée de rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports, un avis en forme de sérieux revers ( confirmé de source interne au sein de l’Autorité en question) qui met ainsi (provisoirement ?) un terme à un feuilleton dont l’issue semblait écrite depuis plusieurs semaines. Cette fin de non-recevoir est une mauvaise nouvelle pour Vincent Bolloré qui espérait à travers cet accord digérer un concurrent majeur sur le marché des droits sportifs. Et notamment, ceux de la Ligue 1 en France et de la Première League, en Grande-Bretagne. A travers cet avis négatif, l’Autorité de la Concurrence pointe du doigt les risques d’ententes illicites entre deux groupes qui vont néanmoins continuer à se parler.

On imagine en effet assez mal Vincent Bolloré, refermer ce dossier sans imaginer une stratégie de substitution. Et les dirigeants qataris de BeIN Sports rompre leurs discussions avec les groupes Vivendi et Canal+. Ce coup d’arrêt ne peut être donc que forcément momentané. Que vont faire les dirigeants de BeIN Sports, à Doha, d’une filiale qu’ils semblent décidés à céder? Vincent Bolloré possède-t-il un plan B qui lui permette de contourner cet avis, sans se mettre pour autant en dehors des clous? Et l’Elysée est-il prêt à prendre le risque d’une descente aux enfers d’un groupe, Canal+, qui reste la première pompe à finance du cinéma français ? Ce sont là des questions en suspens qui devraient trouver leurs réponses dans les prochains mois.

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